vendredi09juin

Theresa May avait fait le pari des élections législatives anticipées pour avoir une majorité forte et négocier un hard Brexit avec l'Europe en position de force. Le pari est perdu. Les conservateurs reculent. Ils perdent la majorité absolue. Ils doivent donc constituer une coalition pour se maintenir au pouvoir. C'est donc le scénario du "hung parliament", un Parlement sans majorité.

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Ouch !

Mauvais calcul donc pour Theresa May qui pourrait être poussée à la démission. Succès pour Corbyn et pour le Parti Travailliste qui voit son nombre de députés bondir. Tout peut bien-sûr bouger dans la journée mais à l'heure où nous parlons, on remarque que les marchés ne réagissent pas, ou très peu. La seule réaction notable c'est la baisse de la livre sterling. Et encore. C'est une baisse légère. On est loin d'un effondrement. Les indices boursiers asiatiques font du surplace, les marchés à terme des indices boursiers américains sont même en très légère hausse. Si vous regardez les marchés ce matin, vous ne pouvez absolument pas vous douter qu'on assiste à un résultat d'élection encore une fois totalement inattendu en Grande-Bretagne avec une défaite pour Theresa May qui va probablement devoir partir et la perspective d'un Parlement où il sera difficile d'obtenir une majorité.

Pourquoi cette absence de réaction ?

Comment expliquer cette réaction limitée pour l'instant, il faut bien préciser qu'on est encore en tout début de journée et que les marchés européens viennent à peine d'ouvrir ? Plusieurs éléments. Tout d'abord, on l'a dit et on l'a répété, les indices boursiers sont focalisés sur les bonnes nouvelles économiques, ils sont pour l'instant résolument optimistes et ils ne veulent pas tenir compte des risques géopolitiques. Ce matin on se réveille quand même avec une surprise en Grande-Bretagne et un témoignage accablant contre le président des États-Unis. D'autre part, les investisseurs se sont brûlés les doigts deux fois en paniquant après l'élection de Trump et le referendum du Brexit, et ils ne veulent plus réagir dans la précipitation. Et pour finir, certains investisseurs doivent se demander si finalement ce résultat en Grande-Bretagne n'est pas une bonne nouvelle.

Peut-être une bonne nouvelle en fait ?

En quoi ce résultat pourrait-il être une bonne nouvelle ? Il remet tout de même sérieusement en cause le Brexit et en particulier le hard Brexit. Cette élection était finalement un referendum. Peut-être pas sur le Brexit lui-même, mais sur le fait que ce soit un hard Brexit défendu par Theresa May. Sans majorité absolue au Parlement, la Grande-Bretagne n'est pas en position de force pour affronter l'Union européenne qui, paradoxalement, elle, s'est plutôt renforcée depuis quelques mois et surtout depuis l'élection en France et l'émergence d'un nouvel axe Franco-Allemand fort.Alors les investisseurs vont commencer peut-être à parier sur un soft Brexit, voire, pourquoi pas, sur une remise en question du Brexit. Et ça c'est plutôt favorable. On le saura dans les jours qui viennent. En attendant pour l'instant, les marchés considèrent que les élections anglaises ne concernent que la Grande-Bretagne et c'est pour cela qu'ils ne s'en prennent qu'à la livre sterling.

C'est votre argent exceptionnel ce soir

à 19h sur BFM Business. Nous allons rejouer la semaine avec nos Jedis de l'économie et de la finance, vous aurez leurs conseils. Emmanuel Lechypre; Alain Pitous de Talence Gestion; Valerie Plagnol du Cercle des Épargnants; Pascale Seivy, de Pictet & Cie, Christopher Dembik, de Saxo Bank et Pauline Tattevin. À ne pas manquer ! Horaires : Ce soir 19h00, 7h00 et 21h00 le samedi, 22h00 le dimanche

Trump sous pression

L'ex-patron du FBI a donc témoigné devant la Commission du Sénat. Il a chargé Trump en l'accusant de mensonges, de pression, et de volonté de l'influencer. Un portrait extrêmement négatif. Mais il n'a pas livré de nouveaux éléments spectaculaires et, à ce stade encore, les investisseurs considèrent que cela ne s'est finalement pas trop mal passé pour Trump et que les risques de destitution se sont un peu éloignés. Quand je vous disais qu'on était dans une ambiance résolument positive...

En france, le raz-de-marée ?

Il y a encore quelques semaines on se demandait comment Macron pourrait gouverner sans majorité claire à l'Assemblée. Aujourd'hui son parti est crédité dans les derniers sondages de 400 députés. Ce n'est plus une majorité absolue, c'est une majorité écrasante. De quoi gouverner sans avoir à faire de concession. Espérons que Macron mettra à profit cette situation pour mener à bien toutes les réformes structurelles qu'on attend depuis des années.

Les taux n'iront pas plus bas

C'était le message hier de la Banque Centrale Européenne. La situation économique de l'Europe ne justifie pas de nouvelles baisses des taux. Mais "les taux resteront à leurs niveaux actuels sur période prolongée". Donc pas de remontée non plus, ni de changement de politique comme aux États-Unis. On va continuer à raser gratis et à distribuer généreusement de l'argent gratuit. Pas sûr que l'Allemagne apprécie beaucoup.

Le combat du jour

Toutes les places boursières se battent pour obtenir la cotation de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. Toutes ? Pas vraiment. C'est plutôt un combat Londres contre New York et Londres semble gagner du terrain. Les Saoudiens ont notamment peur, en cas de cotation aux États-Unis, d'être confrontés aux victimes du 11 Septembre qui pourraient attaquer en justice l'Arabie Saoudite pour obtenir réparation. On pourrait donc avoir une double cotation Londres/Riyad. Mais rien n'est joué, une triple cotation NY/Londres/Riyad est encore jouable.

Rien n'arrête amazon

Amazon écrase tout sur son passage. Le leader américain du commerce électronique a décidé d'accélérer son développement dans la finance et de s'attaquer frontalement aux banques en développant les financements pour les TPE et le PME qui sont sur sa plateforme aux US, en Grande-Bretagne et au Japon. Un financement déclenchable en 24 heures...

Pour battre les indices

cette année, les stock pickers américains devaient avoir Facebook, Amazon, Apple, Google et Microsoft en portefeuille. Ces 5 actions représentent maintenant 41% de la capitalisation du S&P500. Sur les 101 meilleurs gérants US, 84 ont deux à trois de ces actions en portefeuille. Un plébiscite. En France, il fallait avoir des petites et moyennes valeurs qui surperforment très largement le CAC 40.

On s'en fout ?

Pour la première fois depuis la télédéclaration, la majorité des Français ont déclaré leurs revenus sur internet (20 millions de foyers fiscaux sur 37 millions); On peut économiser 47% en prenant ses vacances en septembre plutôt qu'en juillet ou en août, pourquoi pas en janvier aussi ?; Rendez-vous dimanche au château de Vaux le Vicomte pour un pique-nique en costumes d'époque ou au Bois de Vincennes pour We Love Green, festival musical écolo; Le prochain album de Titeuf "À fond le slip" sort le 31 Août; Macron veut durcir les règles pour les travailleurs détachés, il va finir par se faire interdire de séjour dans les pays de l'Est; À lire dans The Economist cette semaine :"Terror and the Internet", passionnant mais effrayant.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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