mardi06février

Les indices boursiers américains se sont écroulés hier . Le Dow Jones a chuté de plus de 1600 points avant de clôturer en baisse de 4.6%. Une première depuis 2011. L'Asie a été entraînée dans la tourmente ce matin avec un Nikkei en chute de plus de 5%. La volatilité a flambé et touché les 30% hier en séance. Les gains de l'année 2018 ont été effacés sur quasiment toutes les places boursières.

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Depuis le temps qu'on l'annonçait...

C'est finalement arrivé. Les marchés américains sont largement survalorisés depuis plusieurs mois et une correction aurait déjà dû se produire depuis longtemps. Mais rien n'est arrivé. Et les records se sont enchaînés. Il a fallu que les taux d'intérêt à long terme remontent et que les investisseurs s'inquiètent des risques d'inflation, du fait, notamment, de la hausse des salaires (voir le morning zapping d'hier) pour que la Bourse réagisse. La volatilité, l'indice de peur, des marchés a flambé.

Prenez vos profits sur notre conseil du 30 janvier

qu'on vous avait donné dans le morning zapping. Le turbo put SP 500 73T0Z valait 5.86 euros à ce moment. Il vaut 8.30 euros à l'ouverture soit un gain de plus de 40%.

Le premier jour de jay powell

J'espère que Jay Powell n'est pas superstitieux. C'est hier qu'il prenait officiellement ses fonctions et qu'il remplaçait Janet Yellen à la tête de la Banque centrale américaine. Et le moins qu'on puisse dire c'est que sa première journée n'a pas été de tout repos. Avec la chute violente des indices boursiers américains. Sa tâche va être compliquée. Très compliquée. Car il est confronté à une situation complexe. Une économie qui va bien certes, mais trop bien, et qui commence à montrer des signes de surchauffe. Une inflation qui commence à déraper et donc qui devrait l'obliger à monter ses taux d'intérêt plus rapidement. Mais d'un autre côté une pression politique de la part de Trump pour ne pas monter trop les taux.

Une tâche très compliquée

La banque centrale est en théorie indépendante mais en réalité Jay Powell est tout de même indirectement un homme de Trump. Et il fera tout pour ne pas le contrarier. Seulement voilà. Soit il se refuse à monter les taux trop rapidement et les marchés vont réagir violemment comme ils l'ont fait hier, par crainte de dérapage inflationniste, soit il les monte comme il devrait le faire et il va subir la colère de l'administration Trump. Il est coincé. Mais paradoxalement ce qui se passe sur les marchés en ce moment pourrait lui apporter une bouffée d'oxygène.

La baisse des marchés enlève une partie de la pression

Pourquoi la baisse des marchés lui faciliterait la tâche ? C'est très simple et presque mécanique. Quand les marchés boursiers chutent, on assiste à un flight to quality, une course à la valeur refuge, et cette valeur refuge c'est les emprunts d'État américains. Hier par exemple, la chute de Wall Street a permis aux taux d'intérêt long terme de se détendre. De 2.85% à 2.70% sur le taux de référence 10 ans. D'autre part une baisse de la Bourse apaise les tensions inflationnistes, car une partie de la hausse des revenus et de la consommation des ménages américains vient de l'effet richesse de la hausse de la Bourse. Donc oui, paradoxalement, la baisse de la Bourse est plutôt une bonne nouvelle pour le patron de la FED. Mais je vous avoue que je n'aimerais pas être à sa place tant sa tâche va être compliquée. Ça tombe bien, personne ne me l'a proposée.

Bitcoin : le massacre

Là encore, depuis le temps que ça devait arriver... Il semble que la frénésie hystérique sur le bitcoin ait du plomb dans l'aile. Après avoir touché les 20,000 dollars en décembre, le voilà qui cote à peine 6200 dollars ce matin, une chute de 25% en 24 heures. C'est la panique. Encore un peu de baisse et ce sera probablement le moment de commencer à s'y intéresser...

DU CÔTÉ DES (AUTRES) MARCHÉS L'ambiance est apocalyptique sur les marchés ! Tous les indices mondiaux accusent de fortes baisses, paniqués par les tensions sur le marché obligataire. La séance a même été historique à Wall Street avec un Dow Jones qui a affiché son plus fort repli en points en séance, 1600 points exactement. Les autres indices américains suivent la tendance avec un SP500 qui lâche 4,1% et le Nasdaq qui rend près de 3,90%. En Asie c'est La même ambiance de panique à bord, le Nikkei a clôturé en forte baisse de 4,7%, ce qui est son plus fort repli depuis 1990. Le VIX s'est nettement distingué, et a affolé les compteurs avec une envolée de 115% sur les 37, signe que le trouillomètre est au plus haut. Sans surprise, la Bourse de Paris tangue dans les premiers échanges, et commence cette journée par une chute de 2,7%.

Le voyage du jour

Macron arrive en Corse aujourd'hui. Bon courage...

Et le brexit ?

On n'en parle plus. Ça n'intéresse plus personne. Et pourtant les négociations continuent. Et la tension est remontée d'un cran. Les ministres anglais doivent se réunir cette semaine pour discuter de l'avenir des relations commerciales post-Brexit avec l'Union Européenne et personne n'est d'accord. Le Brexit n'est pas encore pour demain.

Le comeback du jour

La revoilà. La Grèce. Vous vous rappelez ? Le pays qui a provoqué la crise de l'euro en 2010. La revoilà sur les marchés. Elle va emprunter 3 milliards d'euros à 3 ans. Une première. Avec un taux relativement bas. En dessous de 3.5%. La crise de l'euro est bien terminée.

C'est votre argent à revoir en replay

L'émission était exceptionnelle avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Emmanuel Lechypre, Virginie Robert de Constance et Associés, Hervé Goulettquer de la Banque Postale AM, Benaouda Abdeddaïm; Eric Bleines de Swiss Life Banque Privée et Laure Closier. On a rejoué la semaine et on vous a donné quelques conseils. De l'éco, de la finance et du fun. Vous souhaitez voir le replay ? C'est ici

On s'en fout ?

Après la pluie, la neige...; Le gouvernement ne veut pas d'un divorce entre Crédit Mutuel et Arkea; L'héritier Samsung a été libéré de prison; Le groupe Barrière va ouvrir un cercle de jeux sur les Champs Élysées (Fig Éco); Selon la FIFA, le montant des "indemnités" (j'aime bien le terme) de transfert pour les clubs de foot a touché les 5.1 milliards d'euros; Anne Hidalgo ne recueille que 18% d'opinions favorables, on se demande vraiment pourquoi; La blague du jour : Amazon a réglé son différent fiscal avec la France en payant 200 millions d'euros d'arriérés, une broutille.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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