lundi18février
2019 rendements assurance vie moins que 2018

Les rendements de 2018 sont à peine communiqués que les observateurs de l’assurance-vie en euros sont déjà à l’affût de ce qu’elle va rapporter en 2019. Il semblerait que les similitudes sont au rendez-vous par rapport à la tendance de l’an dernier, mais avec un infime repli. Il faut savoir que les rémunérations des contrats sont attendues à la baisse pour les prochaines années.

Si l’assurance-vie enregistre des résultats toujours prometteurs, entre autres sa collecte annuelle positive et ses encours à plus de 1 500 milliards en 2018, ces dernières années n’ont pas été douces pour les fonds en euros qui voient leur rentabilité s’effriter continuellement.

Cette tendance baissière perdurera encore pour les périodes à venir, selon les estimations des analystes, avant de retrouver son équilibre à hauteur de 1,20% ou 1,30%. Pour ce qui est de 2019, ce support devrait rapporter en moyenne près de 1,5%, un tantinet moins rentable qu’en 2018. Entendons par cela qu’il existe des contrats plus compétitifs et d’autres qui le sont moins.

Et pour comprendre cette disparité, une analyse de la politique stratégique de chaque établissement est de mise, notamment leur capacité ou non à optimiser le rendement de leurs produits autant par la performance de leurs obligations que par leur consentement à utiliser à bon escient leurs réserves.

Des rémunérations disparates

Les contextes économiques, notamment l’instabilité des marchés boursiers qui impacte sur les unités de compte et la politique des taux bas qui affecte le rendement des fonds en euros, n’ont pas eu raison de l’assurance-vie. Ce placement s’est retrouvé à la fin de l’année avec des encours dépassant les 1 700 milliards d’euros et une collecte positive de 22,4 milliards sur un an.

À savoir que 2019 ne sera pas plus rémunérateur que 2018 pour les contrats sans risques, car les taux appliqués sont destinés à encore régresser selon les observateurs, comme le prédit Cyril Chartier-Kastler dans ces propos :

« Le rendement moyen des fonds euros devrait continuer de diminuer dans les prochaines années, pour se stabiliser à 1,20% ou 1,30% ».

Cyril Chartier-Kastler

Cette année, la moyenne attendue serait de 1,5% environ, qui n’est aucunement éloignée de celle d’avant. Il faut toutefois préciser que certains assureurs sont plus généreux que d’autres, car ils en ont les moyens.

Les mutualistes notamment, ainsi que les enseignes traditionnelles, étant donné qu’ils disposent d’actifs plus rentables grâce à leurs contractants de longue date. Les banques, en revanche, n’en ont pas la possibilité, ayant souscrit des obligations récentes à faibles taux.

Pas étonnant que les bénéfices sont plus importants auprès de certains (de 2,2% à 2,5% chez Afer, Gaipare et Macsf) tandis qu’ils le sont moins chez d’autres (à 1% à la Caisse d’épargne). Good value for Money révèle toutefois quelques rémunérations très compétitives, telles que les 3,20% de la Sécurité Pierre Euro, le fonds en euros immobilier de Sérénipierre quoiqu’il le doive à sa petite dose de risque.

Des réserves peuvent être puisées pour optimiser les rendements

Pour rassurer leurs adhérents face à la régression des taux de rendement, chaque distributeur d’assurances vies présente leur argument. Certains misent par exemple sur le repli de l’inflation, mais le plus percutant est l’utilisation de la PPB (provision pour participation aux bénéfices). Ces réserves de près de 50 milliards d'euros, selon Gérard Bekerman, président de l'Afer, que les assureurs prélèvent des profits générés par les actifs (à 3,35%) pour se servir de coussin de sécurité en cas de coup dur comme actuellement.

D’autant que celles-ci devraient légalement revenir aux contractants, ne serait-ce que sous forme d’une majoration de 0,5 point sur leurs contrats pendant sept ans. Ce qui n’est pas près d’arriver, si l’on observe les comportements des compagnies. En effet, 71% seulement de cette PPB est redistribué à leurs ayant-droits. Une situation que Sandrine Perrois, juriste au service de la CLCV déplore. D’après elle :

« Ils devraient davantage les redistribuer pour que les épargnants ne perdent pas du pouvoir d'achat ».

Sandrine Perrois

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