Vous souhaitez partir à la retraite avant l'âge légal ? C'est possible. Cinq dispositifs vous permettent de quitter le marché du travail plus tôt, sans décote. Avec Meilleurtaux, découvrez vos droits et comment en bénéficier.
- La retraite anticipée permet de partir avant l'âge légal tout en conservant une pension calculée au taux plein, sous réserve de remplir les conditions prévues par la loi.
- En 2026, cinq dispositifs permettent un départ anticipé : carrière longue, handicap, incapacité permanente, pénibilité et certaines situations familiales dans la fonction publique.
- La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 suspend jusqu'au 1er janvier 2028 la montée en charge de la réforme des retraites de 2023. Les paramètres d'âge et de durée d'assurance sont donc gelés ou adaptés selon les générations concernées.
- Le décret du 7 mai 2026, publié au Journal officiel du 8 mai 2026, précise les nouvelles règles applicables, notamment pour les départs en carrière longue.
- Selon votre situation, un départ est possible dès 55 ans (handicap) ou entre 58 et 63 ans pour une carrière longue.
Qu'est-ce que la retraite anticipée et qui peut en bénéficier ?
La retraite anticipée permet de liquider ses droits avant l'âge légal de départ à la retraite lorsque certaines conditions prévues par le Code de la sécurité sociale sont réunies. Contrairement à une idée reçue, il ne s'agit pas d'un départ "anticipé avec pénalité" : les dispositifs légaux ouvrent droit à une pension calculée au taux plein, sans décote liée à l'âge.
Ce mécanisme vise à tenir compte de parcours professionnels particuliers. Il concerne notamment les personnes ayant commencé à travailler très jeunes, les travailleurs en situation de handicap, les assurés victimes d'une incapacité permanente liée à leur activité professionnelle ou encore les salariés exposés durablement à des facteurs de risques professionnels.
Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, la montée en charge de la réforme des retraites de 2023 est suspendue jusqu'au 1er janvier 2028. Cette suspension modifie les conditions d'âge et de durée d'assurance applicables aux générations concernées, tout en maintenant le principe d'un départ anticipé pour les assurés remplissant les critères propres à chaque dispositif.
Les modalités pratiques ont ensuite été précisées par les décrets n° 2026-344 et n° 2026-345 du 7 mai 2026, publiés au Journal officiel le 8 mai 2026, notamment pour les départs en carrière longue. Ces textes ont permis aux caisses de retraite d'appliquer les nouvelles règles et d'instruire les dossiers déposés pour une prise d'effet à compter du 1er septembre 2026.
Quels changements à attendre en 2026 pour la retraite anticipée ?
L'année 2026 marque une évolution importante du dispositif de retraite anticipée avec l'entrée en vigueur de plusieurs mesures issues de la LFSS 2026 et de ses décrets d'application.
La principale évolution concerne la suspension de la montée progressive de la réforme de 2023. Jusqu'au 1er janvier 2028, l'augmentation de l'âge légal et de la durée d'assurance est ralentie pour les générations concernées. Par exemple, les assurés nés en 1964 conservent une durée d'assurance fixée à 170 trimestres, tandis que la montée vers 172 trimestres est repoussée à la génération 1966.
Le décret du 7 mai 2026 adapte également les conditions du dispositif carrière longue. Les assurés ayant commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans continuent de pouvoir partir avant l'âge légal, mais les nouvelles règles de calcul tiennent compte des paramètres issus de la suspension de la réforme. Certains assurés nés entre 1964 et 1968 peuvent ainsi partir plusieurs mois plus tôt que ce qui était prévu par la réforme de 2023.
Les nouvelles dispositions améliorent également la prise en compte de certaines périodes liées à la maternité, à l'adoption ou à l'éducation des enfants dans le calcul des trimestres réputés cotisés pour les assurés concernés par le dispositif carrière longue, en particulier pour les générations nées à partir de 1964. Les modalités ont été précisées par les textes d'application publiés en mai 2026.
