mercredi24août
epargner 300 euros retraite

La quarantaine passée, Éric et Nathalie sont plutôt satisfaits des choix patrimoniaux qu’ils ont faits jusque-là (résidence principale, puis immobilier locatif et quelques milliers d’euros en livret). Désormais détenteurs d’un patrimoine immobilier conséquent, ils souhaitent développer leurs placements financiers, et notamment commencer à épargner en vue de leur retraite. Financièrement, ils ont la possibilité d’épargner environ 300 € tous les mois pour ce projet, et hésitent entre ouvrir un contrat d’assurance-vie ou un Plan d’Épargne Retraite.

L'assurance-vie, l'option souplesse privilégiée par les épargnants

Avec plus de 1 800 milliards d’euros d’encours, l’assurance-vie est sans conteste le placement financier préféré des Français. Il faut dire qu’avec ses supports diversifiés (fonds en euros, OPCVM, Pierre Papier, etc.), sa souplesse de versement et de retrait (aucune limite de montant ou de durée), et ses avantages fiscaux et successoraux, l’assurance-vie répond aux objectifs de tout épargnant, et pas seulement ceux qui veulent épargner pour leur retraite.

Concrètement, quels sont les avantages de l’assurance-vie :

  • Nombreux contrats sans frais d’entrée.
  • Possibilité d’investir dans un fonds en euros, garanti par l’assureur, et dont le rendement est plutôt attractif pour un placement sans risque. Rendement moyen du marché des fonds en euros en 2021 : 1.3%* (source FFA).
  • Possibilité d’investir sur des supports plus dynamiques comme par exemple des OPCVM investis partiellement ou en totalité sur les marchés actions, ou des placements de Pierre Papier (SCI ou SCPI) pour investir indirectement en immobilier. Le choix d’un contrat qui offre de nombreuses unités de compte de qualité et diversifiées est donc particulièrement important.
  • Possibilité de faire des rachats partiels, ou un rachat total, à tout moment. En effet, contrairement à une idée reçue, l’assurance-vie n’est pas bloquée pendant 8 ans.
  • Fiscalité douce, dès la première année : contrairement à d’autres placements ou enveloppes (livret A ou compte-titres par exemple), les gains réalisés dans l’assurance-vie ne sont imposés que lors d’un rachat (mis à part les prélèvements sociaux pris chaque année sur le fonds en euros). Seule une part du rachat est imposée. En effet un rachat est composé d’une partie seulement de gains, l’autre correspond à une fraction des versements réalisés. Cette partie est calculée au prorata des gains sur l’ensemble du contrat. Ex : sur un contrat de 100 000 € sur lequel l’investisseur a versé 80 000 € (donc 20 000 € de gains), un rachat sera composé à 20% seulement de gains.

Cette part de gains est imposée au prélèvement forfaitaire unique de 30% (choix pour la TMI + PS possible).

  • Fiscalité très douce au bout de 8 ans. Au bout de 8 ans, l’épargnant bénéficie d’un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains annuels des rachats des contrats d’assurance-vie. Par ailleurs, dans certains cas (versement avant septembre 2017, encours inférieur à 150 000 € pour une personne seule et 300 000 € pour un couple), le taux d’IR peut être abaissé de 12.8% à 7.5%.
  • Avantages successoraux : l’assuré désigne les bénéficiaires de son contrat d’assurance-vie en cas de décès. Pour les sommes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 € sur les droits de succession. Après 70 ans, un abattement global de 30 500 € est appliqué pour l’ensemble des bénéficiaires (les intérêts et plus-values sont exonérées de droits de succession).

Simulation pour Éric et Nathalie :

Le couple verse 300 € par mois dans un contrat d'assurance-vie sans frais d'entrée en privilégiant une allocation équilibrée (fonds euros, fonds diversifiés**, SCPI***).

Au bout de 20 ans, le capital sur le contrat atteint 98 066 € (soit un rendement moyen de 3 % par an), dont 72 000 € de versements et 26 065 € (soit 26,6 % du contrat) d'intérêts. À ce moment, si le couple fait des retraits mensuels de 540 €, il n'aurait qu'à payer les prélèvements sociaux sur les intérêts compris dans le retrait (car abattement de 9 200 € sur les gains). Soit environ 25 € par mois.

