vendredi24juin
hausse taux

C’est une véritable litanie. Pas un jour, actuellement, sans qu’une banque centrale, d’un bout à l’autre de la planète, n’annonce une hausse de ses taux directeurs. Prochaine sur la liste : la Banque centrale européenne, l’institution publique qui contrôle notre monnaie, l’Euro. Sa présidente, la Française Christine Lagarde, a confirmé qu’une première hausse interviendrait dès juillet, avant une 2e en septembre et certainement d’autres dans la foulée. Cela n’arrive pas tous les jours : la dernière fois que la BCE a relevé ses taux, c’était en 2011. Objectif : refroidir l’économie et contenir la hausse des prix, qui menace notre pouvoir d’achat.

Tout cela vous semble un peu lointain ? Vous ne voyez pas trop ce que ça change pour vous ? Il faut bien avouer que ces logiques de politique monétaire sont parfois complexes à appréhender. Pourtant, cela nous concerne. Nous sommes tous, en effet, des épargnants et des emprunteurs. Or le niveau des taux directeurs de la BCE a un impact direct sur les rémunérations de nos placements et le coût de nos futurs prêts.

Du côté de l’épargne

Enfilons notre casquette d’épargnant pour constater que la hausse des taux est plutôt une bonne nouvelle. On l’a déjà vu avec le Livret A, le LDDS et le LEP, dont les taux ont doublé en février et devraient faire de même en août. Le PEL, mais également les livrets bancaires fiscalisés, ne vont pas tarder à suivre. Les fonds euros de l’assurance vie aussi. En clair, ces placements garantis vont retrouver un peu d’attractivité...sans toutefois compenser totalement l’inflation.

Attention toutefois : cela ne change pas fondamentalement la ligne de conduite que doit adopter toute bonne stratégie d’épargne : la diversification. Détenir un panel varié de placements, avec une répartition adaptée à ses projets, est, en effet, la meilleure garantie pour résister, à moyen et long terme, aux aléas. Ne négligez pas, par exemple, les unités de compte, qui dynamisent le rendement de votre assurance vie, ou encore l’immobilier locatif sous la forme, par exemple, de SCPI.

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Du côté de l’emprunt

Enfilons maintenant notre casquette d’emprunteur. Sur le papier, la hausse des taux directeurs est défavorable, puisqu’elle entraîne avec elle les crédits immobiliers et à la consommation. On peut déjà en voir les effets : les taux montent depuis le début de l’année, et cela risque d’être durable. Là encore, pas de panique. Comme on part de très bas, les conditions d’emprunt restent attractives. Les taux pratiqués restent ainsi bien inférieurs à l’inflation. Ce qui signifie que le bien que vous achetez va certainement prendre de la valeur, tandis que le coût de votre prêt, lui, ne bougera pas. En résumé, il n’est pas trop tard pour se lancer, que votre projet soit d’acquérir votre résidence principale ou d’investir pour préparer votre retraite.

Extrait de la newsletter de meilleurtaux du 22/06/2022

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