jeudi20juillet

Les marchés attendent de pied ferme la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Cela fait maintenant quelques mois que l'Europe va mieux, mais pas question pour Mario d'annoncer un durcissement de la politique monétaire. Tout juste de commencer tout doucement à suggérer la possibilité qu'un jour...

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Bientôt la fin de l'argent gratuit ?

Alors qu'outre-Atlantique, cela fait plusieurs mois que la Fed a modifié le cap de sa politique monétaire et commencé à monter les taux, la BCE et Mario Draghi ne semblent pas prêts à suivre le même chemin. Pourtant, l'Europe va mieux. La croissance est repartie à la hausse dans tous les pays de la zone euro. On peut dire que la politique laxiste de la Banque centrale a porté ses fruits. Mais cette politique ne peut pas durer éternellement au risque de provoquer une explosion de l'inflation.

Attention à la petite phrase

Personne ne s'attend à ce que Mario Draghi annonce un changement de politique monétaire. Mais la BCE souhaite quand même préparer en douceur les esprits à un virage futur de sa politique très accommodante. Pour Mario Draghi, tout l'art consiste à implanter cette idée dans l'esprit des investisseurs, sans leur donner de sueurs froides comme ce fut le cas fin juin. Il avait alors déclaré : "Au fur et à mesure que l'économie continuera de se redresser (...) la Banque centrale pourra accompagner la reprise en ajustant les paramètres de ses instruments de politique". Les investisseurs avaient interprété cette phrase comme le signe annonciateur d'un resserrement plus rapide qu'envisagé de la politique européenne. Provoquant un début de panique sur les marchés. Alors attention Mario, fais pas l'con...

Le chefaillon

Pierre de Villiers, le chef d'état-major des armées a claqué la porte hier, en désaccord total sur les coupes budgétaires imposées à la Grande muette. Pour voir une telle crise politico-militaire, il faut remonter aux putschs des généraux d'Alger en 1961. C'est le premier gros couac du quinquennat de Lucky Mac, a qui tout réussissait. Même dans le camp de la majorité, le malaise instillé par le comportement du chefaillon Macron est palpable...

Note salée

Justifier une note de frais ? Complètement inimaginable pour un député LREM. Son nom, Alain Tourret qui, dans une intervention devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale, n'a pas du tout caché son opposition farouche à la loi de moralisation politique. Il s'est même inquiété de devoir se justifier d'avoir pris une table "dans un restaurant 3 étoiles plutôt qu'au McDo". Au lieu de consulter le Guide Michelin pour chercher des tables étoilées, on lui conseille le lire le kit de survie du citoyen lambda.

Libérés, délivrés

Courage ! Plus que quelques jours et vous ne travaillez plus pour l'État et ce jusqu'à la fin de l'année. Le 24 juillet a été décrété jour de la "libération fiscale" pour les Français, selon l'association Contribuables Associés. C'est deux jours plus tôt qu'en 2016 mais toujours un mois plus tard que la moyenne européenne. C'est donc 205 jours de l'année à bosser pour l'État. Cela commence à faire beaucoup après vous avoir dit hier matin que seulement 42,8 % des ménages français payent l'impôt sur le revenu. Un record depuis 50 ans.

Captain morgan

Morgan Stanley a survécu à l'épreuve des publications trimestrielles. Alors que Goldman Sachs et Bank of America ont vu leurs revenus du trading s'étioler, l'établissement américain, lui a pu compter sur son écurie de traders. Ceux-ci ont été meilleurs que les traders de Goldman Sachs pour le deuxième trimestre consécutif, selon l'agence Bloomberg. La guerre des traders n'a pas dit son dernier mot, Morgan Stanley entend bien dépasser son rival en termes de capitalisation boursière. 5 petits milliards de dollars les séparent.

Le ttso de la semaine

Croyez-vous que l'énorme humiliation de Trump (échec à réformer l'Obamacare, LA promesse de campagne des Républicains) invite le Président US à la modestie ? Think again ! Hier, Trump déclare qu'il est le Président US qui a signé le plus de lois -- 42 -- dans les 6 premiers mois de son mandat (eh oui, ça fera 6 mois jeudi !). C'est doublement faux : 1) ses 6 prédécesseurs immédiats avaient en moyenne signé 43 lois durant la même période. 2) sur les 42 lois signées par Trump : 15 (35%) sont simplement des textes d'abrogation des lois d'Obama, 12 (28%) des lois de procédures et de "cérémonial" législatif et 5 (12%) de purs ajustements bureaucratiques. Pas exactement George Washington.

Fin des tarifs réglementés ?

Pour le gaz. Le Conseil d'État a annoncé l'annulation d'un décret datant de mai 2013 encadrant la fixation des tarifs du gaz naturel appliqués en France. Il a estimé ce décret contraire au droit européen, et qu'il n'était pas possible de fonder sur un objectif d'intérêt général pour justifier le maintien de ces tarifs. Une bonne nouvelle pour les concurrents d'Engie ? Pas vraiment, puisque l'institution ne demande pas la remise en cause des contrats passés ou d'organiser leur extinction. Le titre Engie a pris plus de 2% hier.

Du côté des marchés

C'est la fête à Wall Street. Si les résultats d'IBM n'ont pas reçu un accueil des plus favorables, Morgan Stanley a été entouré après des comptes trimestriels marqués par une résilience de l'activité de trading. Le Nasdaq a inscrit un nouveau plus haut historique à 6 387,73 points. Idem pour le S&P500 à 2 473,83 points. L'euro marque une pause et revient sur les 1,1520 dollar après avoir inscrit mardi un pic de 14 mois à 1,1583 dollar. La prudence est désormais de mise avant la décision monétaire de la Banque centrale européenne. Le pétrole s'offre un rebond après une baisse plus marquée que prévu des stocks de brut aux États-Unis. Le WTI revient sur les 47 dollars et le Brent à 49,66 dollars.

Google versus cnil

Le Conseil d'État est intervenu dans le litige opposant Google à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Pour rappel : sous la pression de l'Union européenne, Google a mis en ligne en mai 2014 un service destiné aux citoyens européens souhaitant obtenir la suppression de résultats de recherches en ligne les concernant. Mais Google a appliqué cette décision mais en limitant les déréférencements aux versions européennes de ses sites comme google.fr en France. La CNIL estime que la mesure doit s'appliquer à toutes les extensions géographiques et en particulier google.com. Pour régler ce litige, le Conseil d'État a décidé de ... demander à la Cour de justice de l'Union Européenne quelques éclaircissements sur la portée géographique du "droit à l'oubli"...

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