Le début d’année est souvent synonyme de bonnes résolutions. Sur le plan patrimonial, c’est surtout un moment particulièrement opportun pour faire un point d’étape sur ses placements, identifier ce qui fonctionne… et surtout ce qui ne fonctionne plus. Avec le temps, beaucoup d’épargnants accumulent des contrats hétérogènes, ouverts à différentes périodes, sous des régimes fiscaux variés, parfois performants à leur époque mais aujourd’hui clairement dépassés. Repartir sur de bonnes bases ne signifie pas tout changer, mais reprendre la main sur son patrimoine.
Faire le tri dans les placements existants
La première étape consiste à dresser un inventaire objectif de ses placements. Anciens contrats d’assurance vie aux performances décevantes, dispositifs d’épargne retraite empilés au fil de la carrière, supports peu lisibles ou trop chargés en frais : ces situations sont fréquentes. L’objectif n’est pas de juger les décisions passées, mais de vérifier si les solutions en place sont toujours adaptées au contexte actuel : niveau de revenus, fiscalité, horizon de placement, projets à moyen et long terme, et bien sûr environnement économique.
Par exemple, pour avoir une vision complète de l’épargne retraite accumulée au fil des années, il est utile de s’appuyer sur des outils officiels comme le portail info-retraite.fr, qui centralise l’ensemble des droits. Cet aperçu facilite le diagnostic et révèle parfois l’existence de contrats oubliés, qu’il est alors possible d’intégrer dans une stratégie globale.
Cette mise à plat révèle fréquemment une dispersion excessive, des performances insuffisantes ou un manque d’unité dans la gestion du patrimoine.
Épargne retraite : moderniser et simplifier grâce au PER
La réforme de l’épargne retraite a profondément modifié le paysage. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet aujourd’hui de regrouper, au sein d’un seul outil, des dispositifs auparavant cloisonnés : PERP, Madelin, article 83, PERCO, anciens PER d’entreprise.
Transférer ces anciens contrats vers un PER de nouvelle génération présente plusieurs avantages majeurs. D’abord, une meilleure lisibilité : un seul contrat, une seule stratégie, un suivi simplifié. Ensuite, une réduction sensible des frais, souvent bien plus élevés sur les anciens dispositifs. Enfin, un accès à une offre financière plus large et plus qualitative, avec des supports diversifiés et des modes de gestion plus modernes.
Au-delà de ces aspects, le PER permet de reprendre pleinement le pilotage de sa stratégie retraite, notamment sur le plan fiscal. Il devient possible d’ajuster les versements à son taux marginal d’imposition et d’arbitrer entre déduction à l’entrée et fiscalité à la sortie.
Dans cette logique, la mise en place de versements programmés, même modestes, est fortement recommandée. Elle permet de lisser l’effort d’épargne dans le temps, d’éviter une mobilisation de trésorerie trop importante en fin d’année et d’inscrire la préparation de la retraite dans une démarche régulière et disciplinée.
Toutefois, le transfert de certains contrats ne s’effectue que sous certaines conditions. Une étude préalable est donc indispensable afin de vérifier que l’opération est réellement opportune. En effet, un transfert mal évalué peut entraîner des conséquences significatives, comme un changement de fiscalité au moment de la sortie ou la perte de certains avantages liés à la sortie en rente, notamment la table de mortalité ou le taux technique appliqué.
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Assurance vie : se séparer intelligemment des contrats obsolètes
L’assurance vie reste un pilier incontournable de la gestion patrimoniale, mais tous les contrats ne se valent pas. Beaucoup de contrats anciens souffrent aujourd’hui de fonds euros peu rémunérateurs, de frais élevés et d’une offre en unités de compte limitée.
Le début d’année est souvent un moment clé pour agir. Lorsqu’un contrat comporte un fonds en euros, il est essentiel d’attendre le versement de la participation aux bénéfices, généralement intervenu en janvier ou février, avant d’envisager un rachat.
Agir trop tôt ferait perdre un rendement acquis au titre de l’année écoulée. Une fois cette participation créditée, il est toutefois recommandé de ne pas tarder à procéder au rachat puis au réinvestissement des sommes sur un nouveau contrat ou d’autres placements plus performants, afin de permettre à l’épargne de continuer à fructifier dans de meilleures conditions.
Un point de vigilance important concerne les épargnants de plus de 70 ans. Lorsque les primes ont été versées avant 70 ans, l’assurance vie bénéficie d’un régime successoral très favorable. Un rachat total suivi d’un réinvestissement après 70 ans entraîne la perte de ces avantages de transmission, les nouvelles primes relevant alors d’un cadre fiscal distinct et moins favorable. Toute décision doit donc être soigneusement analysée au regard des objectifs patrimoniaux et successoraux.
Lorsque la situation s’y prête, le remplacement d’un contrat peu performant par une assurance vie de nouvelle génération peut néanmoins s’avérer pertinent. Chez Meilleurtaux Placement, nous proposons notamment des contrats sans frais d’entrée, avec des offres de fonds en euros boostés permettant d’aller chercher, sous conditions, des rendements de l’ordre de 4,50 % à 5 % sur les fonds en euros, tout en bénéficiant d’une enveloppe moderne et flexible.
