mardi31mars
des professionnels de l'assurance vie

L’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a demandé aux professionnels de l’assurance-vie de manifester davantage de transparence concernant les placements qu’ils proposent. En effet, ceux-ci insistent souvent sur le côté rémunérateur des unités de compte sans évoquer les risques. Pourtant, les épargnants peuvent y perdre leur capital, contrairement aux fonds en euros.

Le rendement assurance vie est désormais au plus bas sur les fonds en euros classiques en raison de la faiblesse des taux d’intérêt. D’ailleurs, cet environnement défavorable tend à empirer au fil du temps. Les assureurs ont ainsi décidé de promouvoir davantage des supports rémunérateurs, mais plus risqués comme les unités de compte (UC).

Les professionnels de l’assurance-vie utilisent souvent le rendement comme premier argument commercial. Vu les performances des UC l’an dernier, les épargnants se laissent rapidement séduire. Toutefois, ces taux élevés viennent seulement d’une tendance avantageuse des marchés.

L’ACPR s’efforce ainsi d’empêcher les abus en rappelant à l’ordre les acteurs du secteur et en informant davantage les épargnants.

Des recommandations pour les épargnants

Dans un communiqué émis le 10 mars dernier, l’ACPR invite notamment les clients à comparer les termes des contrats d’assurance-vie, surtout au niveau des frais, pour éviter les mauvaises surprises. Ils sont également tenus de s’informer sur les effets de toute modification dudit contrat, à l’initiative de la compagnie ou à leur demande.

Ces renseignements sont importants en cette période d’incertitude sur les marchés financiers. Le CAC 40, par exemple, a enregistré une dépréciation d’environ 23 % depuis janvier dernier, en comparaison des indices sur la même période en 2019. Ce recul significatif découle de la crise sanitaire liée au Covid-19 qui perturbe l’ensemble des marchés financiers à travers le monde.

Si l’épidémie venait à s’aggraver, les épargnants risquent de prendre panique et de racheter en masse leurs contrats d’assurance-vie. Dans ce contexte, l’ACPR incite les assurés à ne pas se laisser déstabiliser par le cours des actions. En effet, les fluctuations des indices sur le court terme ne reflètent pas nécessairement la tendance sur toute la durée du contrat. Comme le souligne le gendarme de l’assurance, sur Capital :

Les contrats d’assurance-vie sont des produits de long terme et doivent être souscrits en tenant compte des objectifs poursuivis et de la durée de détention envisagée.

L’an dernier, les unités de compte ont affiché des rendements plus qu’attrayants grâce à des marchés financiers en pleine forme. D’ailleurs, le CAC 40 a gagné 26,37 % sur deux semestres. À lui seul, cet argument permet déjà de convaincre de nombreux clients. Les professionnels n’hésitent pas à l’utiliser à outrance pour redynamiser leurs activités ralenties par les contre-performances des fonds en euros.

Différentes méthodes pour lancer les UC

Dans un environnement dominé par les taux faibles, voire négatifs, le rendement des fonds en euros est négligeable. Les professionnels de l’assurance-vie ont donc décidé de miser sur les UC. L’ACPR a tenu à leur rappeler leur obligation d’informer les consommateurs sur les risques de perte de capital impliqués par ces supports de placement.

Contrairement aux fonds en euros, la rémunération des UC dépend de la santé des marchés. Tant que les indices sont favorables, comme l’année dernière, les souscripteurs peuvent bénéficier d’un excellent rendement. Dans le cas contraire, les capitaux ne sont pas garantis comme pour les fonds en euros. Les épargnants peuvent donc perdre de l’argent.

Obligés d’informer les consommateurs sur ces risques, les assureurs se servent désormais de différentes méthodes pour pousser les nouveaux souscripteurs vers les UC. Ils proposent notamment des avantages financiers comme des réductions ou des suppressions de frais, des bonus sur le taux de rémunération…

Toutefois, ces privilèges ne sont accessibles qu’en plaçant un certain pourcentage de son capital sur des unités de compte. Cette pratique est assez courante dans le secteur.

De plus, les professionnels n’hésitent pas à promettre des rendements doublés, voire plus, pour toute souscription de contrats avec un certain quota d’unités de compte.

Une autre technique consiste à décourager les clients à choisir les fonds en euros. Il s’agit d’une manière détournée de les inciter à privilégier les UC. Certains assureurs ont notamment mis en place des frais dissuasifs sur les supports classiques. Il peut s’agir de frais sur versement ou de frais d’entrée. En tout cas, les fonds en euros deviennent d’emblée peu attrayants, malgré la garantie en capital.

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