Exit le gel du barème pour l'impôt 2026. D'après Les Echos, l'exécutif propose une revalorisation de 0,9% des cinq tranches, avec un coût budgétaire d’environ 2 milliards d’euros.
L'exécutif ajuste sa copie pour l'impôt sur le revenu. Plutôt qu'un gel en 2026 (déclaratif sur les revenus 2025), le gouvernement avance une revalorisation de 0,9% des tranches, selon Les Echos. Le surcoût serait « près de 2 milliards d'euros ».
- Relèvement proposé de 0,9% des cinq tranches du barème 2026.
- Abandon du gel envisagé, pour un coût d'environ 2 milliards d'euros.
- Seuil d'imposition d'une personne seule au-delà de 11 600 euros (11 497 euros actuellement).
- Sans indexation, 200 000 foyers seraient devenus imposables en 2026.
- Mesure inférieure au +1,1% voté en deuxième lecture à l'Assemblée.
Ce que change la revalorisation de 0,9%
« Le cabinet de la ministre des Comptes publics a indiqué qu'il serait intégré un rehaussement de 0,9% des tranches dans la nouvelle mouture du projet de loi de finances », indiquent Les Echos. Toutes les cinq tranches seraient ainsi relevées. Effet concret pour les contribuables : le seuil d'imposition d'une personne seule passerait au-delà de 11 600 euros de revenus, contre 11 497 euros actuellement. L'indexation sur l'inflation limite la progression mécanique de l'impôt pour les ménages dont les revenus suivent la hausse des prix. À l'inverse, un gel aurait fait entrer 200 000 nouveaux foyers dans l'impôt en 2026, d'après les chiffres avancés.
Une hausse moindre que celle votée à l'Assemblée
Le relèvement annoncé (0,9%) reste inférieur au 1,1% adopté en deuxième lecture par les députés la semaine dernière. Sur le plan politique, les positions divergent. « Plutôt que d'augmenter les impôts sur la France qui travaille, assumons des économies », avait alors indiqué l'ex-Premier ministre, Gabriel Attal (cité par MoneyVox), tandis que son groupe Renaissance soutenait cette orientation. À l'inverse, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, regrettait ce choix, estimant que « dans la situation budgétaire dans laquelle nous nous trouvons, nous pourrions demander par équité une petite contribution » à certains ménages.
Calendrier et procédure à venir
Ce barème reste à ce stade une proposition : il doit être intégré au projet de loi de finances. L'exécutif pourrait recourir à l'article 49.3 pour le faire adopter. La décision du Premier ministre, Sébastien Lecornu, est attendue ce lundi en conseil des ministres.