mardi12décembre
concept de l'assurance vie

En raison du déclin continu de l’assurance-vie, la CLCV a analysé les contrats en circulation en France. L’étude indique que les assureurs font la promotion des nouveaux contrats qu’ils tentent de vendre en reversant plus de bénéfices sur ces derniers que sur les anciens contrats. Par ailleurs, l’association de défense des consommateurs observe que les contrats souscrits auprès des assureurs et les mutuelles servent de meilleurs rendements que ceux des banques. Détails !

Eu égard à l’érosion graduelle de l’assurance-vie, la CLCV (Confédération du logement et du cadre de vie) a mené une étude sur le sujet. Depuis quelques années, les rendements servis aux 37 millions de bénéficiaires continuent en effet de chuter, passant de 2,30% en 2015 à 1,80% en 2016.

Le cabinet spécialisé Facts and Figures prévoit même que le rendement moyen des fonds en euros va fléchir à 1,48% en 2017 avant de dégringoler à 1,40% net de frais l’an prochain.

L’association de défense des consommateurs réalise son étude en passant au crible les 54 millions de contrats d’assurance-vie en circulation en France. La CLCV a sollicité les assureurs à lui communiquer une série d’indicateurs (taux de rendement, frais facturés…) sur plus d’un millier de contrats commercialisés ou retirés de la vente mais encore détenus par des assurés.

Plusieurs assureurs ayant refusé de fournir leurs données, l’association a tout de même pu récolter et analyser les informations de 232 contrats.

Les nouveaux contrats sont poussés par les assureurs

De l’étude de la CLCV, il ressort le constat selon lequel les assureurs redirigent les usagers vers les nouveaux contrats qu’ils tentent de vendre. Lorsqu’un souscripteur confie son argent à un assureur, celui-ci l’investit. Il a par la suite l’obligation de reverser au bénéficiaire du contrat les revenus dégagés par le placement de l’épargne.

Concernant les fonds en euro, la loi stipule que l’assureur doit reverser à l’épargnant 85% des bénéfices financiers au minimum. Comme il s’agit d’une règle globale s’appliquant à tous les contrats, la CLCV indique que les assureurs en profitent.

En effet, ils réattribuent plus de bénéfices aux nouveaux contrats qu’ils commercialisent et en reversent moins aux anciens contrats indisponibles à la vente.

Un rendement plus faible chez les banques

L’étude de la CLCV révèle par ailleurs que les assurances vie mises en vente par les banques présentent des rendements inférieurs à celles commercialisées par les assureurs et les mutuelles.

Après 8 ans, les contrats des assureurs et mutualistes dégagent une rémunération du capital initial de 27,96%. Durant ce même laps de temps, ceux des banques n’offrent toutefois qu’une rentabilité de 22,62%.

Jean-Yves Mano, président de la CLCV, fait remarquer que « l’écart n’est pas négligeable ». C’est ainsi que François Carlier, délégué général de l’association, recommande aux épargnants de ne pas souscrire un contrat d’assurance-vie « le samedi matin lors de leur passage chez le banquier ».

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