Les dispositifs de retraite anticipée en 2026
Le cadre législatif français prévoit cinq grands dispositifs permettant un départ anticipé à la retraite. Le tableau ci-dessous synthétise leurs caractéristiques, conditions d'accès et avantages respectifs.
| Dispositif | Âge minimum | Conditions |
|---|---|---|
| Carrière longue | 58 à 63 ans | Trimestres validés avant 16, 18, 20 ou 21 ans (4 à 5 trimestres selon le mois de naissance) + durée d'assurance réputée cotisée de 170 à 172 trimestres selon l'année de naissance (170 pour les générations 1963-1964 et janvier-mars 1965 ; 171 pour avril-décembre 1965 ; 172 à partir de 1966) |
| Handicap | 55 ans | Taux d'incapacité permanente ≥ 50% (ou comparable) + Nombre minimal de trimestres validés (de 68 à 112) selon l'année de naissance (à défaut, départ à 62 ans) |
| Incapacité permanente | 60 ans | -Avoir au moins 60 ans -Incapacité permanente ≥ 20% qui résulte d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail (avec taux min.) -Avoir cotisé en tant que salarié (y compris agricole). |
| Pénibilité | 60 ans | Exposition aux facteurs de pénibilité (3x8 ou 2x12, travail de nuit, répétitif, bruit, températures extrêmes, etc.) pendant au moins 17 ans. Ou Cumul de points sur le compte professionnel de prévention (C2P), permettant d'acquérir un trimestre "pénibilité". Ceci augmente la durée de cotisation, et évite ainsi une minoration éventuelle. |
| Situation de parent | Aucun | -Être parent de 3 enfants et avoir accompli 15 ans de services civils ou militaires ou -Être parent d'un enfant de plus d'un an avec une infirmité ≥ 80%, et avoir accompli au moins 15 ans de services effectifs |
Chacun de ces dispositifs répond à des situations et besoins spécifiques, avec des conditions d'accès et des avantages adaptés. Le choix du dispositif dépend avant tout de votre parcours professionnel et de votre situation personnelle.
Retraite anticipée pour carrière longue : conditions et calcul
Le dispositif de carrière longue permet de partir à la retraite avant l'âge légal lorsque vous avez commencé à travailler très jeune et cotisé suffisamment de trimestres au cours de votre vie professionnelle. Il constitue aujourd'hui le principal dispositif de retraite anticipée en France.
Deux conditions cumulatives doivent être remplies : avoir validé un nombre minimal de trimestres avant un certain âge et totaliser la durée d'assurance exigée pour votre génération au moment du départ. Depuis les évolutions introduites par la LFSS 2026 et précisées par le décret du 7 mai 2026, ces règles ont été adaptées afin de tenir compte de la suspension de la réforme de 2023.
Contrairement à un départ classique avant l'âge légal, le dispositif ouvre droit à une retraite calculée au taux plein, sans décote.
Les conditions pour bénéficier d'une retraite anticipée pour carrière longue
Pour être éligible, vous devez remplir deux critères.
Le premier concerne votre entrée dans la vie active. Vous devez avoir validé un nombre minimum de trimestres avant l'âge de 16, 18, 20 ou 21 ans, selon l'âge auquel vous souhaitez partir. Dans la plupart des situations, 5 trimestres doivent avoir été validés avant la fin de l'année civile de l'âge concerné. Ce seuil est ramené à 4 trimestres pour les personnes nées entre octobre et décembre.
| Début d'activité | Départ anticipé possible* |
|---|---|
| Avant 16 ans | Dès 58 ans |
| Avant 18 ans | Dès 60 ans |
| Avant 20 ans | Dès 62 ans |
| Avant 21 ans | Jusqu'à 63 ans selon votre génération |
*Sous réserve de remplir la durée d'assurance requise pour votre génération (règles applicables en 2026).
Le second critère porte sur votre durée totale d'assurance. Au moment de votre départ, vous devez totaliser le nombre de trimestres exigé pour votre génération. Cette durée comprend principalement les trimestres cotisés, auxquels peuvent s'ajouter certains trimestres réputés cotisés dans les limites fixées par la réglementation.