Le couple obtient ainsi un complément de revenu net de 515 € par mois qui durerait pendant 20 ans jusqu'à épuisement du capital (si le rendement moyen se maintient au moins à 3 % par an).

Découvrez notre contrat d'assurance vie

Le PER, un produit tunnel fiscalement avantageux

Créé en 2019, le nouveau Plan d’Épargne Retraite dispose de plusieurs volets, notamment un volet individuel : le PERin, Plan d’Épargne Retraite individuel. Ce plan est destiné à recevoir les versements volontaires des épargnants qui souhaitent préparer leur retraite et bénéficier de réductions d’impôts. Jusque-là, rien de nouveau par rapport aux produits d’épargne retraite existants (notamment le PERP, Plan d’Épargne Populaire). Le plan reprend en effet plusieurs caractéristiques du PERP :

  • Avantage principal de ces plans, les versements réalisés dans un PERin sont déductibles des revenus imposables dans la limite de 10% des revenus du travail plafonné à 8 fois le PASS (Plafond Annuel de Sécurité Sociale), ou 10% du PASS si les revenus sont trop faibles. Comme il s'agit d'un produit de déduction fiscale, la réduction dépend de la tranche marginale d'impôt. Plus elle est élevée, plus la réduction sera forte : un contribuable soumis à la tranche à 45% bénéficiera donc d'une réduction de 45% de son versement (s'il ne dépasse pas les plafonds).
  • On notera également que, comme pour le PERP, le PERin est copié sur l’enveloppe assurance-vie : l’épargne est placée sur un fonds en euros garanti et/ou des unités de compte (OPCVM, Pierre Papier, etc.). Comme pour l’assurance-vie, le choix du contrat est primordial.
  • Inconvénient principal, il s’agit d’un produit « tunnel » : les sommes sont bloquées jusqu’à la retraite. Il existe quelques cas rares de sorties anticipées liées à des accidents de la vie (décès du conjoint, invalidité, surendettement, expiration des droits au chômage, etc.).

Malgré l’avantage fiscal, les épargnants n’ont pas franchement plébiscité le PERP, à cause du capital bloqué jusqu’à la retraite et du manque de souplesse à la sortie. C’est sur ce dernier point que le gouvernement s’est penché avec la loi Pacte. Avec du coup une vraie amélioration par rapport au PERP : désormais, à la retraite, les sommes pourront être récupérées sous forme de capital (en une ou plusieurs fois), ou de rente viagère, ou une combinaison des deux.

La sortie est donc beaucoup plus souple. Elle est cependant fiscalisée. Le capital versé, qui a permis une déduction fiscale à l'entrée, est soumis à la sortie à l’impôt sur le revenu, à la TMI (pas de prélèvements sociaux). Ce capital a généré des gains (intérêts et plus-value). Ces gains sont quant à eux soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (choix possible pour TMI + prélèvements sociaux de 17.2%). Un point sur lequel l’épargnant doit se montrer très vigilant. Car s’il retire beaucoup de capital, il pourrait basculer dans une tranche supérieure et être donc lourdement imposé (d'où l'intérêt de retirer en plusieurs fois).

Au final, à condition de bénéficier du bel avantage fiscal du PER à l’entrée, de bloquer les sommes jusqu’à la retraite et de rester vigilant au moment des retraits au niveau de la fiscalité, le PER peut s’avérer fort judicieux pour préparer sa retraite et bénéficier d’une réduction d’impôt.

