Deux dispositions fiscales envisagées dans le projet de loi de finances ne seront pas appliquées en 2026, le texte n’ayant pas été adopté à temps. D’autres mesures pourraient toutefois entrer en vigueur si le budget est voté avant la période déclarative.
- Non-rétroactivité: des mesures non votées avant le 31 décembre 2025 ne s’appliquent pas en 2026.
- Abattement retraite: maintien de l’abattement de 10% (pas d’abattement forfaitaire de 2 000 euros).
- Services à la personne: plafond à 12 000 euros et taux à 50% conservés.
- Barème IR: indexation possible si le budget est adopté avant la période déclarative (~10 avril).
- Réduction « Coluche »: doublement du plafond rétroactif aux dons depuis le 14 octobre 2025, sous réserve de vote.
Ce qui ne changera pas en 2026
En raison du principe de non-rétroactivité de l’impôt, des mesures non votées avant le 31 décembre 2025 ne peuvent pas s’appliquer aux revenus ou avantages 2025. Conséquence directe : certaines évolutions prévues sont reportées.
Abattement de 10% des pensions: statu quo
Comme révélé, la réforme de l’abattement de 10% sur les pensions de retraite ne s’appliquera pas. Le gouvernement envisageait de remplacer cet avantage par un abattement forfaitaire de 2 000 euros par retraité. Finalement, « rien ne changera pour les retraités en 2026 », a précisé Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics (cité par MoneyVox). Les pensions ayant été perçues en 2025, une mesure « punitive » ne peut intervenir l’année suivante.
Crédit d’impôt services à la personne: sans modification
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile reste inchangé en 2026. Les députés souhaitaient en abaisser le plafond de 12 000 euros à 10 000 euros, tandis que les sénateurs privilégiaient une réduction du taux de 50% à 45% ; aucune de ces options ne s’appliquera.
Pourquoi ce report? Le contexte budgétaire
Fin 2025, députés et sénateurs n’ont pas trouvé d’accord en Commission mixte paritaire sur le budget 2026. Le gouvernement a alors fait adopter en urgence une loi spéciale autorisant « la perception des impôts et des ressources publiques nécessaires au financement des dépenses publiques essentielles », explique le ministère de l’Économie.
Ce qui pourrait encore s’appliquer en 2026
Certaines mesures demeurent possibles. L’exécutif pourra indexer le barème de l’impôt sur le revenu dans le budget 2026, à condition que celui-ci soit adopté avant le début de la période déclarative (généralement autour du 10 avril).
Par ailleurs, l’exécutif a indiqué que « le doublement du plafond de versement de la réduction d’impôt dite “Coluche” de 1 000 euros à 2 000 euros » serait appliqué de manière rétroactive aux dons réalisés à partir du 14 octobre 2025, en cas de vote favorable.