Les périodes de chômage indemnisé, de congé maternité, de maladie, d'accident du travail, de service national ou encore certaines périodes d'invalidité peuvent ainsi être prises en compte, sous conditions.
Bon à savoir :
Depuis 2026, les périodes liées à la maternité, à l'adoption et à l'éducation des enfants sont mieux prises en compte pour certaines générations, notamment les personnes nées à partir de 1964. Cet assouplissement facilite l'accès au dispositif de carrière longue pour de nombreux parents.
Quels trimestres sont pris en compte ?
Tous les trimestres validés ne sont pas considérés comme des trimestres cotisés.
Pour apprécier votre éligibilité au dispositif, l'Assurance retraite distingue :
- les trimestres cotisés, acquis grâce à votre activité professionnelle ;
- les trimestres réputés cotisés, correspondant à certaines périodes d'interruption de carrière assimilées à des périodes travaillées.
Peuvent notamment être retenus, dans les limites réglementaires :
- le service national ;
- le chômage indemnisé ;
- les congés maternité et paternité ;
- les périodes de maladie ou d'accident du travail ;
- certaines périodes d'invalidité.
En revanche, tous les trimestres validés n'ouvrent pas automatiquement droit au dispositif carrière longue. Les plafonds de prise en compte varient selon la nature de chaque période.
C'est pourquoi il est indispensable de vérifier votre relevé individuel de situation (RIS) avant toute demande de liquidation de votre retraite.
Bon à savoir :
Vous pouvez demander une attestation de carrière longue auprès de votre caisse de retraite. Ce document confirme officiellement votre éligibilité et constitue généralement la première étape avant le dépôt de votre demande de retraite.
Comment est calculée votre pension ?
L'un des principaux avantages du dispositif est que votre pension est liquidée au taux plein, même si vous partez avant l'âge légal.
En revanche, cela ne signifie pas que vous percevrez le même montant qu'en poursuivant votre activité plusieurs années supplémentaires.
Votre pension dépend notamment :
- du salaire annuel moyen retenu par votre régime ;
- du nombre de trimestres validés ;
- des règles propres à votre retraite complémentaire, notamment Agirc-Arrco pour les salariés du secteur privé.
La formule de calcul est la suivante :
Salaire annuel moyen × taux de pension × (durée d'assurance au régime général de la Sécurité sociale / durée de référence pour obtenir une pension à taux plein)En continuant à travailler au-delà de votre date d'éligibilité, vous pouvez acquérir de nouveaux droits, augmenter votre retraite complémentaire et, selon votre situation, bénéficier d'une surcote sur votre pension de base.
C'est pourquoi un départ anticipé mérite d'être comparé à un départ quelques trimestres plus tard, en tenant compte du gain de pension et des revenus supplémentaires perçus pendant cette période.
Retraite anticipée pour handicap : nouveautés 2026
Les travailleurs handicapés peuvent bénéficier d'une retraite dès 55 ans si leur taux d'incapacité permanente est d'au moins 50%. Cette reconnaissance inclut également les personnes ayant été reconnues travailleurs handicapés avant le 31 décembre 2015 ou dans une situation équivalente.
Pour accéder à ce dispositif, il faut réunir :
- un nombre minimum de trimestres cotisés, calculé tous régimes confondus, en France ou à l'étranger si des accords existent,
- avoir exercé son activité professionnelle en étant reconnu handicapé ou invalide, ou avec une incapacité permanente ≥ 50%.
La retraite est alors calculée au taux plein, même si vous n'avez pas atteint le nombre de trimestres maximum.
Justificatifs : la règle de l'arrêté du 28 avril 2025 reste en vigueur en 2026
Les décisions administratives attestant un taux d'incapacité permanente d'au moins 50% (refus d'AAH, refus de carte mobilité inclusion, etc.) ne sont valides qu'un an à compter de leur notification. Conservez précieusement la date de notification : au-delà d'un an, ces documents ne seront plus acceptés comme justificatifs.