Simulation pour Éric et Nathalie :

Le couple, soumis à la tranche à 30% verse 425 € par mois dans un PER. Il économise 127,5 € d'impôt par mois (30 % x 425). Soit un effort d'épargne réel de 297,5 €. Il privilégie là encore une allocation équilibrée (fonds euros, fonds diversifié**, SCPI***). Au bout de 20 ans, le capital sur le plan atteint 138 925 € (soit un rendement moyen de 3 % par an). À ce moment, le couple fait des retraits mensuels de 615 €. Sur ce retrait, 450 € (correspondant à la part de versement) s'ajoutent aux revenus imposables (une partie de ces revenus sera imposée à 11%, et l'autre à 30% car le capital retiré fait basculer le couple dans la tranche élevée). Le reste est soumis au PFU de 30%. Le couple obtient ainsi un complément de revenu net de 515 € par mois qui durerait pendant 25 ans jusqu'à épuisement du capital (si le rendement moyen se maintient au moins à 3 % par an)..

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Conclusion

Si on compare les deux cas pratiques, grâce à l'avantage fiscal à l'entrée, l'épargne réalisée dans un PERin permet d'obtenir un capital plus important que l'assurance-vie, même après impôt, si on se base sur un taux de rendement du capital identique entre les deux enveloppes.

Dans le cas de l’assurance-vie, le couple épargne 300 € par mois et bénéficie au bout de 20 ans d’un capital de 98 000 € (soit un rendement moyen de 3 % par an). Grâce à la fiscalité douce du contrat, ils peuvent faire des retrais de 540 € par mois et ne payer que 25€ d’impôt, soit un revenu net de 515 € pendant 20 ans jusqu’à épuisement du capital.

Mais dans le cas du PER, le couple peut épargner plus. En effet, plutôt que de verser 300 € en assurance-vie, il peut verser 425 € dans un PER et comme il va recevoir 127,5€ de réduction d’impôt, son effort d’épargne est identique.

En plaçant 425 € par mois dans le PER, son capital au bout de 20 ans atteint 138 925 € (toujours un rendement moyen de 3 % par an). 40 920 € de plus que pour l’assurance-vie ! Certes, la fiscalité sur les retraits sera plus élevée. Le couple devra retirer chaque mois 655 € pour bénéficier d’un rendement net de 515 € par mois. Mais dans ce cas, le capital sera épuisé au bout de 25 ans. 5 ans après l’assurance-vie !

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Il semble néanmoins nécessaire de rappeler que les sommes placées dans un PER sont bloquées jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels) alors que pour l’assurance-vie, elles sont disponibles à tout moment. Ainsi, un couple qui souhaite investir exclusivement pour se retraite doit privilégier le PER. Mais lorsque les objectifs ne sont pas parfaitement définis, que l’on veut placer pour sa retraite, mais en se gardant la possibilité de pouvoir utiliser ce capital pour d’autres projets, alors il est préférable d’opter pour la souplesse de l’assurance-vie.

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Communication non contractuelle à but publicitaire

* taux net de frais de gestion, hors prélèvements sociaux et impôt sur le revenu. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

**Les investissements en unités de compte présentent un risque de perte en capital, doivent s’envisager dans une optique long terme et porter sur une petite partie d’un patrimoine global. Contrairement au fonds en euros, la valeur de ces unités de compte, qui reflète la valeur d’actifs sous-jacents, n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

*** Les parts de SCPI sont des supports de placement à long terme (minimum 10 ans) et doivent être acquises dans une optique de diversification de votre patrimoine. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Comme tout investissement, l'immobilier présente des risques :

- La baisse de la valeur du placement. Le capital investi dans une SCPI n’est pas garanti. La valeur de part d'une SCPI évolue dans le temps, en relation étroite avec l’état de la conjoncture de l'immobilier d'entreprise. Cette conjoncture suit des cycles successifs, avec des phases à la hausse et à la baisse.

- La diminution des revenus locatifs. Dans un contexte économique moins favorable, la baisse des revenus locatifs versés aux associés est due à la diminution du taux d’occupation financier et/ou à la baisse du montant global des loyers versés par les locataires. Cette baisse peut être toutefois atténuée par l’effet de la mutualisation des risques grâce à la diversification immobilière et locative du portefeuille de la SCPI.

- La liquidité. La SCPI n’étant pas un produit coté, elle présente une liquidité moindre comparée aux actifs financiers. Les conditions de cession (délais, prix) peuvent ainsi varier en fonction de l’évolution du marché de l’immobilier d'entreprise et du marché des parts de SCPI.

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