Couple de seniors s'entretenant avec une conseillère financière dans son bureau.

    En matière de placement financier, le plan d’épargne retraite (PER) s’impose de plus en plus comme un choix évident pour les Français. Associé à une fiscalité avantageuse, le PER individuel est un produit « tunnel » qui reste bloqué jusqu’à la retraite. Toutefois, il est possible de demander le déblocage des fonds, notamment en cas d’imprévus ou pour financer l’achat d’une résidence principale.

    Un produit fiscalement avantageux

    Il a fallu moins de 4 ans au PER pour franchir la barre symbolique des 5 millions de souscripteurs. Ce produit d’épargne constitue aujourd’hui l’essentiel des plans individuels. À la fin du mois de juillet, son encours atteignait 1 967,7 milliards d’euros.

    D’après un professionnel du secteur, ce succès ne doit rien au hasard. Selon ses explications,

    Le PER est le produit idéal pour les épargnants fortement imposés, c’est-à-dire avec un niveau d’imposition supérieur à 30 %, qui souhaitent se constituer un complément de revenus à la retraite et qui veulent profiter d’un cadre fiscal avantageux.

    Le PER individuel prend la relève des contrats Perp, Madelin, Préfon (désormais fermés à la commercialisation) et, sauf en cas d’incidents majeurs (invalidité, décès du conjoint, expiration des droits au chômage, achat de la résidence principale), il demeure bloqué jusqu’à la retraite. Une fois cette échéance atteinte, il peut être débloqué sous forme de capital ou de rente.

    En échange de cette contrainte, ce produit « tunnel » offre un avantage fiscal significatif puisque les adhérents peuvent :

    • déduire les versements de leurs revenus imposables chaque année, dans la limite de 10 % de leurs revenus professionnels, plafonnés à un montant défini en fonction du plafond annuel de la Sécurité sociale (avec une déduction maximale de 32 908 euros en 2023) ;
    • cumuler les plafonds non utilisés au cours des trois années précédentes, sans toutefois dépasser les 81 385 euros pour les travailleurs non-salariés.

    Le capital accumulé sur le PER est soumis à l’impôt sur le revenu, et les plus-values sont assujetties à une taxe forfaitaire de 30 %. Si l’épargnant opte pour une rente viagère, celle-ci sera également imposable chaque année, de la même façon qu’une pension de retraite, après un abattement de 10 %.

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    Un placement doublement gagnant

    En plus de la déductibilité fiscale, deux autres arguments plaident en faveur du PER : son adaptabilité à la vie professionnelle et son potentiel financier.

    Structuré en trois compartiments dédiés respectivement aux versements individuels, aux primes d’épargne salariale et aux cotisations obligatoires des régimes catégoriels d’entreprise, le PER permet au futur retraité, qu’il soit travailleur indépendant ou salarié, de réserver une partie de son épargne dans chacun de ces compartiments, alimentés par des cotisations de diverses natures.

    Il a également la possibilité de transférer ces fonds d’un PER à un autre avec des frais nuls après cinq ans de souscription (1 % avant).

    À retenir
    • Le PER s’impose de plus en plus comme le plan d’épargne par excellence, avec déjà plus de 5 millions de souscripteurs.
    • Les sommes cotisées sur le PER sont déductibles des revenus imposables.
    • Le PER s’adapte à la situation professionnelle et à la situation financière de l’épargnant.
    • Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter notre guide sur le fonctionnement du PER.
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    Écrit par
    Rédaction meilleurtaux Placement

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