L’entrée en vigueur des nouvelles mesures fiscales et sociales modifie profondément les conditions d’utilisation du plan d’épargne retraite (PER). Certaines dispositions diminuent l’attrait fiscal de ce produit, tandis que d’autres apportent davantage de flexibilité pour optimiser les versements. Ces changements invitent les épargnants à repenser leur stratégie de constitution de capital, en prenant en compte l’impact sur la fiscalité, les prélèvements et la planification à long terme.
- Les réformes introduites en 2026 modifient sensiblement le paysage du PER.
- La hausse des prélèvements sociaux et la suppression de la déduction fiscale des versements après 70 ans diminuent certains avantages fiscaux et sociaux, tandis que l’extension du report des plafonds offre des marges de manœuvre supplémentaires.
- Anticiper ces mesures permet de tirer pleinement parti de ce produit d’épargne tout en adaptant la planification aux nouvelles règles.
Un rehaussement des contributions sociales
À compter de cette année, les prélèvements sociaux applicables aux gains du plan d’épargne retraite passeront à 18,6 %, quels que soient la formule et le support. Par ailleurs, le régime spécifique de certaines rentes obligatoires maintient un niveau de taxation situé aux alentours de 10 %.
ImportantNéanmoins, le PER conserve un avantage majeur grâce à la taxation différée : les sommes investies et les plus-values ne sont imposées qu’au moment du dénouement du contrat, permettant ainsi de faire croître l’épargne sur le long terme.
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Les versements volontaires restent déductibles du revenu imposable, dans des limites annuelles adaptées au niveau de revenu et à la situation familiale.
L’avantage fiscal limité à 70 ans
La déduction des versements du revenu imposable cesse au-delà de 70 ans. Les investissements réalisés après cette limite ne bénéficient donc plus de l’exonération immédiate. L’objectif de cette mesure est d’encadrer l’utilisation du PER et de restreindre les pratiques d’optimisation tardive.
Certaines professions, notamment dans le secteur libéral, peuvent prolonger leur activité au-delà de l’âge légal de départ à la retraite. Pour ces profils, la restriction peut apparaître comme un frein à la stratégie d’épargne. Investir reste possible après 70 ans, mais l’incitation fiscale disparaît.
Une extension du report des plafonds de déduction
Les plafonds annuels non utilisés peuvent désormais être reportés sur une période prolongée de cinq ans au lieu de trois. Cette flexibilité permet aux épargnants proches de la retraite, mais aussi aux ménages moins sollicités financièrement, d’augmenter leurs versements tout en respectant les seuils règlementaires.
Les conjoints soumis à un même foyer fiscal ont la possibilité de combiner leurs droits de versement, ce qui élargit significativement leur potentiel d’investissement pour la retraite. Associé à la capitalisation différée, le PER reste un instrument de choix pour les projets de long terme malgré ces tours de vis fiscaux.