PER ou assurance-vie : deux piliers de l’épargne française, souvent mis en concurrence. Le PER aide à préparer la retraite en offrant un avantage fiscal immédiat, tandis que l’assurance-vie permet d’épargner librement et de transmettre dans un cadre favorable. Découvrez ce qui distingue vraiment ces deux solutions d’épargne.
Un avantage fiscal pendant la phase d’épargne
Difficile de rivaliser avec le PER sur ce terrain. La possibilité de déduire ses versements du revenu imposable constitue un véritable atout. Le mécanisme est simple : chaque euro investi réduit l’impôt dû sur ses revenus de la même année, dans la limite des plafonds légaux. Pour un contribuable imposé à 30 %, 41 % ou 45 %, l’ouverture d’un PER représente ainsi un réel intérêt. Par exemple, un versement de 10 000 € revient à un effort d’épargne de 7 000 €, 6 000 € ou même 5 500 €, selon votre tranche d’imposition.
Ce levier fiscal transforme immédiatement la perception du PER : ce n’est pas seulement un produit d’épargne, c’est un instrument d’optimisation fiscale.
L’avantage fiscal du PER constitue aussi une forme de contrepartie au blocage de l’épargne jusqu’à la retraite. Si le produit est moins liquide que l’assurance-vie, c’est justement parce que l’État encourage cet effort d’épargne de long terme en offrant une réduction d’impôt immédiate.
Il faut également corriger une idée reçue : l’avantage fiscal n’est pas inutile sous prétexte qu’il serait « repris » à la sortie. Certes, les versements déduits réintègrent le barème de l’impôt sur le revenu lors des rachats. Mais ce raisonnement oublie l’essentiel : l’économie d’impôt réalisée devient un supplément d’épargne, qui fructifie pendant toute la durée du placement. Au final, ce n’est pas un simple report d’imposition : c’est un effet de levier.
Autre point : rien n’oblige le souscripteur à retirer l’intégralité en une seule fois. Les rachats fractionnés permettent d’étaler la fiscalité dans le temps et d’éviter un saut de tranche marginale d’imposition. Une gestion fine de la sortie, avec un étalement sur plusieurs années, peut considérablement réduire la note.
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La liquidité
Sur la disponibilité du capital, l’assurance-vie l’emporte haut la main. Et c’est normal. Le PER est un produit de retraite. Il faut donc accepter l’idée de bloquer son épargne jusqu’à l’âge de départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé exceptionnels : acquisition de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, etc. Le cadre est rigide car la vocation est précise : se constituer une épargne pour la retraite.
L’assurance-vie, à l’inverse, prône la liquidité. Les rachats partiels sont possibles à tout moment et les fonds disponibles en moins d’une semaine, voir instantanément (sous conditions) pour des contrats comme Meilleurtaux Liberté Vie. Mais cette souplesse implique quelques points de vigilance. Certains supports en unités de compte, par exemple les produits structurés ou autres fonds, imposent des mécanismes de blocage. Et surtout, disposer librement de son capital ne signifie pas qu’il faille y puiser sans réflexion : multiplier les retraits réguliers sur un horizon long peut réduire considérablement les effets de la capitalisation, qui constituent un moteur de performance pour certains placements au sein de l’assurance-vie.
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La fiscalité à la sortie
Le PER et l’assurance-vie suivent des logiques fiscales très différentes à la sortie.
Pour le PER :
- Imposition sur les sommes versées : les versements qui ont été déduits à l’entrée sont intégrés dans le revenu imposable lors du retrait en capital.
- Rien n’oblige à tout retirer d’un coup : les rachats partiels permettent d’étaler la fiscalité, d’éviter un saut de tranche et de mieux gérer le revenu imposable.
- Imposition sur les gains : les intérêts ou plus-values générés par le PER sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux via la flat tax à 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux).
- Il est possible de choisir d’être imposé au barème de l’impôt sur le revenu, une option à choisir en cas d’une forte baisse de ses revenus à la retraite faisant passer le TMI à 0 %.
Pour l’assurance-vie :
- Imposition sur les gains uniquement : les versements ne sont pas déductibles à l’entrée donc pas d’impôt sur le capital investi à la sortie.
