Réduction d'impôt scolarité maintenue dans le PLF 2026

    Le gouvernement visait la suppression de 23 niches fiscales sur 474 pour le budget 2026. Le texte, engagé via l’article 49.3, intègre toutefois des amendements qui conservent la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Les montants restent identiques en 2025, malgré des critiques de la Cour des comptes et une sous-utilisation par les parents.

    À retenir
    • Le PLF 2026 conserve la réduction pour frais de scolarité.
    • Montants 2025: 61€, 153€, 183€ selon le niveau.
    • Critiques de la Cour des comptes (2021) sur le ciblage.
    • Avantage souvent non déclaré: 4,35 millions d’enfants « oubliés » en 2022.
    • Oppositions RN, Droite Républicaine, Socialistes hostiles à sa suppression.
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    Ce que le budget 2026 conserve in fine

    Le projet de loi de finances pour 2026 ambitionnait au départ de retrancher 23 niches fiscales sur 474, afin d’atténuer un manque à gagner supérieur à 85 milliards d’euros par an. Engagé via l’article 49.3, le texte intègre finalement des amendements revenant sur « la suppression de dépenses fiscales de grande ampleur mais dont la justification ou l'efficacité sont contestables », notamment la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée et « la suppression de la réduction d'impôt pour frais de scolarité dans le secondaire et le supérieur ».

    Cette dernière suppression a suscité un rejet transversal: Rassemblement national, Droite Républicaine et Socialistes s’y sont opposés, ce qui a contribué à son maintien.

    Montants inchangés pour 2025

    En 2025, l’avantage pour les parents imposables demeure le suivant:

    • 61 euros pour un collégien;
    • 153 euros pour un lycéen;
    • 183 euros pour un étudiant.

    Ces montants ne sont pas revalorisés d’une année sur l’autre, malgré l’inflation.

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    Une mesure critiquée par la Cour des comptes

    En 2021, la Cour des comptes soulignait que la réduction « bénéficie à tous les ménages au-dessus du seuil d'imposition, quel que soit le niveau de ressources, soit 2,2 millions de ménages bénéficiaires ». Les magistrats recommandaient plutôt de renforcer l’allocation de rentrée scolaire (ARS), à coût inchangé pour les finances publiques, « au bénéfice des familles allocataires exposées aux dépenses les plus élevées. »

    Un avantage souvent laissé de côté

    Selon les calculs de MoneyVox, cette réduction d’impôt est méconnue et pas toujours réclamée. En 2022, 4,35 millions d’enfants de l’enseignement secondaire et du supérieur auraient été « oubliés » dans les déclarations, soit un manque à gagner moyen de 107 euros par enfant.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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