Produit d’épargne prisé des Français, l’assurance vie a connu une dynamique positive en 2024, portée par des taux d’intérêt attractifs et la sécurité des fonds euros. Toutefois, la récente inflexion de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), avec la baisse des taux directeurs, soulève des interrogations quant à la pérennité de ces rendements en 2025.
La diversification des actifs, un rempart contre la baisse des taux
Amorcée depuis plusieurs mois, l’orientation à la baisse des taux directeurs de la BCE exerce une influence notable sur les rendements des contrats d’assurance vie en fonds euros. Pour cause, une réduction de ces barèmes tend à diminuer la rentabilité des placements à faible risque, notamment les obligations et autres titres de créance.
Important Cependant, il convient de préciser que le fonds en euros, qui comprend une diversité de produits d’investissement, n’est pas exclusivement dépendant des fluctuations des taux d’intérêt. Une portion importante des actifs sous-jacents à ces supports est composée d’obligations à long terme et d’autres investissements moins vulnérables aux variations des barèmes de référence.
Les assureurs disposent de mécanismes leur permettant d’élargir leurs portefeuilles d’actifs en incluant des placements alternatifs, tels que l’immobilier. Ces stratégies de diversification sont essentielles pour compenser l’impact des baisses de rémunération sur les produits plus traditionnels, comme les obligations d’État à faible rendement.
Des rendements stables
Malgré une légère érosion ces dernières années, la stabilité relative des performances des fonds euros constitue un facteur notable. En 2023, le taux de rémunération moyen de ces supports s’est établi à 2,6 %, contre 2,5 % en 2024.
Une constance qui illustre l’inertie intrinsèque de ces instruments, dont la performance ne présente pas de corrélation immédiate avec les fluctuations des taux de la BCE. En effet, les assureurs disposent d’un délai opérationnel avant que les rendements ne soient ajustés de manière significative.
Il est également pertinent de souligner que certains fonds euros continuent de maintenir des rendements compétitifs, en grande partie grâce à une gestion dynamique et à la diversification des actifs sous-jacents.
Pour les épargnants en quête d’une meilleure rentabilité, les unités de compte (UC) constituent une alternative intéressante. Bien que plus risqués, ces derniers présentent un potentiel de performance supérieur aux fonds euros.
- Bien que l’inflexion des taux directeurs de la BCE puisse avoir un impact sur la performance des contrats d’assurance vie en fonds euros, il est prématuré de conclure à une baisse généralisée des rendements en 2025.
- Les stratégies de panachage mises en œuvre par les assureurs, la stabilité relative des rémunérations des fonds euros et l’engouement des investisseurs les plus téméraires pour les unités de compte contribuent à maintenir l’intérêt pour ce produit d’épargne.
- Même si le contexte économique reste incertain, les contrats d’assurance vie devraient continuer à offrir des solutions intéressantes aux investisseurs français.