vendredi26janvier
pièces de monnaie et calculatrice

Du fait de la diminution progressive des performances des fonds en euros, une étude s’est intéressée aux réserves des assureurs, notamment pour déterminer si celles-ci sont capables d’absorber le choc d’une éventuelle remontée des taux de marché. Affichant une PPB (provision pour participation aux bénéfices) moyenne de 3,5% en 2017, les assureurs seraient en mesure de contenir un tel choc. Détails !

Les performances des fonds en euros n’arrêtant pas de reculer depuis quelques années, les épargnants comme les assureurs s’inquiètent régulièrement sur l’avenir de ce support d’investissement. Ces derniers doivent en effet travailler avec des titres dont les rendements sont de plus en plus maigres.

Et la situation ne promet pas de s’améliorer d’aussi tôt. Si pour l’instant, celle-ci n’est pas bien alarmante, une éventuelle hausse des taux de marché pourrait entraîner des sorties massives des épargnants, qui vont aller voir de meilleurs rendements ailleurs, susceptibles de déstabiliser le secteur.

Néanmoins, un tel scénario ne demeure qu’une hypothèse. D’ailleurs, certaines données viennent rassurer les épargnants et les assureurs, notamment celles de GVfM (Good Value for Money). Récemment publiés, les chiffres du prescripteur de contrats d’assurance-vie portent sur les réserves financières des assureurs.

Une étude portant sur la PPB des assureurs

GVfM a étudié le niveau de PPB (provision pour participation aux bénéfices) dont disposent les assureurs. À titre de rappel, le code des assurances oblige les assureurs à reverser aux souscripteurs un minimum des bénéfices qu’ils réalisent, d’où la désignation « participation aux bénéfices ».

Celle-ci peut être réglée immédiatement, à la fin de l’exercice, mais l’assureur a également la possibilité de mettre une partie des bénéfices à reverser en réserve. Dans le deuxième cas, on parle de PPB.

Pour l’assureur, la PPB constitue un matelas de sécurité pour lisser les rendements des fonds dans le temps. En d’autres termes, l’assureur met en réserve une partie de la performance des fonds qu’il peut redistribuer ultérieurement, dans un délai de 8 ans, pour absorber les chocs sur le secteur notamment.

Un niveau de réserve assez rassurant

Les autorités ont continuellement contraint les assureurs de renforcer le niveau de leur PPB. Ces dernières années, le niveau moyen n’a cessé de progresser basculant de 2,62% en 2015 à 3,08% en 2016 pour culminer à 3,50% en 2017.

À l’heure actuelle, la réserve dont dispose les assureurs équivaut ainsi à 3,5 points de rendement, soit un niveau qui devrait atténue les inquiétudes quant à l’avenir des fonds en euros en cas d’augmentation brusque des taux d’intérêt. Chez certains assureurs, la PPB atteint même 4% et 5%. GVfM souligne qu’avec la réserve de capitalisation ainsi que les plus-values latentes sur actions et obligations, la réserve moyenne de rendement du secteur s’est hissée jusqu’à 7,75% à la fin de l’année 2016.

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