jeudi28février
Supports euros qualifiés atypiques

Face aux faibles rendements des contrats d’assurance-vie en euros classiques, les supports « nouvelle génération » se sont montrés plus performants, tout en offrant toujours une garantie du capital de leurs détenteurs. Quoique cela ne devait durer qu’un moment pour les fonds exposés aux actions. Ceux à forte dominante immobilière, en revanche, ont continué d’être généreux en 2018.

Le début de l’année est toujours une période très attendue par les détenteurs d’assurance-vie qui ont opté pour des supports en euros. Car qu’il s’agisse ou non des fonds classiques, les rendements de l’année écoulée sont communiqués entre janvier et février de celle en cours. Et même s’il reste encore quelques retardataires, les premiers rapports permettent déjà d’entrevoir des performances disparates au niveau de chaque placement.

Les fonds centrés sur l'immobilier, entre autres, continuent à briller malgré un repli minime de la rémunération de certains contrats alors que les supports à forte exposition aux actions subissent les impacts de la volatilité des marchés boursiers. Quant aux « eurocroissances », ils affichent aussi une tendance baissière de leurs taux.

Une hausse pour les uns, une baisse pour les autres

En termes d’assurance-vie, les supports en euros atypiques sont devenus une alternative en vogue aux fonds classiques du fait qu’ils allient performance et sécurité. Ce qui est justement ce que recherchent les victimes de l’effritement continuel des rendements du placement à capital garanti.

Après un 2017 très prometteur, la branche dédiée à l’investissement immobilier a maintenu la cadence en 2018 avec des rémunérations quasi stables, oscillant entre une légère baisse et une petite hausse, mais offrant toujours les meilleurs taux du marché. Parmi ces fonds se trouvent :

  • Sécurité Pierre Euro de la filiale du Crédit Mutuel Arkéa, Suravenir, qui revendiquait le titre de meilleure performance en rapportant 3,2% en dépit de sa régression de 0,2 point ;
  • Euro Allocation Long Terme de la filiale du Crédit agricole, Spirica, rémunéré à 2,9% (-0,1 point) ;
  • Netissima de Generali qui a pu augmenter son taux de 0,15 point pour s'élever à hauteur de 2,25%.

De leur côté, la tendance s’est inversée pour les fonds exposés aux actions, qualifiés de supports dynamiques. Étant donné leur niveau d’exposition, les répercussions de la dégradation de 11% du CAC 40, une flagrante preuve de l’instabilité des marchés boursiers, leur ont été inévitables. Certains d’entre eux ont enregistré une baisse notable pour finalement ne rien rapporter l’année dernière, notamment :

  • Sécurité Target Euro de la filiale de Société générale Oradéa Vie, dont la rémunération s’élevait à 4,05% en 2017 ;
  • Euro Sélection de Spirica

Quelques poignées font toutefois figure d’exception, entre autres Elixence de Generali qui est arrivé à modérer son recul à 1,44% en partant de 2,68% l’année précédente.

Les contrats eurocroissances en mauvaise position

Les fonds euros dynamiques n’ont pas été les seuls à boire la tasse en 2018. L’année dernière a été aussi loin d’être fameux pour le troisième pilier de l’assurance-vie, les eurocroissances qui, à la différence des supports atypiques, exposent leurs détenteurs à des risques de perte du capital avant d’atteindre le 8ème anniversaire du contrat.

À savoir, un placement audacieux doit dégager davantage de profits alors que la performance des fonds eurocroissances va à l’encontre de cette logique. À titre d’exemple :

  • Le support intégré dans le contrat Cler d’Axa, distribué par Agipi ne rapportait plus que 2,85% (3,8% auparavant) ;
  • Celui proposé par Afer s’est tellement dégradé au point d’afficher un rendement estimé à 1,66% au-dessous de zéro.

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