vendredi17juillet
Un homme met de l’argent dans une maison

La Pierre Papier est un véhicule de placement qui a le vent en poupe depuis quelques années et reste toujours aussi attractive aux yeux des épargnants, particulièrement dans le contexte de la crise actuelle. Une confiance qui peut sembler aveugle et suscitant certaines craintes chez les professionnels du secteur quant à la capacité des sociétés à garantir une rentabilité élevée.

La société civile de placement immobilière, dite SCPI, est un plan d’épargne en plein essor au cours de la dernière décennie. Il s’agit concrètement d’établissements de gestion qui s’occupe de l’entretien, de l’acquisition et de la rénovation d’un bien immobilier. Les bâtiments et locaux sont ensuite loués à des entreprises - généralement de grosses pointures - provenant de différents secteurs d’activités allant des hôtels internationaux aux compagnies de télécoms.

Pour investir dans ce support d’épargne, le souscripteur doit acheter des parts de la société de gestionnaire, dont il devient en quelque sorte un actionnaire ou un associé. Ces fonds seront ensuite utilisés par l’enseigne. Ce qui lui permet de percevoir, chaque trimestre, un loyer sous forme d’un revenu foncier et calculé à partir de l’investissement initial.

Un investissement dans la pierre

Mais il ne faut pas oublier que cet investissement est avant tout un placement immobilier. Un canal d’investissement qui a aussi été impacté par la crise du Coronavirus. En effet, certains actifs des SCPI ont été loués à des sociétés de restauration, d’évènementiel ou de tourisme. Or, ces secteurs ont subi une cessation d’activités suite aux mesures sanitaires imposées par l’État, ainsi nombre d'entre eux n’ont pas pu s’acquitter de leur loyer.

Cette problématique s’étend aussi vers les petites entreprises, ces derniers sont d’ailleurs couverts par la loi d’urgence du 23 mars 2020, stipulant un report intégral des loyers ou l’étalement des paiements. À cela vient s’ajouter le risque de vacances dû à la crise économique qui se profile, où les locataires décideraient de quitter les lieux.

Cela engendrerait des pertes considérables pour les SCPI qui verraient leur revenu mensuel à la baisse. Cependant, les gestionnaires de cette société de placement ont anticipé le coup et prévoient des négociations, au cas par cas, d’ajournement et d'échelonnement des frais de location.

Ce véhicule de placement risque ainsi de ne pas être rentable à court terme, et l’on ne saurait encore se prononcer sur l’évolution de la situation dans un avenir proche. Toutefois, les épargnants gardent la foi en ce placement.

Un placement à l’abri

Les petites entreprises et les sociétés du secteur de l’hôtellerie et du tourisme pourraient donc avoir des défauts de paiement en ces temps de crise, mais les locataires des SCPI ne se résument pas à eux. En fait, ils ne représentent qu’une petite partie de la clientèle de ce véhicule de placement, dont le patrimoine est majoritairement constitué de bureaux et de commerces qui n'ont pas trop été impactés par la crise.

De plus, la Pierre Papier dispose d’un autre atout dans sa manche : le RAN ou report à nouveau, qui constitue des fonds calculés dont les gestionnaires pourront se servir afin d’amortir les éventuelles pertes au cours des prochains mois.

Ainsi, les professionnels du secteur estiment que la rentabilité de cet outil de placement devrait avoisiner les 4% pour l’année en cours. Un taux assez élevé tout de même, compte tenu du contexte actuel, et qui reste nettement supérieur à celui d’autre plan d’épargne comme le livret A.

Ce véhicule de placement présente aussi l’avantage de ne pas avoir à se préoccuper de la paperasse administrative liée à la gestion locative. En effet, ce sont les sociétés dans lesquelles on a investi qui s’en occupent.

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