mercredi12avril
Assureur face à des clients

L’assurance vie étant le placement préféré des Français, le moindre changement de la taxation de ce support les amènera tout de même à changer d’attitude. En effet, une hausse des taxes sur l’assurance vie engendrerait des conséquences considérables sur les épargnants, étant donné que deux-tiers d’entre eux sont prêts à se détourner de leur contrat si la fiscalité de ce support devenait moins avantageuse.

Les Français ont longtemps considéré l’assurance vie comme un support avantageux auquel ils sont très attachés. Ils ne veulent surtout pas qu’on touche à ces avantages fiscaux, tellement qu’ils seraient prêts à se détourner de leur contrat d’assurance vie en cas de changement ou de hausse de la taxation de ce placement.

En effet, selon un sondage mené par l’institution Ipsos pour le compte de la FFA (Fédération française de l’assurance vie)et communiqué le 30 mars 2017, les deux-tiers des Français détenteurs d’un contrat d’assurance vie vont se détourner de leur contrat si le cadre fiscal de ce support venait à changer. Seule une très faible minorité (8%) se montre favorable à un éventuel alourdissement de la fiscalité de l’assurance vie.

Cela dit, en attendant, les épargnants pourront toujours utiliser un comparatif d’assurances vie pour trouver la meilleure offre sur le marché.

Pour les Français, tout changement de la fiscalité de l’assurance vie sera synonyme de rupture sur leurs contrats

D’après un sondage Ipsos pour la FFA, les épargnants Français traduiraient toute hausse des taxes sur leur l’assurance vie comme une rupture sur leurs contrats.

En effet, une large majorité des Français (66%) se déclarent être prêts à se détourner de leurs contrats d’assurance vie si un changement venait s’opérer sur la fiscalité de leur placement préféré, et ce, que ce soit en épargnant plus du tout ou moins (30%), ou en retirant leur épargne du contrat (36%).

Seules 8% des personnes sondées accepteraient un alourdissement de la fiscalité de ce produit.

L’enquête Ipsos a proposé plusieurs scénarios aux personnes interrogées, dans le but de voir les attentes des détenteurs de contrat d’assurance vie. Le premier scénario est l’avantage fiscal maximal de l’assurance vie qui est atteint à partir de 10 ans de détention, et le deuxième, au-delà de 12 ans, si cet avantage n’est accordé actuellement qu’aux contrats d’au moins 8 ans. Et le résultat s’avère négatif : 25% (dans l’hypothèse d’un seuil de 10 ans) et 29% (dans l’hypothèse d’un seuil de 12 ans) des épargnants interrogés épargneraient plus du tout, moins ou désépargneraient.

De plus, toujours selon l’enquête Ipsos, 77% des personnes interrogées sont contre la mise en place de la « flat tax », une réforme proposée par le candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron qui consiste à supprimer les avantages fiscaux de l’assurance vie en alignant sa fiscalité avec celles des autres produits d’épargne.

La bonne image de l’assurance vie

Pourtant, les Français trouvent l’assurance vie très avantageuse, notamment en termes de fiscalité.

En effet, 61% d’entre eux considèrent l’assurance vie comme un support intéressant du fait qu’il est peu taxé sur le long terme. Ce chiffre monte jusqu’à 75% si l’on interroge les détenteurs d’un contrat d’assurance vie.

Selon Bernard Spitz, le président de la FFA :

Les Français font un lien très clair entre durée et fiscalité. (...) S'il n'y avait pas l'assurance-vie, on augmenterait la volatilité de l'épargne des Français.

Bernard Spitz

Il faut dire que les Français sont fortement attachés aux avantages fiscaux de leur placement préféré. La raison pour laquelle ils sont aussi sensibles lorsqu’on leur parle d’une hausse ou d’un changement de la taxation de l’assurance vie. Le président de la commission des assurances de personnes de la FFA et directeur général délégué de Generali France, Stéphane Dedeyan, souligne que :

Toute rupture brutale et inexpliquée de ce contrat de confiance provoque des réactions immédiates et très marquées.

Stéphane Dedeyan

De plus, l’idée d’une proposition d’un avantage fiscal supplémentaire au bout de 12 ans de détention (mais que la fiscalité de l’assurance vie restait inchangée) plaît aux épargnants, étant donné que la durée moyenne de détention d’un contrat est actuellement au-delà de 11 ans. En effet, dans cette hypothèse, 42% d’entre eux seraient prêts à conserver leur contrat jusqu’à 12 ans au minimum, et 24% seraient prêts à épargner encore plus sur leur contrat. Bernard Spitz précise sur ce point :

Les Français sont assez tolérants à l'idée d'une évolution vers 12 ans. (…) Ce qu'il ne faut surtout pas faire, c'est aller à l'encontre de leur psychologie.

Bernard Spitz

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