vendredi15décembre

La réunion de l'Organisation Mondiale du Commerce s'est terminée sur un échec.C'est un évènement important. Et un évènement inquiétant. 3 jours de rencontres et de négociations à Buenos Aires. 164 pays représentés. Et pas un seul accord. Ni même de positions communes ou de communiqué commun.

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Aucun accord

On n'a même pas se mettre d'accord sur des problèmes spécifiques à tel ou tel secteur ou telle ou telle zone géographique. Un dialogue de sourds. Et c'est une première depuis longtemps pour l'OMC qui a su accoucher à chacune de ses réunions d'accords majeurs ou au moins, très souvent, d'accords mineurs.

Les états-unis opposés à une forme de libre echange

Les États-Unis ne se sont pas montrés très coopératifs.C'est probablement un des facteurs d'échec majeur. Les États Unis de Trump n'aiment pas l'OMC. De façon plus générale les États-Unis de Trump ne sont pas des fans du libre échange tel qu'il est pratiqué aujourd'hui. Trump est convaincu que les États Unis sont enfermés dans tout un ensemble d'accords et de traités commerciaux qui sont totalement défavorables aux États-Unis et qui expliquent largement le déficit commercial massif que traînent les États-Unis depuis des dizaines d'années. Trump ne croit pas à ces grands traités, et préfère des deals négociés directement pays par pays, ou zone géographique par zone géographique dans lesquels les États-Unis peuvent peser de tout leur poids et imposer leurs conditions.

Le retour du protectionnisme ?

Est-ce qu'on peut parler de retour du protectionnisme ?C'est certainement une vraie menace. L'America First de Trump fait clairement un pas vers le protectionnisme. Et c'est assez paradoxal. Ce retour du protectionnisme apparaît alors que la croissance mondiale est satisfaisante et s'accélère. Généralement on érige des frontières commerciales en période de crise pour tenter de se protéger. Là c'est une autre forme de protectionnisme qui apparaît. Avec les États-Unis à la manoeuvre. Mais pas seulement. N'oublions pas que la Chine malgré ses grandes déclarations sur le libre échange est un pays encore très fermé. L'échec de sommet de l'OMC est un tournant. C'est probablement la fin, au moins pendant tout le mandat de Trump, de l'influence des grands deals commerciaux internationaux.

La bonne nouvelle du jour

Encore une révision à la hausse de la croissance en Europe!Quelle bonne nouvelle!Cette fois elle vient de la BCE qui prévoit une croissance de 2.3% en 2018 dans la zone euro. Nous voilà avec des taux de croissance à l'américaine. Draghi ne voit cependant pas de résurgence de l'inflation et a donc confirmé qu'il continuerait à mener une politique monétaire plutôt accommodante.

Eux aussi vont bien

Hausse des ventes au détail hier aux États-Unis de 0.8% en novembre, très largement au dessus des anticipations. La consommation des ménages devrait croître de 3% en rythme annuel au dernier trimestre de l'année contre 2.3% le trimestre précédent. Un sacré boost pour l'économie.

La (mini) reforme fiscale japonaise

Le gouvernement Japonais veut réduire les impôts pour les sociétés qui augmentent les salaires de leurs employés. L'objectif, est, encore et toujours, de booster l'inflation. Différence majeure avec la réforme fiscale américaine, le Japon devrait augmenter les impôts sur les hauts salaires...

Macron a la une

Du Figaro Magazine "Macron fait il le job", des Echos Week end "Macron, moi, manager"; du Parisien Week end sur les 50 Français qui comptent (en compagnie d'Omar Sy et de Teddy Riner...). La Macronmania est repartie.

Le record du jour

Et celui ci, on s'en serait bien passé. La France va lever 195 milliards d'euros sur les marchés en 2018. C'est un record absolu. Pour financer le déficit public et pour refinancer la dette qui vient à échéance. Il va falloir commencer à s'attaquer à la réduction des dépenses publiques non ?

C'est votre argent exceptionnel

Ce soir sur BFM Business à 19h, Samedi à 21h et Dimanche à 12h. On rejoue la semaine, on vous donne des conseils avec nos Jedis de l'économie et de la finance, Emmanuel Lechypre, Christopher Dembik de Saxo Banque, Patrice Gautry de l'UBP, Sébastien Lalevée de la Financière Arbevel, Christian Cambier de Focal et bien sûr Laure Closier.

On s'en fout?

Non mais...: Gemalto refuse le deal d'Atos mais pourrait céder en cas de hausse de l'offre; Criteo a chuté de 28% hier en Bourse à cause de nouvelles règles imposées par Apple, la puissance des GAFA...; le numéro un mondial des médicaments génériques Teva supprime un quart des ses effectifs plombé en partie par la baisse des prix des génériques aux Etats Unis; Johnny et Jean d'Ormesson ont un lien de parenté (ce n'est pas une blague); un record pour Koh Lanta: 3 femmes en finale contre un seul homme, on est vraiment foutus; Google et Facebook représentent 25% du total des revenus publicitaires dans le monde (Challenges).

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