Retraite anticipée pour incapacité permanente et pénibilité
Incapacité permanente
En cas d'incapacité permanente, vous pouvez partir soit dès 60 ans, soit 2 ans avant l'âge légal (qui varie selon votre année de naissance), à un taux maximum. Pour ce faire, plusieurs conditions sont à remplir :
- avoir 60 ans minimum ;
- justifier d'une incapacité permanente résultant d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail, avec un taux d'au moins 20% (départ dès 60 ans), ou entre 10 et 20% pour un départ 2 ans avant l'âge légal (avec, dans ce cas, 17 ans d'exposition à des facteurs de risques professionnels) ;
- avoir cotisé en tant que salarié, y compris agricole.
Pénibilité et travaux difficiles
Les salariés exposés à des facteurs de risque graves durant leur carrière (travail de nuit, répétitif, bruyant, en milieu hyperbare, températures extrêmes...) peuvent parfois prétendre à un départ anticipé, après examen d'une commission.
L'incapacité permanente professionnelle (hors maladie ou accident du travail) doit ainsi résulter d'une exposition à l'un ou plusieurs de ces facteurs pendant au moins 17 ans.
Bon à savoir :
L'employeur doit signaler cette exposition à l'Assurance retraite. Le travailleur accumule alors des points sur son compte professionnel de prévention (C2P), qui permettent, tous les 10 points, d'obtenir un trimestre pénibilité. Ceci évite une minoration.
Impact financier d'un départ anticipé sur le montant de votre retraite
Quels sont les bénéfices et les inconvénients d'un départ anticipé ?
| Avantages | Limites |
|---|---|
| Quitter le marché du travail plus tôt pour raisons personnelles, familiales ou de santé | Montant total perçu sur l'ensemble de la retraite potentiellement inférieur (moins de trimestres cumulés dans certains cas) |
| Maintien du taux plein, indépendamment du nombre de trimestres restants | Perte de revenus professionnels pendant les années « gagnées » |
| Reconnaissance officielle de la carrière longue, du handicap ou de l'exposition professionnelle | Droits complémentaires (Agirc-Arrco, mutuelles d'entreprise) parfois soumis à des règles particulières |
Calcul au taux plein : ne pas confondre pension de base et pension totale
Pour les dispositifs légaux de retraite anticipée, seule la pension de base (régime général ou assimilé) est calculée sans décote. Le montant dépend du salaire annuel moyen (SAM), de la durée d'assurance et du taux applicable à votre régime.
En revanche, la pension complémentaire Agirc-Arrco obéit à des règles propres : un départ avant l'âge du taux plein Agirc-Arrco peut, selon les cas, être soumis à un abattement temporaire (« coefficient de solidarité »), distinct des règles du régime de base. C'est un point de vigilance essentiel : une simulation qui ne raisonne qu'en pension de base surestime le revenu réellement perçu. Toute estimation doit donc distinguer explicitement pension de base et pension complémentaire, et être vérifiée auprès de votre caisse.
Cas pratique - Racheter des trimestres ou verser sur un PER : quel levier selon votre TMI ?
Deux leviers permettent d'agir sur votre départ anticipé et sur votre fiscalité, mais ils ne répondent pas au même besoin.
Le rachat de trimestres (versement pour la retraite) permet d'acheter jusqu'à 12 trimestres pour lever une décote ou atteindre plus vite la durée d'assurance requise. Le barème, fixé en 2013, reste applicable en 2026 : selon l'âge et le revenu, le coût par trimestre s'échelonne d'environ 1 055 € à plus de 6 000 €. Les sommes versées sont intégralement déductibles du revenu imposable l'année du paiement (ou de chaque échéance, en cas d'échelonnement sur 1 à 5 ans).
Concrètement :
- à une tranche marginale d'imposition (TMI) de 30%, un rachat de 10 000 € revient, après économie d'impôt, à environ 7 000 € ;
- à une TMI de 41%, ce même rachat revient à environ 5 900 €.
