L’ACPR recense 1 190 sites frauduleux en 2025, souvent liés à de faux crédits ou livrets d’épargne. Exemple avec Adam, 58 ans, qui a perdu près de 120 000 euros en moins d’un an après deux escroqueries distinctes.
- L’ACPR dénombre 1 190 sites frauduleux recensés en 2025, souvent liés à de faux produits d’épargne ou de crédit.
- Un épargnant de 58 ans dit avoir perdu près de 120 000 euros en moins d’un an dans deux escroqueries distinctes.
- Les fraudeurs s’appuient sur des publicités en ligne et des plateformes affichant des gains fictifs.
- Les demandes de pièces d’identité ou de données de carte bancaire pour « rapatrier les fonds » peuvent constituer un signal d’alerte.
Les faux placements continuent de piéger des particuliers, y compris des investisseurs expérimentés. D’après un décompte récent de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), 1 190 sites frauduleux ont été recensés en 2025, principalement autour de promesses de crédits et de livrets d’épargne.
Face à la multiplication des arnaques financières et à la sophistication croissante des fraudeurs, s’appuyer sur des acteurs de référence, reconnus et réglementés comme Meilleurtaux Placement, constitue aujourd’hui un réflexe essentiel pour sécuriser ses décisions d’épargne.
Un clic sur une publicité à « haut rendement »
Ces arnaques peuvent avoir des conséquences lourdes. Adam, 58 ans (prénom modifié), dit avoir perdu près de 120 000 euros en moins d’un an, mettant à mal ses projets de retraite à l’étranger.
En janvier 2025, cet ancien cadre cherche à faire travailler une épargne patiemment constituée, avec l’idée de financer des voyages et l’achat d’une maison en Amérique latine. C’est alors qu’il clique sur une publicité en ligne vantant des placements financiers à haut rendement.
Le site, nommé Traton Finn, lui semble crédible. Après avoir renseigné ses coordonnées, il est contacté rapidement par une personne se présentant comme trader. Le discours se veut rassurant, évoque une société « cotée à Londres », et les appels répétés finissent par installer la confiance.
Des gains affichés, puis une demande de données sensibles
Adam commence par de petites mises, puis augmente progressivement. Les performances annoncées sur la plateforme paraissent très élevées. En juin, un investissement de 15 000 euros, versé via un compte en cryptomonnaie, est censé rapporter plus de 50% en quelques jours, dans un contexte d’annonces liées au lancement d’un nouvel iPhone.
Encouragé par ces gains présentés comme acquis, il poursuit. Son espace client affiche bientôt près de 100 000 euros pour un peu moins de 60 000 euros investis. La situation bascule lorsqu’il refuse d’engager une somme bien plus importante sur de supposées actions d’une grande entreprise technologique.
Selon son récit, la pression monte (reproches, appels insistants, interventions de faux responsables). Une demande finit par l’alerter : transmettre des pièces d’identité et des informations de carte bancaire pour « rapatrier les fonds ». À ce stade, il constate que l’argent a disparu.
Une seconde escroquerie via un site miroir
Pensant se refaire, Adam se tourne ensuite vers ce qu’il croit être une banque privée connue. Il s’agit en réalité d’un site miroir, dont l’adresse ressemble presque à celle de l’établissement authentique. Le procédé est similaire : faux conseillers, vocabulaire technique, usurpation de l’identité de salariés existants, et paiements demandés via des comptes en cryptomonnaies.
Au total, 60 000 euros supplémentaires sont versés, y compris en liquide, récupéré à domicile par une intermédiaire affirmant agir pour le compte de la banque.
Le site disparaît, la méfiance s’installe
La fraude est découverte à l’été 2025, au moment où le site devient inaccessible et où le véritable établissement, contacté par Adam, affirme ne pas le connaître. Depuis, il a engagé des démarches judiciaires pour tenter de réduire les pertes.
Le traumatisme demeure : « Aujourd'hui, le moindre virement me rend méfiant », confie-t-il. Il dit aussi s’inquiéter pour les personnes plus vulnérables, susceptibles d’y laisser toutes leurs économies.