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Rééquilibrer et redonner du sens à son allocation
Au fil du temps et des évolutions de marché, les allocations d’actifs ont tendance à dériver. Une part trop importante sécurisée par prudence, ou au contraire une exposition devenue excessive à certaines classes d’actifs, peut déséquilibrer l’ensemble du portefeuille.
Le début d’année est un moment opportun pour réaligner son allocation avec son profil de risque réel, son horizon de placement et ses objectifs. Il est également essentiel de rappeler que le profil investisseur et la tolérance au risque évoluent dans le temps, en fonction de l’âge, de la situation familiale, professionnelle ou patrimoniale.
Prendre contact avec un conseiller Meilleurtaux Placement permet de réaliser un bilan patrimonial, de mettre à jour ces éléments et d’ajuster l’allocation en conséquence, afin de conserver une stratégie cohérente et adaptée à la situation actuelle.
Anticiper la transmission : un enjeu central, souvent négligé
La transmission du patrimoine constitue un pilier majeur de toute stratégie patrimoniale. Elle ne se résume pas à la succession : elle s’anticipe, se structure et s’adapte à l’évolution de la situation familiale et fiscale. Mieux vaut agir en amont pour éviter les blocages ou les mauvaises surprises le moment venu.
Soigner la rédaction de la clause bénéficiaire
Dans cette démarche, la clause bénéficiaire des contrats d’assurance vie joue un rôle déterminant. Trop souvent négligée, elle conditionne pourtant la bonne exécution de la volonté du souscripteur et la fiscalité applicable au capital transmis. Une clause incomplète, ambiguë ou obsolète peut provoquer de lourdes conséquences : conflits entre héritiers, surtaxe inattendue ou répartition contraire à l’intention initiale. Il est donc essentiel d’en vérifier régulièrement la pertinence, notamment en cas de changement familial (mariage, divorce, naissance, décès, etc.). Nos conseillers et ingénieurs patrimoniaux vous accompagnent dans la rédaction ou la mise à jour de vos clauses afin d’en assurer la sécurité juridique et fiscale.
Le démembrement : un outil d’optimisation efficace
Au-delà de la clause bénéficiaire, certaines stratégies de transmission anticipée peuvent être mises en place, comme le démembrement de propriété. Celui-ci consiste à séparer l’usufruit (le droit d’utiliser ou de percevoir les revenus) et la nue-propriété (le droit de disposer du bien). Ce mécanisme présente un intérêt fiscal majeur : la valeur de la nue-propriété transmise bénéficie d’une décote dépendant de l’âge de l’usufruitier, fixée par le barème de l’article 669 du Code général des impôts (CGI).
Voici un extrait simplifié de ce barème :
| Âge de l’usufruitier | Valeur de l’usufruit | Valeur de la nue-propriété |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 90 % | 10 % |
| De 21 à 30 ans | 80 % | 20 % |
| De 31 à 40 ans | 70 % | 30 % |
| De 41 à 50 ans | 60 % | 40 % |
| De 51 à 60 ans | 50 % | 50 % |
| De 61 à 70 ans | 40 % | 60 % |
| De 71 à 80 ans | 30 % | 70 % |
| De 81 à 90 ans | 20 % | 80 % |
| Plus de 90 ans | 10 % | 90 % |
Ce barème évolue mécaniquement avec l’âge : plus l’usufruitier vieillit, plus la valeur de la nue-propriété augmente, et par conséquent, la base de calcul des droits de transmission devient plus élevée. Autrement dit, la décote fiscale liée au démembrement diminue avec le temps, rendant la transmission progressivement moins avantageuse. D’où l’intérêt d’envisager ces opérations en amont, lorsque la valeur de la nue-propriété reste encore limitée, afin d’optimiser le coût fiscal de la transmission.
Par exemple, sur une base de 100 000 € :
- si l’usufruitier a 55 ans, la valeur de l’usufruit est estimée à 50 %, et la nue-propriété à 50 %, soit une assiette taxable de 50 000 € ;
- à 75 ans, la valeur de l’usufruit n’est plus que de 30 %, et celle de la nue-propriété passe à 70 %, portant l’assiette taxable à 70 000 €.
Cet écart illustre l’importance d’anticiper le démembrement : engagé trop tard, il limite l’avantage fiscal potentiel de la transmission.
Un moment clé pour piloter sa fiscalité
Enfin, le début d’année permet d’anticiper plutôt que de subir. En projetant ses revenus, ses éventuelles plus-values ou ses besoins de liquidité, il devient possible d’optimiser les décisions fiscales : choix des enveloppes, étalement des rachats, arbitrage entre capitalisation et distribution, ajustement du taux de prélèvements à la source (via votre espace sécurisé impots.gouv.fr).
Cette approche proactive est souvent ce qui fait la différence entre une gestion patrimoniale subie et une gestion réellement maîtrisée.
En conclusion
Le passage à la nouvelle année offre bien plus qu’un prétexte pour de bonnes résolutions : c’est une occasion réelle de reprendre la main sur son patrimoine. En réévaluant ses placements, en modernisant ses supports et en clarifiant ses objectifs, chaque épargnant peut transformer une accumulation de produits financiers en une stratégie de vie maîtrisée. Accompagné par un conseiller, ce travail de mise en ordre devient une démarche proactive, génératrice de sérénité et de performance sur le long terme.