Les Plans d’épargne retraite continuent de gagner du terrain. D’après les fédérations professionnelles, leurs encours ont franchi le seuil des 141 milliards d’euros fin septembre 2025, portés par tous les types de PER.
- Les encours des PER progressent de 19% sur un an, selon les fédérations professionnelles.
- Ils passent de 136,1 Md€ fin juin 2025 à plus de 141 Md€ au 30 septembre 2025.
- Les PER individuels totalisent 82,4 Md€, les PER d’entreprise collectifs 31,7 Md€ et les PER obligatoires 27,1 Md€.
- Plus de 80% des actifs seraient investis en France et dans l’UE ; plus de 60% financeraient les entreprises.
- La loi Industrie verte introduit des seuils minimaux d’investissement vers l’économie réelle dans la gestion pilotée.
Les Plans d’épargne retraite (PER) poursuivent leur progression. D’après les chiffres consolidés des organisations professionnelles (France Assureurs, AFG, FNMF et FIPS), l’encours total augmente de 19% sur un an. Après 136,1 milliards d’euros fin juin 2025, il dépasse désormais 141 milliards d’euros selon les comptages arrêtés au 30 septembre 2025.
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Trois catégories de PER, toutes en hausse
La hausse ne se limite pas à un seul segment : l’ensemble des compartiments est concerné. Au 30 septembre 2025, les montants se répartissent ainsi :
- 82,4 milliards d’euros pour les PER individuels (PERin),
- 31,7 milliards pour les PER d’entreprise collectifs,
- 27,1 milliards pour les PER obligatoires.
Pourquoi le PER s’est installé dans le paysage
Le PER a été instauré par la loi Pacte en 2019, avec l’idée de rassembler et simplifier plusieurs dispositifs antérieurs (Perp, Madelin, article 83...). Depuis, s'est progressivement imposé comme le produit phare de la retraite supplémentaire.
Dans les arguments mis en avant, l’avantage fiscal à l’entrée reste central : les versements volontaires peuvent, dans certaines limites, être déduits du revenu imposable.
Investissements : une part importante orientée vers l’économie
Au-delà du seul niveau d’encours, les pouvoirs publics et les acteurs du secteur soulignent l’effet macroéconomique potentiel du PER. Plus de 80% des actifs seraient investis en France et dans l'Union européenne.
Autre élément mis en avant : plus de 60% des actifs seraient dirigés vers le financement des entreprises (fonds propres ou dette privée), dont plus de 5 milliards d’euros en actifs non cotés.
Industrie verte : ce qui change dans la gestion pilotée
La loi Industrie verte fait évoluer les modalités d’investissement, notamment via la gestion pilotée à horizon (souvent proposée par défaut). Celle-ci intègre désormais des seuils minimaux d’investissement vers l’économie réelle : capital-investissement dans les PME et ETI, infrastructures, actions de petites et moyennes valeurs cotées.
Le double objectif affiché : contribuer au financement des entreprises européennes et, sur le long terme, augmenter le potentiel de rendement grâce à une diversification plus large.
Un produit en forte croissance, mais à manier sur la durée
Cette progression s’accompagne de points de vigilance. Le PER reste une solution d’épargne de long terme : les sommes sont en principe indisponibles jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite (hors cas de déblocage anticipé). La préparation de la sortie (capital ou rente) et la fiscalité applicable doivent être prises en compte.
Avec près de 12,7 millions de titulaires, le PER est désormais un pilier de l'épargne des Français. La question reste ouverte pour 2026 : la dynamique peut-elle se poursuivre dans un contexte budgétaire plus contraint et avec davantage de concurrence entre produits d’épargne ?