Le rachat agit directement sur la date de départ et sur le montant de la pension de base, un effet qu'aucun placement ne peut reproduire à l'identique.
Le versement volontaire sur un PER (plan d'épargne retraite) est lui aussi déductible du revenu imposable, dans la limite du plafond épargne retraite disponible. Contrairement au rachat de trimestres, il ne modifie ni votre durée d'assurance ni votre date de départ possible : il constitue un complément de revenu mobilisable à la liquidation, sous forme de capital, de rente, ou d'un mix des deux.
Comment arbitrer ?
Le rachat de trimestres a un intérêt direct quand il permet de basculer d'une décote à un taux plein, ou d'ouvrir l'accès à un dispositif de départ anticipé auquel il manque un ou deux trimestres, son effet est alors quasi certain.
Le PER est plus pertinent pour une épargne de plus long terme, sans contrainte de date, avec une liberté de sortie (capital ou rente) à la liquidation.
Entre les deux, le paramètre décisif reste votre TMI actuelle comparée à votre TMI probable à la retraite, ainsi que le nombre de trimestres qu'il vous manque réellement, un point à vérifier sur votre relevé de carrière avant tout arbitrage.
Cet arbitrage dépend de votre situation personnelle (âge, TMI, trimestres manquants, état de santé, horizon de départ). Il ne constitue pas un conseil personnalisé : un chiffrage individuel doit être réalisé avec un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) ou un conseiller en investissements financiers (CIF), immatriculé à l'ORIAS.
Que devient votre PER en cas de retraite anticipée ?
La liquidation de la retraite, y compris anticipée, est l'un des cas de déblocage prévus pour un PER, quel que soit l'âge auquel elle intervient. À ce titre, un départ en carrière longue à 58 ou 60 ans ouvre le même droit au déblocage qu'un départ à l'âge légal classique. La sortie peut se faire en capital (en une fois ou de façon fractionnée), en rente viagère, ou en un mix des deux, selon les modalités prévues par votre contrat. La fiscalité applicable diffère selon que les versements ont été déduits ou non du revenu imposable à l'entrée, un point à vérifier ligne à ligne sur votre relevé de compte PER avant de choisir le mode de sortie.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
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Consultez nos simulations détaillées pour adapter ces calculs à votre situation :
Comment vérifier votre éligibilité et estimer vos droits ?
Avant de solliciter un départ en retraite anticipée, il est recommandé de vérifier précisément votre situation et vos droits accumulés en vue de la liquidation de vos droits.
Outils en ligne
Le portail officiel "Info Retraite" de la Sécurité sociale constitue votre point d'accès privilégié. Accessible gratuitement, ce service permet de consulter votre relevé de carrière, d'accéder à des simulateurs de retraite et de tester différents scénarios de départ (carrière longue, à temps partiel, retraite progressive, etc.). Vous y trouverez également des estimations de pension basées sur votre situation actuelle.
Relevé de carrière
Le relevé individuel de situation (RIS) liste l'ensemble des périodes d'activité ou assimilées, les trimestres validés, les cotisations et les périodes assimilées (chômage, maternité, maladie, service militaire...). Une vérification attentive permet d'identifier toute omission avant de déposer une demande.
Pour la carrière longue, une pièce spécifique complète ce relevé : l'attestation de carrière longue délivrée par votre caisse (Cnav, CARSAT), qui confirme officiellement votre éligibilité au dispositif avant le dépôt du dossier.
Points de vigilance
Lors de votre vérification, prêtez attention à plusieurs points :
- Assurez-vous que toutes vos périodes de travail ont été enregistrées : un oubli d'un employeur, une période de chômage ou une parentalité non comptabilisée peuvent retarder l'ouverture de vos droits ou affecter le montant de votre pension.
- Vérifiez la correcte reconnaissance des trimestres réputés cotisés (service national, maladie, maternité). Certaines d'entre elles ne sont retenues que dans la limite de trimestres par an.
