mercredi24janvier
tirelire en cochon et un graphique montrant une baisse

Au cours de ces dernières années, les rendements procurés par l'assurance-vie n'ont cessé de baisser, notamment ceux des contrats en euros. Et la chute va encore se renforcer cette année. C'est la raison pour laquelle, les assureurs ont intérêt à augmenter leurs réserves et à fixer modérément le taux de revalorisation de leurs contrats en euros.

Les rendements récoltés par les épargnants qui optent pour l’assurance-vie ne cessent de chuter depuis quelques années. C’est la raison pour laquelle la majorité des assureurs ne se sont pas encore manifestés à propos du sujet, alors que chaque année, ils se hâtent à présenter le taux de l’année suivante dès le mois de décembre.

D’après les études menées par un site, les institutions MAAF et GMF appartenant au groupe d’assurance mutuelle Covéa ont montré discrètement les performances de leurs principaux contrats, qui, sans doute, sont en recul.

Les assureurs sont contraints de renforcer leurs réserves et de fixer de manière modérée les taux de revalorisation des contrats d’assurance-vie en euros.

Un taux de 1,48% pour cette année

Si l’on se réfère à l’année dernière, la diminution des rendements sera beaucoup plus significative pour cette année. La mutuelle nationale d'épargne et de retraite nommée La France Mutualiste vient de dévoiler un taux moyen du marché versé aux épargnants, évalué à 2,018% au niveau de ses fonds en euros, affichant ainsi une baisse de 0,25 point.

Pour les enseignes MAAF et GMF du groupe Covéa, le Support régulier du contrat Multéo de GMF recule de 0,40 point pour un taux de 2,10%, tandis que le contrat Winalto a régressé de 0,50 point de base avec 1,85%.

Selon ces chiffres, les taux de cette année seront certainement marqués par une forte régression. D’après les données communiquées par la Fédération française de l’assurance, on a noté pour l’année dernière un taux moyen du marché au titre de 2016 qui avait déjà franchi la limite inférieure de 2% pour arriver à 1,80%.

Sur ce point, Cyrille Chartier-Kastler, président de Facts & Figures et de Good Value for Money indique que :

Pour 2018, nous devrions être à 1,48 % en moyenne. Les meilleures performances se situeront sans doute aux alentours de 2,50 % à 2,60 %. Il y aura des taux à 0,60 % pour de vieux contrats bancaires fermés à la commercialisation.

Cyrille Chartier-Kastler.

L’ACPR ou Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ne cesse de réclamer la fixation modérée du taux de revalorisation des contrats caractérisés par les fonds en euros, qui sont généralement constitués par des obligations, le tout dans le contexte de taux d’intérêt bas. Bernard Delas, le vice-président de l'ACPR annonce à fin novembre 2017 que :

Le marché doit prioritairement s'attacher à constituer les provisions qui lui permettront de faire face à ses engagements, quelles que soient les circonstances.

Bernard Delas.

Le PPB permet aux assureurs d’être plus compétitifs par rapport aux nouveaux fonds

Heureusement que les compagnies d’assurances détiennent le PPB ou provision pour participation aux bénéfices qui leur permet de garder leurs performances face à l’éventuelle émergence des nouveaux fonds probablement plus intéressants en matière de rendements.

De plus, le PPB permet aux assureurs de soutenir les rendements des assurances vie, si jamais les taux d’intérêt vont rester bas pendant une longue période, ou bien en cas de brusque hausse.

Un important opérateur affirme d’ailleurs que :

Les assureurs ont déjà bien doté leur PPB l'an dernier. Aussi, ils ont un peu de marge de manœuvre, d'autant que le rendement des actifs est plutôt bon.

Le président de Facts & Figures assure que :

Du fait de la contrainte de l'ACPR, les assureurs servent plutôt les taux qu'on leur demande de servir plutôt que les taux qu'ils pourraient effectivement servir. Pour autant, cette invitation à la prudence ferait aussi bien les affaires de certaines compagnies, qui font exprès de baisser fortement les taux servis sur les fonds euros.

Il continue son explication et lance que :

Cela répond à une double volonté de ne pas trop collecter sur les fonds euros pour éviter d'avoir à trop investir sur des obligations à taux très bas et de pousser les clients vers les unités de compte. La fixation du taux servi aux épargnants est donc plus que jamais un exercice subtil.

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