L’épargne retraite prendra un nouveau départ dès la prochaine rentrée

Nouveau départ pour épargne retraite

La retraite étant une étape inévitable de la vie, sa préparation doit être alors réalisée suffisamment tôt. Les démarches pour constituer les dossiers nécessaires à la perception de l’allocation mises à part, il est essentiel d’économiser soi-même afin de profiter d’un meilleur financement le moment venu. À ce propos, de nouvelles dispositions vont être entreprises dès cette année en vue de rénover l’épargne retraite.

L’idéal, pour l’anticipation de la retraite, serait de le commencer dès 40 ans. Cette marge permettrait en effet de se constituer un patrimoine à la hauteur des éventuelles exigences sans pour autant subir les pressions du temps quant aux efforts d’épargne à fournir. Quoi qu’il en soit, il n’est jamais trop tard pour s’en préoccuper.

Il s’agit d’ailleurs d’un sujet épineux pour bon nombre de Français qui appréhendent une baisse de leurs revenus. Conscient de cette situation, le gouvernement entend réformer l’épargne retraite grâce à la mise en vigueur, dès cette année-ci, de nouvelles mesures intégrant la loi Pacte et instaurées en faveur des épargnants, notamment l’élargissement du mode de perception des avoirs.

Dans la même foulée, l’Exécutif espère un engouement de la masse pour ce support d’investissement tournée vers le financement de l’économie nationale.

Un produit boudé par les épargnants en dépit de son importance

Les sommes issues des versements obligatoires des employeurs, de l’intéressement et de la participation constituaient depuis toujours l’épargne retraite, une solution destinée au financement des vieux jours.

Un placement qui est toutefois jugé comme étant jonché de complexités, si l’on ne cite que la restriction de transfert et la difficulté à débloquer ses propres avoirs en cas de besoin. Et le cas échéant, les retraités les perçoivent indubitablement sous forme de rentes.

Force est également de constater que les pourvoyeurs de ce produit, notamment les établissements d’assurances, les gérants d’actifs et les enseignes bancaires, appliquent chacun les réglementations qui les siéent. Tout comme ils proposent aussi leur propre taux d’imposition.

De nombreuses raisons qui ont poussé les épargnants français à le bouder. Ainsi, s’il convient d’admettre que la préparation de la retraite préoccupe un nombre impressionnant d’individus actifs dans l’Hexagone, l’épargne retraite y est encore assez faible. Concrètement, 200 milliards d’euros y sont déposés, soit presque neuf fois moins par rapport à l’encours de l’assurance-vie qui s’élève à près de 1 700 milliards d’euros.

D’étonnants revirements dans un futur proche

Conscient de cette situation, le gouvernement tente de booster le placement à long terme, qui plus est, celui-ci contribue à l’optimisation de l’économie réelle du pays à l’instar du contrat assurance vie en unités de compte et le PEA (plan d’épargne en actions). De nouveaux textes de loi seront alors mis en place dans l’objectif de le rendre moins contraignant, et de ce fait plus attrayant.

Selon le quotidien économique Les Échos, leur finalisation devrait être en train de se réaliser, le chantier devant être bouclé au plus tard le 31 juillet prochain. D’ailleurs, une ordonnance quadrillant la réforme a été présentée à un comité d’experts du secteur de la finance le mercredi 19 juin dernier. À savoir, l’instauration de ces mesures de réforme fait partie des amendements proposés dans la loi Pacte, dont le feu vert a été lancé en avril.

À la clé, deux nouvelles gammes de produits dont le lancement est attendu en début du 4ème trimestre 2019 et dont l’accès sera limité à l’automne 2020, notamment :

  • Les produits d'épargne retraite individuels ;
  • Les produits d'épargne retraite d'entreprise.

Ils s’accompagneront de nombreux changements en faveur des épargnants, tels que :

  • La facilité de transfert de ces produits ;
  • La possibilité de procéder à des versements volontaires ;
  • L’autorisation, à titre exceptionnel, du déblocage des fonds avant d’atteindre l’âge de la retraite (en cas d’acquisition d’un bien immobilier pour en faire sa résidence principale, par exemple) ;
  • La faculté de percevoir, à terme, ses avoirs en capital ;
  • L’allègement de la CSG (Contribution sociale généralisée) en cas de sortie en capital ;
  • La taxation à l’entrée des versements à l’impôt sur le revenu.

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