mardi10mai

Le Français Renaud Laplanche, fondateur emblématique de Lending Club, a dû démissionner. Et c'est un évènement majeur pour la société bien sûr mais pour le secteur dans son ensemble. Lending Club, c'était la success story des plateformes de prêts entre particuliers, le crowdlending. Une introduction en Bourse en fanfare en décembre 2014 avec une valorisation record de 5 milliards de dollars.

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Une chute emblématique

Une révolution annoncée dans le crédit au particulier. Et de fait une révolution espérée du secteur bancaire. Lending Club a été le pionner d'un secteur qui s'est développé très rapidement aux États-Unis et dans le reste du monde. On parle d'une irrégularité relativement limitée.Des prêts de 22 millions de dollars seulement sur un ensemble au premier trimestre de près de 3 milliards de dollars. Une goutte d'eau. Mais des prêts vendus à un seul investisseur contrairement aux instructions de l'investisseur. Mais Laplanche paie surtout la débâcle de son cours, un cours qui s'est effondré de près de 70% en 18 mois, et les questions sur son business model.

Pas tout à fait un business de particuliers

En fait on s'est vite aperçu que le business des prêts de particulier à particulier ne fonctionnait pas réellement. Si on trouve pléthore d'emprunteurs particuliers, il y a peu de particuliers qui prêtent de l'argent. Très rapidement, Lending Club a dû se tourner vers des prêteurs professionnels, des banques ou des fonds spéculatifs, attirés par des rendements élevés. Très loin de l'esprit de la finance participative.

L'avenir des fintechs n'est pas en question

Des banques et des fonds spéculatifs qui se sont peu à peu retirés...Le taux de défaut des prêts de Lending Club a augmenté. Et les prêteurs institutionnels ont diminué leur implication provoquant un déséquilibre entre une demande forte de prêts et une offre de plus en plus limitée. Le secteur du crowdlending est un segment phare des fintechs. Cet accident industriel chez Lending Club est un accident classique d'un secteur innovant en forte croissance. Il ne remet pas en cause la révolution des fintechs mais il permet de se rendre compte que ce secteur reste malgré tout très dépendant des banques auxquelles il était supposé s'attaquer.

Les cadeaux pre-électoraux

La fête continue dans cette année pré-électorale. Alors que les caisses sont vides, le gouvernement distribue de l'argent à son électorat. Les Échos révèle ce matin que Bercy étudierait une diminution du taux de l'IS, de 1%, et une suppression de la C3S, l'impôt sur le chiffre d'affaires. Coût: 5 milliards d'euros.

Bien sûr

il y aura accord sur la dette grecque. On va bien sûr finir par faire un chèque sans obtenir de vraies contreparties. Mais le plus intéressant, dans ce dernier épisode qui a suivi le scénario classique et éculé, c'est que nous continuons à prêter à la Grèce tout en admettant pour la première fois, suivant en cela les instructions du FMI, que nous devrons procéder à un nouvel allégement de la dette grecque. Un allégement c'est, en langage politiquement correct, un abandon de créances. Une perte sèche pour tous les pays européens, donc pour tous les contribuables. Une perte dont on savait qu'elle était inévitable quand on a commencé à prêter de l'argent à la Grèce.

Pas facile de trouver une blague

qui ne soit pas trop lourde à faire sur Denis Beaupin accusé d'harcèlement sexuel et de viol chez les Verts. Le compagnon de notre ministre Emmanuelle Cosse a dû démissionner de son poste de vice-président de l'Assemblée Nationale. J'ai beau cherché, je ne trouve pas. Désolé.

Comment dit-on chaos en brésilien ?

Caos. C'était déjà le chaos avec la procédure en cours de Dilma Rousseff mais hier on a franchi un cap supplémentaire. Le leader de l'Assemblée a annulé le vote en faveur de la destitution de cette même Assemblée du fait "d'irrégularités". Le Sénat devait demain confirmer la décision de l'Assemblée... On n'y comprend donc plus rien et personne ne sait ce qui va se passer. Les marchés ont marqué le coup avec une baisse de 4% du real.

Du côté des marchés

c'est le grand calme. Les indices résistent. Le Japon a rebondi ce matin grâce à la baisse du yen. Le pétrole lui a rechuté après l'accalmie des incendies au Canada. Peu d'indicateurs économiques cette semaine.

L'événement du jour

Ce n'est bien évidemment ni le possible passage en force de la loi Travail au Parlement, ni la chute du chancelier autrichien après la débâcle de son parti aux élections présidentielles, ni la victoire du populiste Dirty Harry aux Philippines. Non, c'est le départ de Yann Barthès de Canal Plus pour une hebdo sur TF1 et une quotidienne sur TMC. Chacun y va de son petit commentaire sur ce séisme qui secoue la France, c'est pour cela que je n'en ferai pas.

Ne passez pas à côté

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L'autre événement du jour

Google passe en noir. Google teste le noir au lieu du bleu habituel sur le site de recherche. C'est une révolution.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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