mercredi26avril
Un porte-monnaie avec des pièces et billets euros

Par rapport à l’année 2015, l’analyse de la structure de portefeuille des ménages en France indique que le poids de l’assurance-vie se stabilise à un niveau assez haut. Rappelons que cette croissance n’a pas été très favorable pour l’évolution de l’épargne règlementée et les placements en OPC (Organismes de Placement Collectif).

L’innovation financière et les incitations fiscales sont parmi les plus grands facteurs qui expliquent cette tendance.

En général, les ménages placent leurs épargnes dans six catégories d’actifs financiers : le dépôt à vue, les livrets à taux réglementés, les titres d’OPC, les plans d’épargne logement (PEL), les titres (actions, obligations et OPC non monétaires et les assurances-vie. Cette classification se base sur des critères tels que la liquidité, les risques en capital, etc.…

Le poids de chaque catégorie d’actif dans la valeur du portefeuille de chaque individu permet de connaître la préférence des ménages en termes de placement. Une des évolutions qui a le plus marqué l’analyse de la Banque de France est la montée fulgurante de la part de l’assurance-vie dans le portefeuille des ménages ces 30 dernières années. En effet, si en 1980 l’assurance vie ne représentait que 11% de la valeur totale du portefeuille, ce pourcentage a atteint 45% en 2015.

Cette ascension de l’assurance-vie est le fruit des efforts entrepris par les pouvoir publics dans le domaine de la concurrence. La disponibilité de nombreuses offres sur le marché a créé un environnement prompt à l’accessibilité des ménages dans ce secteur.

Avec plus de mobilité et de promotion sur les produits d’épargnes, les ménages sont incités à réaliser avant tout un comparatif d’assurance vie. En plus des facilités offertes par l’innovation financière, cette rationalité réduit les coûts de transaction.

L’assurance-vie semble être un produit d’épargne sans risque étant donné sa stabilité, même pendant la crise de la dette souveraine qui a frappé la zone euro.

La tendance s'est renversée depuis les années 80

L’apport de la nouvelle technologie dans le monde de la finance est incontestable. Les établissements financiers ont a mis en avant la dématérialisation des procédures en lien avec les placements dans leurs stratégies pour accroître leur visibilité sur le web. La déréglementation financière joue aussi un rôle de premier plan dans cette évolution.

Ainsi, comme déjà mentionné, la part de l’assurance-vie dans le portefeuille des ménages a quadruplé de 1980 à 2015. Par contre, les livrets à taux réglementés ont connu une baisse de moitié (cette catégorie de produits d’épargne représentait 32 % de la valeur du portefeuille en 1980 pour descendre à 17 % en 2015).

Le PEL a connu une évolution assez contrastée, sa part a presque doublé à 10% en 2000, avant de retomber à son niveau des années 80. Les titres et surtout celle des OPC ont vu leurs parts régresser au cours du temps.

Enfin, la trajectoire de la courbe d’évolution de la part des moyens de paiement tourne autour de leur niveau de 1990 (16% en 1990 contre 15% en 2015).

Les facteurs qui expliquent cette évolution

Théoriquement, cette légère baisse de la part des moyens de paiement s’explique par l’augmentation de la richesse, l’innovation financière et le comportement d’adaptation du pouvoir d’achat des ménages face à la désinflation des années 70 (l’effet Pigou).

En ce qui concerne les livrets à taux réglementés, l’évolution de leurs parts est très fortement sensible aux variations des taux appliqués par les pouvoirs publics, aux produits réglementés autorisés à être distribués, comme le livret A.

Le plan d’épargne logement est aussi un actif qui fait l’objet d’une réglementation assez rigoureuse. Ainsi, les variables telles que le plafond des dépôts, les primes et taxes sont tributaires des politiques financières adoptées par l’État. Les OPC monétaires, de son coté, évoluent selon la loi de l’offre et de la demande sur le marché monétaire.

Au même titre que les OPC monétaires, les fluctuations des « titres » dépendent essentiellement de leurs valorisations sur le marché boursier.

Mais il n’en reste pas moins que les incitations fiscales, la structure démographique et la baisse tendancielle du taux d’intérêt à long terme participent au dynamisme de l’assurance-vie.

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