Les détenteurs d’assurance-vie en euros craignent l’instabilité de leur placement

Détenteurs assurance vies euros peur instabilité

Les rendements des contrats d’assurance-vie en euros ont encore régressé. C’est en tout cas ce qu’ont révélé les premiers chiffres communiqués par les assureurs sur leurs performances de 2018. Et le retour de l’inflation n’aide pas à préserver le pouvoir d’achat. De quoi ébranler la confiance des épargnants quant à la solidité de ce type d’épargne, en dépit de la sécurité que ce dernier offre pour les fonds investis.

Il est difficile d’évaluer la capacité de résistance de l’assurance-vie en euros face aux contextes économiques dans lesquelles les placements financiers sont actuellement en train d’évoluer. D’un côté, la hausse des prix à la consommation est repartie.

De l’autre côté, les taux d’intérêt sont maintenus au rabais et ce support sécurisé ne fait pas exception à la règle. Si bien que son rendement moyen réel se retrouve au-dessous de zéro, une fois les frais, les éventuelles impositions et l’inflation déduits.

Certes, la provision pour participation aux bénéfices (PPB), amputée des profits générés par le produit et mise de côté par les assureurs, devrait les aider à affronter les mauvais jours. Mais il n’y a aucune garantie à ce que les assurés puissent véritablement en profiter.

Des conjonctures qui suscitent des questionnements

Avec un encours de près de 1 250 milliards d’euros, soit plus du tiers du patrimoine financier des ménages, l’assurance vie détient une place vraiment importante dans l’univers des épargnes françaises. Ainsi, c’est un nombre élevé d’épargnants qui sont tout ouïe de découvrir les performances de leur placement pour l’année passée.

Et ils seront également nombreux à voir leur rendement s’amenuiser, car même si quelques compagnies sont encore en retard dans leur rapport, les premières indications démontrent un repli de 0,10% à 0,20% dans l’ensemble. Ce qui fait qu’une rémunération moyenne de 1,6% deviendra négative si l’on tient compte des contributions sociales et de l’inflation. Encore faut-il considérer les autres frais et impôts encore à déduire des bénéfices générés.

Cette perte de pouvoir d’achat n’a jamais eu lieu depuis quatre décennies. Une raison valable pour les contractants de se poser des questions quant à la solidité de leur épargne. D’autant que cette situation n’est pas près de s’améliorer. Et cela, en dépit de la future baisse des prix prévue par les observateurs.

Certes, quelques poignées d’assureurs sont restées performantes en offrant plus de 2% d’intérêt à leurs adhérents, notamment Gaipare, Asac Fapès, Afer et Mutuelle d’Ivry-La Fraternelle (MIF) avec respectivement 2,5%, 2,48%, 2,25% et 2,35%. Le dirigeant de cette dernière, Olivier Sentis, affirme d’ailleurs que :

« La remontée de l’inflation, il était essentiel de protéger l’épargne de nos souscripteurs avec un taux réel positif ».

Olivier Sentis

Mais plusieurs enseignes semblent moins généreuses en proposant des taux plus bas, comme la Maaf, par exemple avec sa rémunération à 1,85%. La Maif, également avec 1,8%, la Société Générale avec des intérêts de 1,33% à 1,85% et les Caisses d’épargne avec ses contrats rapportant 1,1% et 1,85%.

Le coussin de sécurité n’est pas d’une grande aide

50 milliards d’euros, c’est le total des fonds soutirées par les assureurs, sur les gains découlant des fonds euros, et mises de côté pour se servir de coussin de sécurité en cas de choc financier. Elles sont à 3,35% en moyenne, d’après les estimations du cabinet spécialisé Facts & Figures. Nommé communément « réserves de bénéfices », ce montant devait contribuer à la préservation des performances de ce support à capital garanti. Comme le fait valoir l'actuaire associé du cabinet Prim’Act, Guillaume Leroy, dans ces propos :

« Les assureurs qui disposent de réserves importantes sont mieux armés pour affronter l’avenir, car ils pourront les utiliser pour soutenir les rendements ».

Guillaume Leroy

Cela ne comporte pas pour autant une garantie infaillible pour les assurés, car si les établissements d’assurances doivent reverser la PPB (provision pour participation aux bénéfices) au bout de huit années de détention au maximum, la redistribution se fait de manière discrétionnaire. Ainsi, le client auquel on a prélevé des profits pour se constituer des réserves ne pourrait jamais être certain d’être payé en retour.

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