mercredi08mars
Illustration de couverture des vies

La collecte nette de l’assurance-vie s’est inscrite à la baisse en janvier dernier. Si elle était de 800 millions d’euros en décembre dernier, elle a fléchi à 400 millions d’euros en début d’année. Les experts attribuent essentiellement ce recul aux dispositions de la loi Sapin II et à l’amoindrissement du rendement des fonds euros qui ont détourné certains épargnants de ce placement.

Remontant à bien plus loin, le décrochage a été amorcé en septembre dernier qui s’est soldé par une collecte nette négative de - 600 millions d’euros. Résultat, celle-ci a fléchi à 16,8 milliards sur l’ensemble de l’année, contre 23 milliards en 2014 comme en 2015.

De leur côté, le Livret A et le LDD (Livret de développement durable) ont affiché ensemble une collecte nette en hausse évaluée à 3,27 milliards d’euros. Il semble ainsi que l’environnement de taux bas, contraignant les épargnants à opter pour les placements les plus liquides, est également une des causes de la contre-performance de l’assurance-vie.

Net tassement de la collecte nette

Selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance, les cotisations (dépôts ou collecte brute) sur les contrats d’assurance vie se sont élevées à 11,4 milliards d’euros en janvier 2017. Les prestations (retraits) ont, quant à elles, été évaluées à 11 milliards d’euros.

Ainsi, la collecte nette (dépôts moins retraits) s’est établie à 400 millions d’euros en début d’année. En comparant ce niveau à celui enregistré au même mois de l’année dernière, le mal est flagrant. En janvier 2016, la collecte nette était en effet évaluée à 3,1 milliards d’euros (12,5 milliards de dépôts et 9,4 milliards de retraits).

Parmi les éléments qui ont contribué à la déprime de la collecte nette figurent les dispositions de la loi Sapin II ainsi que la baisse du rendement des fonds euros. Le législateur a en effet instauré la possibilité de restreindre ou de bloquer temporairement les rachats sur les contrats d’assurance-vie ; une décision qui a soulevé quelques interrogations chez les épargnants.

En outre, la rémunération moyenne des fonds euros est tombée sous les 2% ; une mesure coercitive prise par les assureurs pour limiter les versements sur ces supports (dont la garantie du capital leur coûte) et favoriser ceux en unités de compte (moins consommatrices en fonds propres que les fonds en euros).

Or, les ménages restent attachés à la sécurité des fonds en euros. Cela a donc pu en détourner certains de l’assurance-vie

Quelques points positifs

Petit lot de consolation pour les assureurs : la hausse de l’encours de l’assurance-vie et de la part des unités de compte (UC) dans la collecte brute.

Les statistiques de la Fédération française de l’assurance révèlent en effet qu’en fin janvier, l’encours des contrats a progressé de 3% sur un an, s’établissant à 1,628 milliards d’euros.

Les mesures prises par les assureurs-vie afin d’inciter davantage les ménages vers les supports en unités de compte ont par ailleurs porté leurs fruits. Leur part dans la collecte brute a en effet crû à 24%, contre 20% sur toute l’année 2016.

A découvrir également

  • Les fonds long / short : la solution idéale lorsque les marchés sont instables ?
    28/06/2022
  • Assurance vie : attention à bien rédiger la clause bénéficiaire
    28/06/2022
  • Les régulateurs financiers alertent sur l’écoblanchiment des assurances vie
    27/06/2022
  • Les assureurs vie face au dilemme de la remontée des taux
    27/06/2022

Archives

Etre rappelé par un conseiller
Nous envoyer un message
Parlons Placement
Nos placements
PERPlus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vieDécouvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPIAccédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
DefiscalisationInvestissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt