lundi10juin

On le sait depuis le 13 mai dernier, le gouvernement n'est plus dans le déni sur la situation du système des retraites. Les enjeux sont colossaux puisque le gouvernement doit trouver le moyen de pallier à un déficit de 21.3 milliards d'euros prévu pour 2017. L'Europe a d'ailleurs demandé au gouvernement d'accélérer la réforme des retraites. Plusieurs pistes vont être privilégiées, comme notamment, l'allongement de la durée de cotisation, la baisse des pensions actuelles, l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite ou encore une réduction des inégalités public/privé. Il ne s'agit pas vraiment de mesures révolutionnaires, puisqu'on les retrouve plus ou moins dans les quatre dernières réformes des retraites.

    La réforme de 1993 : La réforme Balladur
    Confronté à une forte dégradation financière des régimes de retraite, le Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur décide de porter progressivement de 37,5 ans à 40 ans (de 150 à 165 trimestres) la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein.
    De plus, le montant des pensions est désormais calculé sur les 25 meilleures années de la vie active au lieu des 10 meilleures. L'indexation des pensions se fait sur l'évolution des prix et non plus des salaires, ce qui est moins favorable. Enfin, la réforme a créée le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui finance notamment le minimum vieillesse et les avantages familiaux. Mise en oeuvre au coeur de l'été, la réforme Balladur a été celle qui a provoqué le moins de vagues.

    La réforme de 2003 : La réforme Fillon I
    Portant le nom de François Fillon, ministre des Affaires sociales du gouvernement Raffarin, elle complète la réforme Balladur en portant la durée de cotisation à 40 ans pour les fonctionnaires. Pour le privé et les fonctionnaires, elle fixe les règles de l'allongement futur de la durée de cotisation, en la liant aux gains d'espérance de vie. Les régimes spéciaux quant à eux ont été modifiés en 2007. Cette réforme a incité à rester dans l'emploi après 60 ans en créant une surcote et en limitant l'accès aux pré-retraites.
    Négociée avec les syndicats, la réforme provoque grèves et manifestations. Elle n'est acceptée que par la CFDT ce qui provoquera le départ de nombreux adhérents. Mais le syndicat réformiste obtient la création d'un dispositif pour les carrières longues, qui permet à ceux ayant travaillé très tôt (avant 16 ans) de partir avant 60 ans et connaît rapidement un grand succès.

    La réforme des régimes spéciaux de 2007
    Première réforme des retraites du quinquennat Sarkozy, elle concerne uniquement les régimes spécifiques aux sociétés gérant un service public (EDF, GDF, SNCF, RATP, Banque de France, Opéra national de Paris, Comédie française ...), ainsi que les professions à statut particulier (clercs et employés de notaires). Pour ces salariés aussi, la durée de cotisation passe à 40 ans et les pensions sont indexées sur les prix.
    La réforme a été menée avec beaucoup de diplomatie pour éviter l'échec de celle de 1995 du Premier ministre Alain Juppé, qui avait provoqué une crise sociale majeure, en particulier à la SNCF. Les restrictions imposées ont été accompagnées d'importantes mesures salariales de compensation négociées au sein des entreprises.

    La réforme de 2010 : La réforme Fillon II
    Aussi appelé la réforme Woerth, elle met fin au principe de la retraite à 60 ans, héritage de François Mitterrand. Très impopulaire, la seconde réforme de Nicolas Sarkozy provoque d'imposantes manifestations, à l'appel de tous les syndicats. L'âge légal de départ est reculé de deux ans et passe progressivement à 62 ans d'ici à 2017 alors que l'âge du taux plein suit la même progression pour atteindre 67 ans en 2022. Ces reculs sont imposés aussi aux régimes spéciaux mais avec six ans de délai. La réforme aligne aussi progressivement le taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui salariés du privé (de 8,12% à 10,55% en 10 ans). Elle améliore aussi le dispositif carrières longues en l'ouvrant à ceux ayant commencé à travailler à 17 ans. Elle permet aussi des départs anticipés pour des raisons de pénibilité/invalidité.
    Elaborée sur la base de prévisions économiques trop optimistes, elle n'a pu permettre comme prévu un retour à l'équilibre des régimes de retraite d'ici 2018. Il reste une vingtaine de milliards à combler. A son arrivée en 2012, François Hollande revient très partiellement sur cette réforme avec un décret permettant aux salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant de leur durée de cotisation de partir à 60 ans.


    Actuellement en pourparler, la nouvelle réforme a un but précis, limiter le déficit qui s'élèvera à presque 20 milliards d'euros en 2020. Les différentes solutions qui sont étudiées actuellement mettent en avant un désavantage pour les actifs d'aujourd'hui. Ils se verront soit travailler plus longtemps, soit avoir une pension moins élevée. Mais dans tout les cas le régime des retraites ne sera plus suffisant pour garder son train de vie. C'est pourquoi nous conseillons la capitalisation privée. MonFinancier a créé MonFinancier Retraite Vie, un contrat d'assurance vie sécurisé.

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