lundi10avril
Une calculatrice avec à côté des billets et pièces de monnaie euro

Étant très attachés aux avantages actuels de l’assurance vie, les Français sont prêts à se détourner de leur contrat si jamais des changements venaient s’opérer autour de la fiscalité de ce placement. Pourtant, au lieu de laisser tomber leur placement préféré, les épargnants peuvent encore anticiper cette « flat tax », en alimentant leur contrat sans plus attendre.

Si Emmanuel Macron est élu Président de la république française, il mettra en place une réforme qui vise à alourdir la fiscalité du placement préféré des Français, l’assurance vie.

En effet, avec son projet « flat tax », le candidat d’En Marche ! envisage d’instaurer une réforme de la fiscalité de l’assurance vie, notamment instaurant une taxation unique sur tous les placements d’épargne, prélèvements sociaux inclus, y compris les assurances vie.

Face à cette réforme, les Français sont inquiets, eux qui sont surtout très attachés à leur contrat assurance vie en raison de sa fiscalité avantageuse. Ils seraient même prêts à se détourner de leur contrat en cas de hausse de la fiscalité de ce placement. Pourtant, pour contourner cette situation, une solution s’offre encore à eux : alimenter leur placement sans plus attendre.

La flat tax s’appliquera aux nouveaux versements avec un encours supérieur à 150 00 euros

Cette réforme va donc alourdir le prélèvement de 23% appliqué actuellement sur l’assurance vie, après 8 ans de détention. Néanmoins, le taux de 30% ne s’appliquera que sur les nouveaux versements et seulement sur les encours de plus de 150 000 euros.

En tout cas, une option pour une imposition au barème accompagnera cette « flat tax », et les épargnants pourront toujours choisir le barème de l’imposition sur le revenu, si celui-ci est plus rentable.

D’ailleurs, l’entourage du candidat d’En Marche !a précisé que le plafond de 150 000 euros serait calculée par personne, mais pas par contrat. Les épargnants ne pourront donc pas y échapper en essayant de répartir leurs placements sur des contrats divers avec des montants inférieurs à 150 000 euros. Et il s’avère également que cette taxe unique de 30% ne sera appliquée que sur la part qui excède ce seuil.

Pour les détenteurs d’un contrat d’assurance vie, cette «flat tax » fait froid dans le dos. En réalité, c’est tout le secteur de l’assurance vie qui est touchée par l’annonce de cette réforme. D’ailleurs, Julien Fleuret, du cabinet Haussmann Patrimoine, le confirme :

Beaucoup de nos clients nous font part de leurs craintes s’agissant du projet d’Emmanuel Macron, mais aussi de celui de Marine Le Pen dont l’ambition de sortir de l’euro pourrait pénaliser lourdement les détenteurs de contrats d’assurance vie. Du coup, le marché s’est complètement gelé, dans l’attente de l’issue de la présidentielle.

Julien Fleuret

Anticiper la flat tax en alimentant son contrat par des versements

Une solution s’ouvre encore aux détenteurs de contrats d’assurance vie qui seraient visés par la flat tax (notamment ceux qui ont plus de 150 000 euros sur leur assurance vie) : c’est d’alimenter leur contrat par des versements, et ce, sans plus attendre.

En effet, comme la réforme ne s’appliquerait que sur les versements à venir, cela veut dire que seuls ceux qui sont effectués après l’éventuel élection d’Emmanuel Macron, c’est-à-dire le 7 mai prochain, et même après que la loi qui va instaurer cette réforme sera voté, seront concernés. Donc, il est temps de réaliser des versements sur son contrat d’assurance vie, et ce, dès maintenant.

Sur ce point, Julien Fleuret estime que :

Evidemment, il est aussi possible de sortir dès maintenant, mais pour faire quoi de son argent ? Actuellement, l’assurance vie reste le produit offrant le plus de choix, entre des supports risqués ou non, tout en restant liquide.

Julien Fleuret

Toutefois, il est nécessaire de rappeler que cet alourdissement de la fiscalité de l’assurance vie n’est pas encore certain. Cela reste une hypothèse car son effectivité reposera encore sur l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence, mais également sur les résultats de l’affrontement du candidat d’En Marche ! et des acteurs de l’assurance vie. En effet, ces derniers aussi sont contre la « flat tax ». Pourtant, toujours selon Julien Fleuret :

(…) Les assureurs ont de solides arguments à faire entendre puisqu’ils détiennent une part importante d’obligations d’Etat françaises.

Julien Fleuret

C’est donc l’hypothèse que le candidat vienne à abandonner son projet de réforme, dès lors qu’il est élu président, qui est loin d’être à écarter.

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