mercredi06mars
Des applications de réseaux sociaux

Une pratique déjà répandue dans le secteur d’assurance, la possibilité de scruter les réseaux sociaux pour évaluer les risques des adhérents sera légalement autorisée à New York dans quelques mois, selon les informations du Wall Street Journal. Certes, un encadrement strict accompagne théoriquement ce droit, mais les assurés devront quand même faire plus attention à ce qu’ils publient désormais.

De nouvelles mesures sont sur le point de voir le jour aux États-Unis, plus précisément dans l’État de New York où les établissements d’assurance-vie obtiendraient le droit d’observer les photos, publications et activités de leurs clients sur les réseaux sociaux.

Il faut savoir qu’une étude durant un an et demi, menée auprès de 160 assureurs a précédé cette réforme. Si la majorité des sondés disent n’avoir recours qu’à des moyens plus traditionnels et accessibles au public pour soutirer des informations, la réalité est bien différente.

Il s’agirait d’une solution déjà courante à ce jour, en dépit de son caractère illégal. Force est en effet d’admettre que cette pratique contribue largement à l’accélération des procédures, dans la détermination des risques encourus par les adhérents.

Bientôt une autorisation légale

Privilégier son côté sportif à son caractère festif lors des publications sur les réseaux sociaux, les détenteurs d’assurance-vie vont désormais se soumettre à ce genre de contraintes. En bref, ils doivent faire bien attention à leurs publications, car au cours des mois prochains, les assureurs pourront y observer leur train de vie, de façon tout à fait légale.

C’est en tout cas ce qu’a communiqué le Wall Street Journal pour tenir informer les concernés sur les nouvelles réglementations instaurées par les services de l’État de New York en vue d’aider les compagnies à mieux évaluer les risques encourus par leurs adhérents.

Il s’agit d’une grande première pour les USA. Mais en scrutant bien, les observateurs remarqueront que la pratique est déjà fortement répandue. De fait, une vingtaine d’assureurs américains utiliseraient déjà les réseaux sociaux bien avant ce communiqué pour renforcer les outils classiques tels que le parcours estudiantin, les jugements au civil, les souscriptions de prêt et les titres de propriété.

Une mesure qui doit être strictement encadrée

Cette solution s’avère très utile pour les pourvoyeurs d’assurances vies qui souhaitent connaître les tentatives de fraude, les comportements à risque, ou qui veulent tout simplement accélérer ses procédures dans la détermination des primes.

Mais un encadrement méticuleux est toutefois de mise afin d’endiguer certaines formes de discrimination. D’autant que les frontières délimitant la pratique sont assez floues si bien qu’elle risque d’engendrer quelques représailles juridiques.

Le fait est que certains assureurs poussent le bouchon un peu loin. Ils arrivent, par exemple, à savoir quelle application utilise l’assuré, quel type de repas il commande, à quelle salle de sport il s’abonne, ou même quel bar il fréquente. D’autres collaborent avec des entreprises spécialisées aptes à discerner l’état général qu’une personne à travers ses photos, ou la marque de l’appareil électronique qu’elle utilise. Tout cela suscite l’appréhension des régulateurs qui déclarent que :

« Potentiellement, tout cela peut refléter des pratiques illégales basées sur l'appartenance à une race ».

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