lundi14janvier
Inégalités traitement pour détenteurs assurance vie

Pour son deuxième palmarès, la CLCV a mené une étude portant sur les taux servis par les assureurs vie, les frais qu’ils appliquent, la performance réelle des portefeuilles et le taux de redistribution des profits. Il s’avère que les établissements d’assurances affichent un défaut d’équité dans leurs pratiques, que l’association ne manque pas de dénoncer tout en déplorant le peu d’enthousiasme de certains organismes à participer à l’enquête.

Des centaines de questionnaires ont été envoyés aux assureurs dans le cadre de la deuxième édition de l’association CLCV (Consommation Logement Cadre de vie) intitulée « enquête assurance vie ». Si ce défenseur des droits des consommateurs et des usagers dénonce le peu de transparence des acteurs du secteur, il a toutefois réussi à publier des résultats flagrants.

Ces derniers illustrent certains traitements dissemblables tant au niveau de leur grille tarifaire qu’au niveau de l’attribution des rendements. Sans parler de la redistribution des bénéfices qui tend à s’effriter, d’autant plus que cette opération se fait de façon arbitraire.

À noter que la revalorisation de son taux permettra incontestablement de sauvegarder le pouvoir d’achat des investisseurs en fonds en euros qui subissent actuellement un rendement de plus en plus érodé.

Des tarifs totalement disparates

Faisant fi au moins de la moitié des assureurs vie enquêtés qui ont daigné bien répondre à ses questions, la CLCV a pu constater que les tarifs appliqués pour les versements sont différents d’un contrat à un autre.

Si ces frais sont fixés selon l’âge de ce dernier, les plus anciens sont les moins favorisés. Ceux ayant été ouverts sur des plateformes internet font toutefois exception étant donné que la gratuité des services fait partie des stratégies commerciales des enseignes en ligne.

Ainsi, les produits qualifiés d’obsolètes sont facturés à 3,48% de la somme déposée alors que ceux en cours de commercialisation sont soumis à des frais s’élevant en moyenne à 2,31% des fonds nouvellement versés (3,09% pour les contrats proposés par les groupes d’assurances, les établissements mutualistes et les banques de réseau).

Quant aux frais de gestion, ils sont plus élevés pour les nouveaux souscrits que pour les anciens allant de 0,70% pour les supports en euros à 0,80% pour les unités de compte contre respectivement 0,65% et 0,76%. Une tendance que la CLCV tente d’expliquer dans ces propos :

« Cela correspond à une bascule de la structure des frais : moins de frais sur versement, plus de frais de gestion, des frais plus pénalisants sur la durée ».

Une situation que l’association déplore également en faisant valoir que :

« Face à la baisse des taux de rendement, les assureurs doivent mieux maîtriser leurs coûts et baisser les frais prélevés au client ».

Une politique de rémunération quelque peu discrétionnaire

Les disparités sont aussi flagrantes au niveau des rémunérations, allant même du simple au quadruple en 2017. Concrètement, le contrat assurance vie le moins rentable ne rapporte que 0,75% contre 3,5% d’intérêt pour le plus gratifiant. À noter que le rendement moyen de ce placement était estimé à 1,90% par la CLCV.

Toujours est-il que les supports en euros distribués par les établissements bancaires sont bien moins rémunérés que ceux des organismes dédiés (mutuelles et enseignes traditionnelles) à raison de 1,39% contre 2,13%. L’association ajoute d’ailleurs que :

« La moyenne des fonds [en euros] ouverts à la souscription s’établit à 1,96%, contre 1,79% pour les contrats fermés à la souscription ».

Enfin, d’importants écarts ont aussi été relevés au niveau des taux de redistribution. Si la moyenne sur huit ans est estimée à 71,29%, certains assureurs le proposent à moins de 60%, entre autres CNP-Banque Postale avec son Vivaccio Ambre, Crédit Mutuel Nord Europe avec son ACMN Vie Revenus et Macif avec les supports en euros de sa Multi Vie. Beaucoup d’autres affichent un ratio oscillant entre 75 et 90%. Une seule agence, Parnasse-Maif, offre à sa clientèle un taux supérieur au rendement réel de son produit Cap’Etudes, à 109,16%.

Archives

Etre rappelé
par un conseiller
Nous envoyer
un message
Parlons Placement
Nos solutions
M VIE Notre gamme
d’assurance vie
Plus d'infos
M SCPI Nos SCPI en direct
Plus d'infos
M investissement Nos fonds structurés
Plus d'infos