mercredi06septembre

Le Mexique évoque instantanément les civilisations pré-hispaniques, et les mariachis. Et pour ses vestiges de civilisations exemplaires, et ses marchés colorés, ce pays d'Amérique Latine émerveille nombre de voyageurs. Sauf un certain Donald Trump qui est déterminé à dénoncer l'accord de libre-échange nord-américain qui a permis au Mexique d'émerger économiquement. Lors de son élection à la tête des Etats-Unis, le peso mexicain a perdu 20% de sa valeur pour passer la barre symbolique des 20 pesos pour un dollar.

    Une solide charnière. Mais jusqu'à quand ?

    Quatorzième économie mondiale, membre de l'OCDE, le Mexique est, après le Brésil, la deuxième puissance économique en Amérique latine. Pour donner un ordre d'idée, le PIB mexicain est quatre fois plus élevé qu'un pays tel que le Maroc. Le pays des Mayas est surtout connu pour avoir une économie étroitement liée aux États-Unis puisqu'il est devenu l'arrière-cour des usines américaines. Et parmi celles-ci, on retrouve bon nombre de " maquilladoras ", les filiales de firmes étrangères installées le long de la frontière nord du Tigre aztèque. Leur nombre ont explosé dans le début des années 90 avec l'afflux d'investissements, notamment américains, du fait de son adhésion au GATT en 1986 (maintenant OMC), de l'ajustement du peso mexicain avec le dollar américain selon une parité fixe, et de taux d'intérêts très attrayants pour les investisseurs. Mais en 1994, le Mexique plongeait dans une crise, celle du peso mexicain, appelée couramment crise " Tequila ", en raison d'une monnaie qui apparaît alors très surévaluée. Le Mexique est, depuis, reparti sur des bases assainies. Au cours des dernières années, l'économie et les finances publiques ont retrouvé la stabilité, grâce à la création continue d'emplois et une inflation relativement contenue à la faveur d'une série impressionnante de réformes structurelles initiées par le président Enrique Peña Nieto dès son entrée en fonctions. Ainsi, le pays est parvenu à maintenir un rythme régulier dans sa croissance régulière de l'ordre de 2,2% en moyenne sur les cinq dernières années.

    Mais cette belle dynamique risque de s'enrayer alors que Donald Trump entend dénoncer l'accord de libre-échange nord-américain (Alena), signé il y a presque 25 ans. Pour le président américain, le voisin mexicain est tout simplement responsable de la suppression de milliers d'emplois aux Etats-Unis. Il faut dire que 80% des exportations mexicaines sont à destination du géant américain. Cette proximité et donc dépendance au voisin de la bannière étoilée est telle que la crise financière de 2008 n'a pas épargné le Mexique. En 2009, le pays accusa une récession de 4,7 % en 2009 et un recul des exportations de 12 % la même année. Pour l'instant, Donald Trump ne s'en tient qu'aux invectives en direction du Mexique sous la pression des industriels américains pour maintenir l'Aléna en place. Toutefois, les négociations peuvent tourner au vinaigre si le président américain décide de mettre ses menaces à exécution. Prudent, le gouvernement mexicain a toutefois prévu un plan B, si les négociations de l'Aléna échouent. Dont réduire la dépendance au voisin américain en élargissant le nombre de ses partenaires commerciaux. La Banque centrale du Mexique table sur une croissance de 2 à 2,5% cette année, un rythme conforme aux années précédentes. L'argentier mexicain justifie ces prévisions " optimistes " par une faible probabilité que les relations commerciales avec les Etats-Unis soient brutalement rompues.

    La Bolsa Mexicana de Valores, le S&P bis

    La particularité du Mexique, c'est sa proximité avec les États-Unis. Parier sur les actions mexicaines c'est donc d'une certaine manière faire un pari sur la reprise du géant américain. La Bourse mexicaine (Bolsa Mexicana de Valores, BMV) est la 5e plus grande place boursière du continent américain (en termes de capitalisation de marché domestique) et la 2e plus importante d'Amérique latine avec plus de 140 sociétés cotées négociant sur cette place boursière. L'IPC est l'indice principal de la Bourse mexicaine, il est composé des 35 sociétés les plus liquides sur ce marché.
    Investir en actions cotées sur la Bolsa Mexicana de Valores, c'est d'abord investir dans les télécoms et la consommation. A eux deux, ces secteurs représentent de manière équipondérée 50% de l'indice, et celui-ci est donc dépendant de la bonne santé du marché intérieur mexicain. Mais l'accroissement phénoménal en cours de la classe moyenne, qui a pratiquement doublé en 15 ans avec une hausse de son pouvoir d'achat constante, permet de soutenir la croissance domestique.
    La valeur vedette de l'indice phare de la Bourse du Mexique n'est autre qu'America Movil, l'opérateur qui fait partie de l'empire de l'entrepreneur mexicain Carlos Slim, le deuxième homme le plus riche du monde. Le Groupe America Movil présent dans 18 pays sur le continent américain, serait le 4ème opérateur de réseau mobile dans le monde.

    Parmi les autres acteurs de l'émergence de la classe moyenne mexicaine, on peut citer le géant alimentaire Fomento Economico Mexicano (FEMSA) propriétaire de la chaîne de magasins de proximité Oxxo. Il détient aussi la licence Coca Cola au Mexique et est le deuxième plus gros actionnaire du géant de la bière Heineken International. On retrouve également, Wal-Mart de Mexico, filiale mexicaine de Wal-Mart, le numéro un mondial de la distribution qui opère principalement au Mexique, au Guatemala, au Costa Rica, au Honduras, au Salvador et au Nicaragua.

    Pour remplir les linéaires de Wal-Mart de Mexico, Groupo Bimbo fera parfaitement l'affaire. L'entreprise mexicaine est le leader en produits de boulangerie et leader mondial en volume de production et de ventes. Preuve de son hégémonie sur le continent américain, les consommateurs achètent en moyenne 14,6 fois par des produits Bimbo par an, selon le Journal Du Net. En l'espace de 4 années, le cours de l'action a été multiplié par deux.

    Il y a aussi des acteurs mondiaux de l'industrie comme le conglomérat Alfa et des matières premières comme le cimentier Cemex qui sont présents parmi les poids lourds de la cote mexicaine. Par contre, les secteurs bancaire et pharmaceutique sont sous-représentés.

    Trois chiffres
    -Deuxième économie d'Amérique Latine
    -80% des exportations en direction des Etats-Unis
    -5ème plus grand producteur de pétrole mondial

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