vendredi01novembre
Ces dernières années ont vu l'éclosion d'une profusion de sociétés innovantes et/ou à fort poten-tiel de développement. Pour les investisseurs, ces sociétés sont autant de possibilités d'importantes plus-values. La contrepartie est évidemment une part de risque plus ou moins importante suivant le secteur d'activité, mais aussi et surtout en fonction de la qualité de gestion par leurs dirigeants. Même s'ils sont proches sous certains aspects, ces types d'investissements se différencient par leurs dénominations de capital-investissement et capital-risque.

Capital-investissement et capital-risque, quelles différences ?

Le fondement du capital-investissement consiste à regrouper l'ensemble des opérations de prise de participation au capital de sociétés non cotées. Ces opérations sont effectuées par des professionnels spécialisés dont l'objectif est la réalisation d'importantes plus-values dans un délai qui se veut relativement court puisqu'il est généralement compris entre 5 et 9 ans.

Capital-investissement :

Le capital-investissement intervient à chacune des étapes de la vie de l'entreprise, c'est-à-dire la création, le développement ainsi que la cession. Ce marché est occupé par des fonds différents de capital-investissement qui peuvent être privés ou semi-publics. Certains de ces fonds se spécialisent sur le secteur d'activité précis tels que la technologie de l'information, les biotechnologies, les Green Tech et autres.

Capital-risque :

En ce qui concerne le capital-risque, il touche uniquement les opérations en fonds propres réalisés par des entreprises innovantes en phase de création ou les jeunes entreprises présentant un fort potentiel de croissance.
En règle générale, les sociétés de capital-risque n'interviennent que pour des montants supérieurs à 1 000 000 d'euros. Certains fonds dits d'amorçage régionaux peuvent toutefois investir à partir du seuil de 300 000 €.
Lors du démarrage d'une entreprise à fort potentiel, les entrepreneurs peuvent éventuellement ouvrir leur capital à ce qui est nommé des business Angels. Ces sociétés disposent d'une capacité d'investissement certes variable, mais qui ne dépassent que rarement quelques centaines de milliers d'euros.

Les différents niveaux d'intervention

Les interventions en capital sont réalisées à différentes étapes de la vie de la société :

Également nommé " Seed capital ", le capital-amorçage intervient soit avant, soit juste après le réel démarrage d'activité de la société. Dans de nombreux cas cette intervention correspond à la mise au point de nouveaux produits tels que des préséries ou un prototype.

 

Comme son nom le sous-entend, le capital-création (start-up en anglais) intervient au démarrage de la société, ou dans certains cas à l'occasion de son tout premier développement. On parle alors de " capital post-création ".

 

Le capital-développement est l'opération qui consiste à intervenir dans une entreprise en phase de maturité, mais lors d'une nouvelle phase de développement (nouvelle gamme de produits, modernisation d'une chaîne de production...).

 

La dernière phase est celle du capital-transmission qui intervient en capital au moment de la cession de la société.

À noter que la dénomination de capital-risque ne concerne que les 2 premiers types d'intervention.

Les modalités d'entrée au capital


Dans ce type de société, le business plan joue un rôle essentiel, tant pour les dirigeants que pour les investisseurs potentiels. C'est en effet après étude approfondie de ce business plan dont les prévisions portent généralement sur 3 ans ou 5 ans que les investisseurs prennent ou non la décision d'entrer au capital.
Les dossiers présentant ces sociétés sont souvent complexes et atypiques du fait qu'il s'agit d'entreprises généralement innovantes, ou présentant un fort potentiel de développement. Les critères retenus sont donc très différents de ceux généralement retenus par les banques.
Les critères de sélection sur la qualité du dossier, la complémentarité des créateurs ainsi que leurs expériences réciproques, sans oublier bien sûr la place présente sur le marché en ce qui concerne le produit ou service proposé. S'ajoutent l'aspect réellement innovant de l'offre ainsi que d'autres critères de sélection.
En ce qui concerne les modalités d'intervention du capital-risque, elles sont plus ou moins complexes.
En fonction des cas, le " capital-risqueur " dispose généralement de plusieurs choix : 

Accorder des avances en compte courant d'associé
Souscrire des obligations dont certaines peuvent être assorties de " bons de souscription d'actions "
La souscription d'actions ordinaires
Souscrire des actions de préférence

De par sa nature, l'intervention du capital-risque et aussi ponctuelle que limitée dans le temps. De la même manière que l'entrée dans le capital, la sortie peut se réaliser différents moyens :

La revente des titres à un groupe, qui peut être industriel ou financier
Le rachat des titres par les associés initiaux à un prix défini à l'avance
La réduction ou l'amortissement du capital
L'introduction en bourse
La revente à une structure de capital-développement

La rémunération d'un " capital-risqueur " tient essentiellement à la plus-value réalisée lors de la re-vente de la participation. Elle se révèle par conséquent incertaine avec pour risque de tout perdre au cas où l'entreprise disparaît ou de ne jamais pouvoir revendre les actions souscrites faute d'acheteurs.

Quels sont les investisseurs qui mettent en œuvre le capital-risque ?


Comme son nom l'indique, le capital-risque induit une part plus ou moins grande de risques. Tous les investisseurs ne sont donc pas prêts à se risquer dans une aventure dont ils ne maîtrisent pas tous les aspects.
Ce sont donc en général des structures spécialisées qui interviennent et qui sont des :

Sociétés de capital-risque (SCR)
Personnes physiques couramment dénommées Business Angels
Fonds de capital-risque (structures spécialisées dans le capital création)
Fonds communs de placement à risque (FCPR) ou de placement dans l'innovation (FCPI)

Chacune de ces structures n'intervient généralement qu'à un seul niveau en laissant sa place à une autre en fonction du développement de la société.
Ces investisseurs se répartissent sur différentes structures qui peuvent être régionales, nationales ou de type Corporate venture.

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