- En ce qui concerne les gains, ils bénéficient d’une fiscalité avantageuse après huit ans de détention du contrat.
- Un abattement annuel s’applique (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple), puis les gains sont soumis à la flat tax.
- Pour les versements après le 27 septembre 2017 et un contrat de plus de 8 ans , le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) dépend du total des versements que vous avez réalisés sur votre compte.
- Jusqu'à 150 000 € sur votre assurance-vie, le taux du PFU est à 7,5%.
- Pour tous les versements au-delà de 150 000 €, le taux passe à 12,8%.
- À cela s'ajoutent les prélèvements sociaux à hauteur de 17,20 %.
Finalement, la sortie du PER et celle de l’assurance-vie obéissent à des logiques différentes, chacune présentant des leviers à exploiter selon la situation du souscripteur.
La performance
Bien que l’objectif fiscal et la disponibilité de l’épargne diffèrent entre le PER et l’assurance-vie, ces deux enveloppes partagent une grande partie de leur gamme de supports d’investissement : fonds en euros, unités de compte (actions, obligations, fonds diversifiés, immobiliers, etc.).
Si l’on choisit, dans les deux cas, des supports équivalents (même allocation, même horizon, même niveau de risque), la performance brute, c’est-à-dire le rendement généré par ces supports, sera, en théorie, comparable.
L’intérêt du PER se révèle surtout sur le plan fiscal : en déduisant vos versements de votre revenu imposable, vous bénéficiez immédiatement d’une économie d’impôt.
Cette économie, que l’on peut considérer comme un apport initial supplémentaire , peut être réinvestie directement dans le PER.
En quelque sorte, l’État vous offre un “prêt à taux zéro” pour accroître votre capital.
Sur le long terme, ce surcroît de capitalisation peut générer des gains supérieurs à ceux obtenus avec un versement équivalent en assurance-vie .
Autrement dit : pour un investisseur acceptant un horizon long, le PER peut offrir non seulement le même rendement des supports que l’assurance-vie, mais un rendement net théoriquement supérieur grâce à l’effet levier fiscal.
Selon des simulations financières, sur un horizon de 20 ans avec un rendement annuel de 4 %, le PER reste plus efficace que l’assurance-vie dès que la tranche marginale d’imposition à l’entrée atteint 30 %.
Seul un scénario improbable, versement à 30 % puis retrait à 45 %, rendrait l’assurance-vie légèrement plus performante (+1 %).
En pratique, le PER n’est donc pas réservé aux foyers très imposés : même à 30 % de taux marginal, il offre un effet de levier intéressant et peut donc dépasser l’efficacité d’une assurance-vie.
La transmission
S’il existe un domaine où l’assurance-vie domine encore nettement, c’est bien celui de la transmission.
Pour les primes versées avant 70 ans, elle bénéficie d’un régime distinctif particulièrement favorable : chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €, puis d’une fiscalité allégée au-delà. Ce cadre permet d’organiser des transmissions importantes tout en limitant fortement la fiscalité successorale.
Après 70 ans, l’assurance-vie reste attractive, même si le traitement change : les primes versées au-delà de cet âge ne bénéficient plus de l’abattement de 152 500 €, mais d’un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus.
En revanche, et c’est un avantage déterminant, les plus-values générées par ces versements sont totalement exonérées de droits de succession, ce qui atténue largement l’impact fiscal et maintient l’intérêt successoral du contrat même tardif.
À côté de cela, le PER ne peut rivaliser qu’à des conditions précises.
Lorsqu’il s’agit d’un PER assurantiel et que le décès survient avant 70 ans, il bénéficie du même cadre que l’assurance-vie pour les versements avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, taxation réduite au-delà.
Concrètement, si l’épargnant décède avant 70 ans, ses bénéficiaires profitent du même régime successoral que celui de l’assurance-vie… tout en conservant l’économie d’impôt obtenue à l’entrée , qui n’est jamais récupérée par l’État.
