vendredi07septembre
Une retraité avec une assistante de vie

La croissance économique est au ralenti en France. Pour combler le déficit qui en découle, le gouvernement multiplie les coupes budgétaires là où c’est encore possible. Les pensions de retraite, les allocations familiales ou encore les aides au logement figurent parmi les postes de dépenses touchés par cette mesure budgétaire. Sans surprise, les retraités n’ont pas accueilli la nouvelle avec grande allégresse.

Le gouvernement recherche toutes les pistes possibles pour endiguer le déficit budgétaire de l’État. Quand on sait que la croissance n’affiche pas une bonne performance, les coupes budgétaires s’avèrent être la meilleure solution.

C’est ainsi que le gouvernement a décidé de figer les allocations familiales, les pensions de retraite ainsi que les aides au logement à leur niveau. Une hausse est bien prévue au mois de janvier 2019 mais elle ne sera que de 0,3%. Avec une inflation qui pourrait atteindre 1,7%, les conséquences seraient alors désastreuses sur le niveau de vie de ces ménages en situation de précarité financière.

Une revalorisation, mais moins rapide

La décision du gouvernement concernant les pensions de retraite, les allocations familiales et les aides au logement n’a pas été bien reçue par les protagonistes. En effet, ces ménages estiment que l’augmentation de 0,3% de ces allocations ne pourra contenir l’effet de l’inflation sur leur pouvoir d’achat. Pour rappel, l’augmentation des prix avoisinerait les 1,7% au début de l’année 2019.

C’est justement cette augmentation des prix qui différenciera ce gel-ci des précédents. Il y en a eu entre 2014 et 2016, mais durant cette période l’inflation variait entre 0% et 0,5%. Le gel des allocations est alors passé pratiquement inaperçu par rapport au pouvoir d’achat.

Le ministre des Finances a déclaré au micro de RTL :

« Aucune prestation sociale ne sera réduite. Les retraités ne seront pas perdants, leur pension de retraite sera revalorisée moins vite mais elle continuera à être revalorisée ».

Une pratique déjà courante en France

Les gouvernements se succèdent, mais les pratiques restent. Depuis 2008, les suppressions d’aides sociales ont été nombreuses. Par exemple, la majoration sur les pensions des parents de trois enfants a désormais été fiscalisée. La demi-part des veuves a été abolie. Les pensions complémentaires ont été également figées depuis 2014.

Le Président de l'Union Nationale des Retraités et des Personnes âgées (UNRPA), Francisco Garcia, a été très explicite dans ses propos :

« C'est simple, nous nous sommes transformés en vaches à lait des gouvernements successifs ».

Francisco Garcia

Il est évident que les retraités ne vivront pas mieux dans les années à venir si ces mesures se maintiennent longtemps, notamment ceux qui n’ont pas souscrit d’assurances vie. C’est d’autant plus vrai quand on sait que dans le même temps, ceux qui possèdent un revenu fiscal supérieur à 1 300 euros sont désormais soumis à une CSG en hausse de 1,7 point.

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