mercredi07octobre
Homme avec tirelire.

En juillet dernier, l’assurance-vie a subi une décollecte de 500 millions d’euros. Le secteur a ainsi enregistré une collecte négative pour le cinquième mois d’affilée. Cette tendance résulte notamment des effets de la crise sur les Français et des nouvelles contraintes liées au fonds en euros.

Désormais, les épargnants préfèrent miser sur le Livret A. Le rendement assurance vie fait partie des atouts mis en avant par les distributeurs de contrats y afférents. Ces dernières années, cet argument commercial ne tient toutefois plus face à la baisse continue des rémunérations dans le secteur, surtout celui du fonds en euros. Néanmoins, les particuliers sont restés fidèles à ce placement en raison de sa garantie de capital.

Dans un contexte de taux durablement bas, les assureurs-vie ont décidé d’en détourner les épargnants pour préserver leurs marges. Concrètement, ils ont imposé des quotas d’unités de compte sur les contrats de fonds en euros. Abhorrant le risque, les Français ont fini par se tourner vers les livrets réglementés.

Une désertion liée aux unités de compte

Le fonds en euros classique est traditionnellement reconnu comme le support de placement privilégié des particuliers pour protéger leur épargne. En effet, ce produit comporte une garantie de capital. Ainsi, les épargnants ne risquent pas de perdre les sommes investies, quelle que soit la conjoncture économique.

Toutefois, les assureurs ont de plus en plus de difficulté à préserver cette garantie en raison de la raréfaction des investissements sûrs. Ils sont par ailleurs confrontés à des problèmes de solvabilité face à la politique des taux d’intérêt faibles en vigueur ces dernières années.

Pour remédier à cette situation, de nombreux assureurs-vie demandent désormais aux clients de verser une partie de leur épargne (souvent un tiers) sur les unités de compte. Ces supports sont potentiellement plus rentables, mais nettement plus risqués. En effet, ils n’offrent aucune garantie de capital.

Les Français sont réputés pour leur aversion pour toute forme de risque sur le plan financier. En toute logique, ces nouvelles conditions ne plaisent pas aux épargnants moyens. Ils ont donc décidé d’investir sur d’autres supports de placement, moins contraignants et plus liquides.

Une tendance due à la crise sanitaire

Le Livret A se définit notamment par sa grande liquidité. Concrètement, l’épargnant peut facilement retirer son argent lorsqu’il le souhaite. Cette spécificité est particulièrement appréciée par les ménages en cette période de crise. En effet, ils pourront ainsi puiser dans leur épargne pour faire face aux aléas de la situation sanitaire (hausse des prix, éventuel reconfinement, etc.) et compléter leurs revenus en cas de problème.

D’ailleurs, les Français ont actuellement tendance à éviter les engagements à moyen ou à long terme, faute de visibilité suffisante. Ils préfèrent rester prudents dans un contexte dominé par l’incertitude. De plus, la crise du Covid-19 continue de menacer les emplois et les ressources de la plupart des foyers. Les actifs ont logiquement peur pour leur avenir.

Au final, cette conjoncture a incité les épargnants à placer massivement leur argent sur le Livret A, au détriment du fonds en euros classique. Ce dernier a enregistré plus de retraits que de versements durant la crise. Dans le détail, les assureurs-vie ont fait état d’une décollecte de 5,2 milliards d’euros depuis janvier dernier.

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