- Calculez précisément le nombre de trimestres validés (tous régimes confondus) pour votre date envisagée de départ : un écart d'un ou deux trimestres peut retarder votre date d'accès ou affecter le calcul de votre pension de base et le maintien du taux plein.
Comment faire sa demande de retraite anticipée : démarches et calendrier
Vous devez effectuer votre demande de retraite plusieurs mois avant la date de départ souhaitée : en général environ 5 mois avant.
Dépôt de la demande
La demande s'effectue via votre espace personnel sur le site info-retraite.fr / lassuranceretraite.fr, ou, selon votre régime, via votre caisse régionale (CARSAT, MSA, etc.). Ce "formulaire unique" permet de mobiliser l'ensemble des régimes de base auxquels vous avez cotisé.
Documents à préparer
Lors de votre demande, il vous sera demandé, selon votre situation, une pièce d'identité, un RIB, votre relevé de carrière vérifié, ainsi que les justificatifs nécessaires (majorations pour enfants, périodes reconnues, services assimilés, etc.).
Délais et date d'effet
- Vous devez effectuer la demande suffisamment tôt (environ 5 mois avant).
- La date de départ en retraite est en général fixée au 1ᵉʳ jour d'un mois. Elle ne peut pas être antérieure à la date de dépôt de la demande, ni à la date à laquelle vous remplissez les conditions d'âge/trimestres ou d'éligibilité.
- Après réception du dossier complet, le traitement prend souvent 4 à 5 mois avant notification.
Note trustpilot :
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Questions fréquentes sur la retraite anticipée
Quels sont les dispositifs de retraite anticipée en 2026 ?
La réglementation prévoit cinq principaux dispositifs permettant un départ avant l'âge légal : la carrière longue, le handicap, l'incapacité permanente, la pénibilité via le compte professionnel de prévention (C2P) et certaines situations spécifiques dans la fonction publique, notamment pour les parents d'enfants en situation de handicap. Chaque dispositif répond à des conditions d'âge, de durée d'assurance ou d'état de santé qui lui sont propres.
Quelles sont les conditions de la retraite anticipée pour carrière longue ?
Pour bénéficier d'un départ anticipé pour carrière longue, vous devez avoir commencé à travailler jeune, avoir validé un nombre minimum de trimestres avant 16, 18, 20 ou 21 ans selon votre situation et totaliser la durée d'assurance exigée pour votre génération. Certaines périodes de chômage, de maternité, de maladie ou de service national peuvent être retenues comme trimestres réputés cotisés dans les limites prévues par la réglementation.
La suspension de la réforme des retraites change-t-elle la retraite anticipée ?
Oui. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 suspend jusqu'au 1er janvier 2028 une partie de la montée en charge de la réforme de 2023. Les paramètres d'âge légal et de durée d'assurance évoluent donc différemment pour certaines générations, ce qui peut modifier la date de départ de certains assurés, notamment dans le cadre du dispositif carrière longue. Les conditions applicables dépendent de votre année de naissance et de la date envisagée pour votre départ.
Vaut-il mieux racheter des trimestres ou verser sur un PER avant un départ anticipé ?
Ces deux solutions répondent à des objectifs différents. Le rachat de trimestres permet d'améliorer les droits acquis auprès des régimes obligatoires de retraite, tandis que le PER constitue une épargne destinée à compléter vos revenus une fois à la retraite. Le choix dépend notamment de votre âge, de votre taux marginal d'imposition, du nombre de trimestres manquants et de votre patrimoine. Une simulation personnalisée reste le meilleur moyen de déterminer la stratégie la plus adaptée.
Que devient mon PER en cas de retraite anticipée ?
Le départ à la retraite, y compris dans le cadre d'une retraite anticipée, permet de débloquer l'épargne constituée sur un plan d'épargne retraite. Selon les caractéristiques de votre contrat, vous pouvez choisir une sortie en capital, en rente viagère ou combiner les deux. Cette épargne peut constituer un complément de revenus afin d'accompagner la baisse de ressources liée à l'arrêt de l'activité professionnelle.