vendredi26octobre
Assurance vie concernée par crise italienne

Suite à la discorde budgétaire avec Bruxelles, la crise italienne agit désormais sur les taux d’intérêt qui s’appliquent de plus en plus sur des marchés sous pression. La situation s’aggrave actuellement avec une prime de risque majorée de trois points sur l’Allemagne, qui est le pays le plus sûr de la zone euro en matière de dette.

En se posant des questions sur les éventuelles conséquences de cette situation vis-à-vis de l’Assurance-vie, une étude de l’impact de la dette de l’Italie auprès de certains opérateurs français a été effectuée. Concernant Afer, la principale association d’épargnants en France, ses actifs évalués à 47 milliards d’euros d’encours, sont exposés jusqu’à 1,8 %.

Par ailleurs, le fonds en euros de Suravenir dont le rendement est à 26,1 milliards d’euros vers la fin du mois de juin, risque à hauteur de 3,6 %, autant publique que privée. Néanmoins, la crise est pour le moment délimitée et ne se propage pas dans les autres pays de la zone euro.

Les assureurs ne craignent pas la crise actuelle

La situation critique serait l’augmentation des taux avec un dépassement du rendement en portefeuille, contraignant alors les assureurs à la vente en moins-value des titres. Néanmoins, la nature à long terme des investissements est une bonne chose pour rassurer les plus inquiets.

Par conséquent, il n’y a actuellement pas à craindre concernant l’échéance des titres de créance qui arrivent majoritairement à terme. D’ailleurs, les plus-values en obligation sur ces actifs en direct permettent d’assurer les éventuelles pertes obligataires.

En effet, ils constituent les réserves de capitalisation prévues à cet effet et estimées à 1,24% à la fin de l’année 2016 selon Good value for money.

En outre, la constitution des réserves de rendement sous forme de provisions pour participation aux bénéfices est aussi une prudence de la part des assureurs. Ces dernières sont en moyenne au-delà des 3% de l’encours en euros, sachant que pour GMF il s’élève jusqu’à 6%. Enfin, les établissements d’assurance demeurent tranquilles tant que la crise n’atteigne pas le Portugal, l’Irlande, la Grèce ou l’Espagne.

La tension pourrait peser sur le contrat vie

Actuellement, les taux d’intérêt italiens sont au-delà de 7%, accompagnés d’un écart de 5 points par rapport à l’Allemagne. Si la situation est pour le moins gérable au niveau de la zone euro, une prime de risque qui devancerait de quatre points sur l’Allemagne conduirait à la propagation de la crise italienne à travers l’Europe.

Aussi bien que la crise conjoncture actuelle se fasse moins sentir que celle de 2011, elle reste tout de même une menace. D’ailleurs, Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants a déclaré que :

Cette tension se manifeste dans un contexte de marché déjà sous pression.

Valérie Plagnol

Pour preuve, plusieurs évènements ont déjà troublé les principales places financières. Il s’agit entre autres de l’abandon de l’acquisition des actifs de la BCE prévu en fin 2018, de la baisse de 0,2 point de la croissance mondiale prévue par la FMI et de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Par ailleurs, les fonds en euros du contrat assurance vie pourraient être touchés par la gêne italienne. Sachant qu’ils sont à hauteur de 80% de l’encours des assureurs vie en France dont le montant est évalué à 1 350 milliards d’euros environ. Il s’agit des titres souverains et parapublics qui concernent en majorité les titres d’obligations.

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