mercredi22avril
Homme consultant un dossier de contrat d'assurance

Les supports risqués en assurance-vie promettent une plus grande récompense, contrairement aux contrats à capital garanti dont la rémunération n’a eu de cesse de s’amenuiser ces dernières années. Une bonne raison pour les investisseurs français, friands de sécurité, de réformer leurs habitudes d’épargne. Sans oublier pour autant de faire preuve de prudence, quelle que soit l’option qui leur sied.

Avec un encours approchant les 1 800 milliards d’euros, l’assurance-vie est sans conteste le placement favori des Français. Les supports en euros, notamment, ont toujours été des plus appréciés du fait de la sécurité qu’ils offrent, à considérer leur proportion qui s’élève à plus des trois quarts de l’encours total.

Toujours est-il que depuis quelque temps, les épargnants, bien que de nature fort précautionneuse, commencent à se pencher de plus en plus sur l’alternative plus dynamique : les unités de compte.

Force est, en effet, de reconnaître que ces derniers rapportent davantage. D’autant plus que les assureurs les promeuvent, étant aussi bénéfiques pour eux.

Mais prudence est toujours de mise, selon l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution), au niveau des frais, mais également au niveau des risques.

Les assureurs ont tout intérêt à promouvoir le placement en UC

1 785 milliards d’euros, tel est l’encours de l’assurance-vie enregistré au 30 novembre dernier. Une somme colossale qui démontre l’appétence des Français pour ce type de placement. Encore faut-il préciser que la part des fonds en euros prédomine, avec 1 400 milliards d’investis. La preuve que les épargnants ont un penchant pour les placements à capital garanti.

Une tendance qui est en train de s’évoluer aujourd’hui à cause du net repli des taux de marchés qui impactent négativement sur le rendement assurance vie en euros. Ce qui décourage les investisseurs, tout en réduisant également la marge bénéficiaire des assureurs, les poussant à promouvoir des contrats relativement risqués, notamment ceux en unités de comptes (UC).

À savoir, ces fonds placés dans des actions ne garantissent pas pour autant la préservation de la mise de départ. Quoique leurs atouts soient d’avoir la capacité d’offrir une rémunération largement plus intéressante par rapport à celle du support en euros.

De plus, les compagnies d’assurances ont plus qu’intérêt à les proposer à leur clientèle étant donné leur faible consommation de fonds propres en cette période de taux plancher.

Et leurs efforts n’ont pas été vains, vu la collecte élevée enregistrée à la fin de l’année. Tous les moyens seraient, en effet, bons pour persuader les assurés, entre autres :

  •  Des avantages financiers pour ceux qui souscrivent des parts importantes d’UC, à plus de 30% ;
  •  Des frais prélevés aux détenteurs de fonds en euros.

Un investisseur prévenu en vaut deux

Quoi qu’il en soit, l’ACPR a exhorté les épargnants, le 10 mars dernier, à redoubler de prudence avant toute signature de contrat vie. Une minutieuse comparaison est également de mise avant de fixer son choix pour ne pas avoir à essuyer de mauvaises surprises. Parmi les points à considérer se trouvent les garanties réelles et les frais à facturer.

Il se trouve, d’ailleurs, que ce n’est pas la première fois que le superviseur met en garde les investisseurs, mais la deuxième en quelques semaines d’intervalle. Et les distributeurs ont aussi eu leur part. D’après l’institution :

Les professionnels sont tenus de fournir à leurs clients une information claire, y compris sur les risques inhérents aux contrats en unités de compte.

Outre cette obligation de renseigner, les compagnies sont également contraintes de s’adapter au profil de leur clientèle tout en leur avisant du caractère à long terme du placement ainsi que de l’absence de garantie si c’est le cas.

Cette dernière doit être, d’ailleurs, précisée dans les publicités, les documents commerciaux et la convention d’adhésion. À savoir, il existe certains contrats censés sécurisés, mais dont la garantie en capital s’avère incomplète. Comme le dénonce le défenseur des consommateurs, CLCV, dans une enquête :

Avec ce tour de passe-passe, les assureurs sont parvenus à transformer la garantie totale du fonds en euros en garantie partielle.

Il est également possible de se voir imputer des frais de gestion sur des sommes pourtant « garanties ». Un moyen de rattraper le trou laissé par les besoins en fonds propres, pour les établissements d’assurances, qui est pointé du doigt par l’ACPR. À ce contrôleur de souligner :

Compte tenu de la baisse du rendement annuel des fonds euros, les frais ainsi prélevés peuvent parfois représenter l'équivalent du rendement de plusieurs années.

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