vendredi15juin

Belle envolée des indices boursiers après cette semaine de réunion des banques centrales.J'ai essayé de creuser dans mes souvenirs mais j'ai rarement vu ça...

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Les taux et les indices boursiers montent

Avoir d'un côté la banque centrale américaine qui monte ses taux d'intérêt et qui annonce qu'elle va le faire à de nombreuses reprises et de l'autre la banque centrale européenne qui annonce la fin du quantitative easing, cette injection de liquidités dont les marchés sont si friands, et malgré tout cela des indices boursiers qui progressent fortement, c'est extrêmement rare. D'habitude, évidemment, quand les banques centrales relèvent leurs taux d'intérêt ou réduisent leurs injections de liquidités, les marchés d'actions baissent.

Pourquoi est-ce différent cette fois?

Les investisseurs veulent voir le verre à moitié plein. Pour les États Unis, ils n'ont retenu que le fait que si la FED montait ses taux, c'est que l'économie surperformait et qu'une économie qui surperforme c'est bon pour les résultats des entreprises. Pour l'Europe, ils ont ignoré la fin du quantitative easing et se sont concentrés sur l'engagement de Mario Draghi à ne pas remonter les taux d'intérêt au moins jusqu'au milieu de l'année prochaine. Un signal clair d'achat pour les investisseurs rassurés par cette déclaration.

La plongée de l'euro

L'euro lui a réagi logiquementComme dans les livres. Si les taux d'une monnaie montent et ceux d'une autre monnaie restent bas, le différentiel de taux pèse sur la monnaie à plus faible rendement. L'euro a donc décroché. Pour une fois, c'est logique. Mais au-delà des mouvements sur les marchés d'hier, ce qui est frappant c'est que le fossé se creuse à nouveau entre les États-Unis et l'Europe. Nous avons vécu pendant quelques années une période très rare de convergence des économies. Aujourd'hui nous assistons à un découplage majeur. Entre les Etats-Unis et l'Europe. Mais aussi entre les pays développés et les pays émergents. C'est un nouveau chapitre qui commence

Aie

On était encore à se réjouir de la bonne performance de l'économie française...Mais voilà que la Banque de France douche notre enthousiasme. Elle prévoit un ralentissement sensible de la croissance en 2018. 1.8% seulement. Contre 2.3% en 2017. En cause la hausse du pétrole et les tensions commerciales et géopolitiques. Ce n'est certes pas un retournement de cycle, selon la BDF, mais une pause. La seule bonne nouvelle c'est la baisse du chômage qui devrait atteindre 8.2% en 2020. Ce n'est pas l'Allemagne ou les États-Unis mais c'est toujours une baisse qui est bonne à prendre.

Le carton du jour

WeWork. Le champion de la colocation. Avec un doublement de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2018. 342 millions de dollars. Mais toujours pas de rentabilité. Mais une IPO qui se profile à l'horizon. En août dernier la valorisation de WeWork était de 20 milliards, on évoque le double aujourd'hui (!!!).

C'est votre argent exceptionnel

On rejoue la semaine et on vous donne des conseils avec nos Jedis de l'économie et de la finance: Alexandre Baradez, chef de la stratégie de marché chez IG;Sébastien Lalevée, Directeur général de la Financière Arbevel; Hervé Goulletquer, Stratégiste LBP AM ;Jérome Fauvel, Responsable small caps à la Française AM; Emmanuel LECHYPRE et Aïcha Hmissi.

La grève du jour

Les syndicats d'Air France sont très énervés.La direction n'a pas cédé sur leurs revendications.Ils vont donc faire grève du 23 au 26 Juin. Pour commencer...L'été sera chaud. Prenez votre voiture.

La crise du jour

Merkel est en position de faiblesse. Le Ministre de l'Intérieur, chef du CSU, l'allié du parti d'Angela Merkel, veut une politique migratoire beaucoup plus sévère avec, notamment, la reconduite à la frontière des demandeurs d'asile politique déjà enregistrés dans un autre pays de l'UE. Merkel s'y oppose.La coalition est sous pression.

On s'en fout ?

La Russie a relevé l'âge du départ à la retraite de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 63 ans pour les femmes: si l'alcool ne les tue pas avant; L'Elysée a expliqué que la commande d'une vaisselle de 1200 pièces pour un coût de 500,000 euros était "nécessaire" pour les grands dîners: si c'est nécessaire, on ne peut plus critiquer....; Les chaînes de la TNT ont perdu 125 millions d'euros en 2016: on aurait pu s'en payer de la vaisselle avec ça; C'est un Français, le chef du Griffonnier qui a remporté le championnat du monde de l'oeuf mayonnaise: encore l'effet Macron; Le Salon de la pâtisserie s'ouvre aujourd'hui à la Porte de Versailles: le régime n'est pas pour demain.

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