À noter : la suppression de cette « faille fiscale » du PER en cas de décès avant sa liquidation a été évoquée pour le budget 2026. Un amendement visant à supprimer cet avantage a été rejeté, donc le régime fiscal pourrait rester inchangé pour l’instant. Mais il est possible qu’à l’avenir cette faille soit remise en cause.
Passé 70 ans, en revanche, le PER devient nettement moins avantageux : l’abattement de 30 500 € s’applique, comme en assurance-vie, mais primes et plus-values sont intégralement soumis aux droits de succession. À la différence de l’assurance-vie, aucune exonération ne s’applique sur les gains, ce qui renchérit considérablement la transmission. Si l’un des bénéficiaires est exonéré de droits de succession, l’abattement de 30 500 € est réparti uniquement entre les autres bénéficiaires.
En matière de succession, la hiérarchie reste donc claire :
- Avant 70 ans : le PER assurantiel peut rivaliser avec l’assurance-vie, tout en offrant un gain fiscal immédiat à l’entrée.
- Après 70 ans : l’assurance-vie reprend nettement l’avantage, grâce à l’exonération des plus-values.
| Produit | Fiscalité en cas de décès |
| PER | La fiscalité dépend uniquement de l’âge au décès.
|
| Assurance-vie |
|
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI)
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) marque clairement des points face à l’assurance-vie quand on parle d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Tant que le PER est en phase d’épargne, la part investie en immobilier n’entre pas dans votre IFI.
Résultat : votre base taxable baisse temporairement, pratique si votre patrimoine dépasse le seuil d’imposition.
À l’inverse, dans une assurance-vie, dès que vous avez des unités de compte immobilières (SCPI, SCI, OPCI), la portion immobilière est tout de suite prise en compte dans l’IFI. Pas d’exonération.
C’est donc un point fort du PER : il permet d’optimiser l’IFI, tant que le contrat n’est pas liquidé.
En revanche, au moment où vous liquidez votre PER (retraite ou déblocage), il devient rachetable… et là, la part immobilière redevient imposable , comme pour une assurance-vie.
En clair : le PER permet de réduire temporairement son IFI, ce que l’assurance-vie ne fait pas. Un vrai plus pour les gros patrimoines immobiliers.
À noter : Les débats autour du budget 2026 ont donné lieu à une multitude d’amendements visant à repenser la fiscalité du patrimoine. Parmi les propositions les plus commentées figure le remplacement de l’IFI par un impôt sur la fortune « improductive ». Pour le moment, rien n’a été décidé à ce stade.
Deux solutions, deux approches… et des atouts complémentaires
À la fin de ce face-à-face, une évidence se dessine : il n’existe pas de produit « meilleur » de manière absolue.
Pour résumer les principales différences entre le PER et l’assurance-vie, notamment en termes de liquidité, fiscalité et transmission, voici un tableau comparatif :
| Critère | PER | Assurance-vie |
| Liquidité | Non rachetable avant la retraite, sauf déblocages anticipés prévus par la loi | Rachetable à tout moment |
| Avantage fiscal | Versements déductibles du revenu imposable selon plafond annuel | Aucun avantage fiscal immédiat, mais fiscalité avantageuse après 8 ans et à la transmission |
| Transmission | Fiscalité selon l’âge au décès :
|
Fiscalité selon l’âge au moment des versements :
|
| IFI (phase d’épargne) | Part immobilière exonérée tant que le PER est non rachetable. | Part immobilière imposable dès la souscription si unités de compte immobilières (SCPI, SCI, OPCI). |
| Univers d’investissement | Identique (fonds en euros et supports en unités de compte) | |
Ce duel n’a pas de vainqueur unique, mais deux solutions aux atouts complémentaires. L’important n’est pas de les opposer, mais de comprendre leurs logiques.
Chez Meilleurtaux Placement, nous conseillons généralement de cumuler les deux enveloppes :
- L’assurance-vie, pour disposer d’une épargne flexible et disponible afin de financer vos projets de moyen et long terme (études des enfants, achat immobilier, travaux…), tout en pouvant investir sur des supports plus dynamiques.
- Le PER, pour vous constituer progressivement un patrimoine dédié à la retraite, tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat grâce à la déductibilité des versements.
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