Tirelire rose avec lunettes de soleil sur une petite chaise longue à la plage.

    L’heure de l’été vient de sonner le 21 juin dernier, et avec elle, les projections pour les vacances. Mais avec la forte hausse des prix, vos finances sont peut-être serrées. Si vous ne possédez pas suffisamment de fonds sur votre compte courant, vous allez probablement jeter un œil sur vos produits d’épargne. Sur lequel puiser en premier pour payer vos vacances ? Voici un point sur les différents placements :

    Livrets d’épargne, assurance vie, Plan d’épargne logement (PEL)... Attention avant de piocher dans l’un de vos placements pour payer vos vacances. Mieux vaut en privilégier certains plutôt que d’autres comme l’explique le site d’information MoneyVox.

    Les placements à utiliser en priorité

    Pour financer un projet de vacances, la première option à privilégier sont les livrets d’épargne où il est très facile de retirer ses économies : Livret A, Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), livrets bancaires fiscalisés... En plus, ces livrets sont faiblement rémunérés : 1% pour le Livret A et le LDDS et moins de 0,1% en moyenne pour les livrets bancaires, nettement inférieure à la hausse des prix à la consommation qui s’établissait à 5,2 % sur un an en mai dernier selon l’Insee. Autant donc puiser en priorité sur ces produits. Si vous pouvez, ne touchez pas tout de suite au Livret d’épargne populaire dont la rémunération devrait passer de 2,2% à 4,5% au 1er août.

    Le cas de l’assurance vie et de l’épargne salariale

    • L’assurance vie

    Idée reçue n°1 concernant l’assurance vie : mon argent est bloqué. Une idée fausse, puisqu’il est possible d’effectuer un retrait. Il faut compter au moins une semaine pour que les fonds soient versés. ll est donc préférable de bien anticiper sa demande.

    Et mieux vaut privilégier un retrait partiel, car un rachat total implique la clôture du contrat et donc la perte de l'antériorité fiscale acquise. À noter que les règles d’imposition varient selon l’ancienneté du contrat d’assurance vie. Par exemple, si vous faites un retrait partiel sur ce placement financier que vous possédez depuis plus de 8 ans, vous bénéficiez d’une exonération d'impôt sur le revenu tant que la part de gains dans votre retrait ne dépasse pas 4 600 euros (9 200 euros pour un couple).

    De manière alternative, vous pouvez demander une avance sur votre assurance vie. Dans ce cas de figure, l'assureur vous fait un prêt de vos propres fonds, remboursable sous 9 années. La somme qu’il peut vous octroyer varie de 60 à 80 % du montant de l'assurance vie, à un taux environ 1 % plus élevé que la rémunération de votre fonds en euros.

    Enfin, si votre assurance vie est investie à la fois sur un fonds en euros (à capital garanti) et sur des unités de compte (sans garantie en capital), mieux vaut privilégier le retrait sur le fonds en euros, plus souple, alors que les unités de compte sont un placement à long terme.

    • L’épargne salariale

    Si vous avez de l’épargne salariée placée dans un Plan d'épargne entreprise, l’argent accumulé est entièrement disponible au bout de 5 ans.

    Préalablement à ce délai, des cas de déblocage anticipé existent, telle que la survenue de certains évènements dans les 6 derniers mois précédant la demande de retrait. Par exemple, la naissance d'un troisième enfant, l'achat d'une résidence principale ou son agrandissement, un mariage, un Pacs, un divorce, la rupture de votre contrat de travail, etc.

    Si vous optez pour un retrait d’argent de votre PEE, sachez que les gains réalisés grâce à ce placement sont soumis aux cotisations sociales (17,2 %), mais pas à l'impôt sur le revenu.

    Les placements à proscrire

    • L’épargne retraite

    Si vous souhaitez retirer des fonds sur votre épargne retraite, les cas de déblocage anticipé sont très restreints. En effet, que l’on évoque les produits d’ancienne génération, tels que le Perp (Plan d’épargne retraite populaire) ou contrat « Madelin », ou le nouveau PER (Plan d’épargne retraite), les hypothèses de retrait sont limitées à des cas bien précis. Pour le PER, c’est le cas pour l'achat d'une résidence principale par exemple.

    • L’épargne logement et les actions

    Outre l’épargne retraite, il est déconseillé de toucher aux contrats d’épargne à long terme comme le PEL (Plan d’épargne logement) ou le PEA (Plan d’épargne en actions). En effet, si vous retirez de l’argent d’un PEL les deux premières années, vous perdez les intérêts, qui sont alors recalculés au taux moins intéressant du CEL (Compte épargne logement). De plus, si vous êtes l’heureux détenteur d’un PEL depuis de nombreuses années et que vous le cassez, vous tirez un trait sur de futurs gains à des taux historiquement hauts de 2 à 2,5 % bruts, voire même plus pour les plus anciens PEL. Par comparaison, le rendement d’un PEL nouvellement ouvert n’est que de 1 %, ce qui amène à réfléchir.

    Du côté du PEA, mieux vaut attendre 5 ans avant de faire des retraits, sans quoi, vous êtes soumis à la « flat tax » : 17,2 % de cotisations sociales + 12,8 % d'impôt sur le revenu, soit 30 % de fiscalité.

    • Le crédit à la consommation, une alternative ?

    Comme le souligne MoneyVox, « l'option prêt personnel peut être étudiée quand vous ne disposez pas d'une épargne suffisante sur les produits où l'épargne est disponible immédiatement. À comparer... en veillant à ne pas vous mettre en difficulté pour le remboursement futur des échéances de prêt. »

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