lundi09juillet

Le Brexit est prévu officiellement dans 9 mois et les négociations semblent toujours impossibles. Vendredi pourtant, Theresa May a cru obtenir une victoire avec un accord de son gouvernement sur un soft Brexit. Mais suite à cet accord, accord qui n'a de toute façon que peu de chances d'être accepté par l'UE, le ministre britannique chargé de négocier a démissionné, plongeant la Grande-Bretagne dans une nouvelle crise politique

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L'accord surprise

Vendredi, Theresa May avait pourtant enregistré une rare victoire. À la surprise générale, elle a obtenu le soutien du gouvernement britannique à son plan pour le Brexit qui prévoit notamment une " zone de libre-échange des biens " avec l'UE mais sans libre circulation des personnes. Une union à la carte.

L'ue peut-elle accepter ?

L'Irlande a immédiatement salué le plan May, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires Étrangères, Simon Coveney, " un pas important vers un Brexit moins désordonné " et "bien plus en douceur ". Une avancée, même si cet accord a peu de chances d'être accepté par les pays membre de l'UE, comme le prévient Coveney : " je crois qu'il va y avoir quelques inquiétudes au sein de l'UE sur le fait qu'il consiste essentiellement à ce que la Grande-Bretagne fasse son marché parmi les éléments du marché unique ". Mais il " espère qu'il va servir de base à une négociation sérieuse désormais "

Défiance des brexiters

Mais il va falloir trouver un nouveau négociateur. En désaccord avec le Brexit "adouci" de Theresa May, David Davis, qui négociait la sortie de l'UE avec Bruxelles, a démissionné dimanche soir. Avec ce départ, c'est tout le fragile équilibre du gouvernement May qui vacille. La démission peut donner des ailes aux autres Brexiters mécontents. Plusieurs députés ont ouvertement annoncé qu'ils cessaient de la soutenir et appelé de leurs voeux un vote de défiance pour la remplacer par un ardent Brexiter. Et Davis se pose depuis des mois en alternative potentielle à la Première ministre.

Le discours d'un roi ?

Emmanuel Macron réunit aujourd'hui les deux chambres du Parlement, à Versailles, pour exposer ses projets de réformes pour l'année à venir. Un rendez-vous que le président souhaite tenir tous les ans, inspiré des "discours sur l'état de l'Union" des présidents américains. Un rendez-vous important pour le président affaibli par une série de polémiques et à la peine dans les sondages. Mais un rendez-vous boycotté par certains députés de gauche et de droite qui dénoncent un exercice "monarchique" dans le palais de Louis XIV.

Le cocorico du jour

Macron peut quand même se féliciter d'avoir remonté le moral des PME : Selon le Baromètre EY de la croissance 2018, les PME et ETI françaises affichent un réel optimisme et revoient leurs objectifs à la hausse. 93% des sondés s'attendent à voir leur chiffre d'affaires augmenter de plus de 6% au cours des 12 prochains mois. Nombreuses envisagent un développement de leur activité, notamment à l'international, et prévoient d'investir tant dans les hommes que les nouvelles technologies.

Montrer l'exemple

Les annonces d'économies promises par Emmanuel Macron arrivent. Le gouvernement devrait indiquer tout au long de l'été comment il compte réduire la dépense, ministère par ministère. Et c'est Bercy qui va montrer l'exemple. Le ministre de l'Action et des Comptes publics réunit mercredi les principaux directeurs de son administration pour leur annoncer une restructuration d'une ampleur inédite. Numérisation, disparition de la taxe d'habitation, prélèvement à la source : de nombreux facteurs poussent à une réduction des effectifs au sein de l'administration fiscale. Jusqu'à 20.000 postes pourraient être supprimés sur le quinquennat, craignent les syndicats.

L'iran c'est fini

Après Total, c'est au tour de CMA-CGM de quitter le navire. Le numéro 3 mondial du transport maritime par conteneurs a décidé de se retirer d'Iran en raison du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien et du rétablissement des sanctions, a annoncé samedi son PDG Rodolphe Saadé. L'entreprise française préfère jeter l'éponge plutôt que de s'exposer à des sanctions et de perdre son marché américain.

L'année des fonds souverains

L'année 2017 a été l'année des fonds souverains. Leur rendement a plus que doublé en 2017 à 9,4 % (contre 4,2% en 2016), grâce à la belle performance des actions, selon Invesco. Le fonds souverain norvégien, investi aux deux tiers en actions a pour sa part enregistré un rendement de 13,7 % l'année passée, soit la troisième meilleure performance de son histoire.

Cher découvert

L'autorisation de découvert est devenue un service indispensable quand on a un compte en banque. Selon la dernière étude de Panorabanques, 24% des clients vont au-delà de leur découvert autorisé tous les mois et 60% une fois par an. Mais ce service peut coûter cher. Environ 60,20 euros en moyenne par an selon le comparateur. Ce sont surtout les commissions d'intervention, plafonnées depuis 2013 à 8 euros chacune et à 80 euros par mois, qui font grimper la facture, explique le comparateur.

Du coté des marchés

Les bons chiffres de l'emploi ont permis aux marchés américains de clôturer en hausse vendredi, avec un Dow Jones qui gagne 0,41% à 24 456,48 points et un Nasdaq qui rebondit de 1,34% à 7688,34 points. La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 1,21% lundi, en dépit des tensions commerciales et de la démission, ce week-end, de David Davis, le ministre britannique en charge du Brexit. L'euro montait encore face au dollar à 1,1769 dollar sur fond de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les cours du pétrole progressent de 0,31% pour le WTI et de 0,71% pour le Brent, dans un contexte d'inquiétudes sur la volonté de Donald Trump d'arrêter les exportations iraniennes et les perturbations de l'offre dans des pays comme la Libye, le Venezuela ou le Canada.

C'est votre argent à revoir en replay

L'émission était exceptionnelle avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Christophe Barraud, Chef économiste chez Market Securities; Louis de Montalembert, Président de Pléiade AM; Jean-Pierre Gaillard, Président du conseil de surveillance d'Erasmus Gestion; Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d'investissement, Pictet; Alexandre Baradez, Chef de la stratégie de marché chez IG et Aïcha Hmissi. On a rejoué la semaine et on vous a donné quelques conseils. De l'éco, de la finance et du fun. Vous souhaitez voir le replay ? C'est ici

Gauthier maës

Responsable médiaMonFinancier

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