Depuis janvier, les pensions de retraite complémentaire Agirc-Arrco ont été légèrement révisées à la hausse ou à la baisse par rapport à leur montant habituel. En cause : la mise à jour anticipée du taux de CSG, qui s’applique depuis le début de cette année. Mais derrière cette évolution se cachent des ajustements techniques et fiscaux plus profonds.
- Contrairement aux années passées où il fallait attendre mars, les nouveaux taux de CSG s’appliquent sur les pensions complémentaires dès ce mois de janvier.
- Le montant net des pensions peut varier selon l’évolution du revenu fiscal de référence des retraités.
- Les seuils de revenus pour le calcul de la CSG ont été revalorisés de +1,8 % au 1er janvier 2026.
- D’autres prélèvements sociaux (CRDS, Casa) continuent de s’ajouter selon le niveau de contribution.
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Une actualisation avancée pour éviter les rattrapages
Jusqu’à présent, les seniors observaient généralement une régularisation du taux de CSG sur leur retraite complémentaire au printemps, souvent avec effet rétroactif.
ImportantCe ne sera plus le cas : en 2026, la mise à jour intervient dès le mois de janvier, avec application immédiate sur la pension Agirc-Arrco.
Ce changement s’explique par une transmission plus rapide des données fiscales, désormais envoyées directement par la Direction générale des finances publiques (DGFIP) à l’Agirc-Arrco. Cette simplification administrative permet d’actualiser la taxation plus tôt en fonction des revenus déclarés.
Ce nouveau rythme concerne d’abord le régime complémentaire. Pour la pension de base versée par la CNAV ou la MSA, celle de janvier (qui est touchée en février) reflétera également l’ajustement. Le montant brut reste inchangé, mais la somme nette perçue est susceptible d’évoluer.
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Une variation du montant net liée aux revenus de l’année précédente
Outre le nombre de parts fiscales et le lieu de résidence, le taux de CSG appliqué dépend du revenu fiscal de référence (RFR) du foyer mentionné. Pour cette année, le calcul se base sur les revenus de 2024 déclarés dans l’avis d’imposition 2025.
Les seuils de ressources correspondant à chacun des taux existants (exonération, taux réduit à 3,8 %, taux médian à 6,6 % ou taux normal à 8,3 %) sont revalorisés chaque année en fonction de l’inflation. Au 1er janvier 2026, ils ont été relevés de +1,8 %.
Cependant, même avec cette hausse, certains retraités ont vu leur pension nette diminuer. En effet, en raison de l’augmentation de +5,3 % des pensions de base en 2024, certains foyers sont passés dans une tranche d’imposition supérieure. Ce glissement se traduit mécaniquement par un taux de CSG plus élevé, qui vient rogner le montant net versé.
Un système de lissage existe pour éviter un basculement brutal entre deux tranches, mais il ne s’applique que dans des situations spécifiques, notamment pour le passage du taux réduit au taux médian. L’évolution vers des taux supérieurs nécessite deux années consécutives au-dessus du seuil.
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En ce qui concerne les autres prélèvements sociaux, les retraités restent assujettis à la CRDS (0,5 %) et à la Casa (0,3 %) en fonction de l’évolution du taux de CSG. Par exemple, seuls les pensionnaires soumis au taux réduit s’acquittent de la CRDS, tandis que ceux relevant des taux médian ou normal sont redevables des deux contributions, tant sur leurs pensions de base que sur leur complémentaire.
Plus que jamais, il est important de se constituer une épargne retraite, notamment par le biais du PER, pour préserver son pouvoir d’achat.