lundi11avril

Les Islandais ont tout compris. Pourquoi mettre son pays en faillite et obliger ses citoyens à entrer dans une crise d'austérité sans fin pour faire plaisir à des investisseurs privés. Une leçon de pragmatisme.

    Deuxième référendum en Islande et deuxiéme refus de rembourser la dette
    Revenons brièvement sur les faits. Des investisseurs hollandais et anglais ont perdu 4 milliards d'euros placés dans une banque internet Icesave quand les banques Islandaises ont fait faillite en Octobre 2008. Le gouvernement a refusé le remboursement et la décision a été soumise à un référendum. 93% des électeurs ont voté contre le remboursement en mars 2010. Il y a eu de nouvelles négociations avec les Anglais et les Hollandais qui ont abouti à un deal nettement plus favorables aux Islandais. Il y a quelques jours encore, on pensait que le deuxième référendum serait une simple formalité. Finalement 58% des islandais ont encore refusé de rembourser.

    En quoi ce qui se passe en Islande est emblématique?
    L'Islande a fait le seul choix logique. Et c'est étonnant que la sagesse nous vienne d'un tout petit pays. Le premier élément c'est que le gouvernement n'a pas à se mettre au bord de la faillite pour reprendre les engagements des banques locales en faillite. Les Islandais posent la vraie question. A quoi bon rembourser des créanciers privés si c'est pour que demain, du fait de l'engagement du gouvernement dans le sauvetage des banques, l'Islande soit à son tour en faillite, demande l'aide internationale et soit plongée dans une austérité sans fin.

    Exactement ce qu'il se passe en Irlande
    On continue à s'acharner à vouloir à tout prix rembourser les investisseurs privés qui ont pris des risques avec des banques qui ont fait des erreurs inacceptables. Les banques Irlandaises ont provoqué la faillite de l'Irlande. Tout cela pour que ceux qui ont prêté de l'argent aux banques irlandaises soient remboursés. L'Islande est sortie de la crise en laissant ses banques faire faillite. L'Irlande ne sortira pas de la crise pour sauver les créanciers privés de ses banques. On ne peut pas artificiellement éviter les conséquences de la crise de 2008. C'est qu'on essaie de faire aujourd'hui avec ses plans ridicules de sauvetage comme celui qu'on va mettre en place pour le Portugal. Les Islandais ont tout compris. Bravo.

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