Les amateurs de produits d’épargne sécurisés peuvent en tirer d’autres profits, à défaut de rendement

Amateurs produits épargne sécurisés

Livrets réglementés, livrets bancaires, assurance-vie en euros… Ce sont toutes des solutions d’épargne dans lesquelles les fonds investis sont censés être préservés contre la hausse du coût de la vie. Depuis quelques années pourtant, les profits générés par ces produits se sont constamment décru. Quoi qu’il en soit, leurs détenteurs doivent réfléchir à deux fois avant d’aller voir ailleurs.

Ayant une appétence sans mesure pour l’épargne, les Français sont bien servis à en croire les différents placements qui pullulent sur le marché quoique leur préférence soit tendue depuis toujours vers les produits offrant une garantie du capital plutôt que vers ceux à risque.

Et ce, en dépit de la faible rentabilité qui en découle. Il s’avère, en effet, que les supports sécurisés rapportent de moins en moins d’intérêt, avec des rendements descendant même en deçà de zéro une fois l’inflation prise en compte.

Parmi eux cependant, se trouve une poignée à offrir mieux, ne serait-ce qu’un tantinet trop juste, entre autres l’assurance-vie en euros. Et force est également de constater que certains produits présentent de nombreux atouts non négligeables, notamment les livrets ordinaires et les réglementés.

Les livrets d’épargne ont autant d’inconvénients que d’atouts

Il y a de cela 40 ans, les épargnants français friands d’épargne à capital garanti pouvaient combiner sécurité et rentabilité. Ce temps est aujourd’hui révolu, car depuis un certain temps, les rendements de ce type de placement n’ont de cesse de s’effriter en raison du maintien des taux directeurs à un niveau plancher. Ce contexte explique sans aucun doute la faible rémunération du livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) qui ne rapporte plus que 0,75% depuis 2015, et ce, en dépit de l’évolution de l’inflation qui a atteint 1,8% l’an dernier.

Quant aux livrets ordinaires, leur situation n’est pas plus brillante, même avec les taux boostés de certains d’entre eux les permettant de rapporter jusqu’à 3%. Le fait est que l’offre n’est prévue que pour 2 à 3 mois, le temps de la promotion.

Passé ce délai, la rémunération retrouve son niveau de base, c’est-à-dire de 1% au maximum. Ce qui revient à un rendement réel de 0,70% net du PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30%, contributions sociales incluses.

Pour autant, la fin des livrets d’épargne n’est pas encore pour demain. Le livret A, par exemple, continue d’enregistrer des chiffres record, si l’on ne cite que sa collecte nette de quelque 10 milliards d’euros depuis le 1er janvier à ce jour. Le fait est que ce type de placement, qu’il soit régi par les enseignes bancaires ou réglementé par l’État, ne manque pas d’atouts, à savoir :

  • L’absence de frais de tenue de compte ;
  • La disponibilité des fonds qui permet à l’épargnant de s’acquitter de ses factures imprévues, de réaliser de simples projets, etc. ;
  • La garantie du capital.

Sur ce dernier point, il est à préciser que le détenteur du livret bénéficie d’un remboursement plafonné à 100 000 euros, par établissement auquel il a déposé de l’argent, en cas de faillite de celui-ci. Sans oublier la garantie de l’État à hauteur de 100 000 euros qu’il pourra également toucher (par banque également) en cas de détention d’un livret A, d’un LDDS ou d’un LEP.

Les contrats en euros conviennent aux placements à moyen ou long terme

Si tous les placements sans risque sont concernés par le phénomène des taux bas, le fonds euros qui offre la sécurité du capital à son détenteur s’en sort mieux avec sa rémunération moyenne s’élevant à 1,8% en 2018. Encore faut-il quand même en déduire les prélèvements sociaux.

Sa liquidité limitée constitue son seul point d’ombre puisqu’une demande de retrait requiert une attente de plusieurs jours à plusieurs semaines avant de percevoir les fonds. Pire, les contrats sont passibles d’un gel temporaire, qui sera initié par le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) en cas de menace sur l’économie nationale. À savoir, cette initiative est prévue par la loi Sapin 2.

Ceci étant, il faut néanmoins admettre que, contrairement aux livrets, l’assurance-vie en euros convient aux épargnants dont l’horizon d’investissement est plus éloigné, notamment à ceux souhaitant financer des projets à moyen ou long terme comme la retraite, par exemple, ou bien l’avenir de leurs progénitures.

Quoi qu’il en soit, il est toujours possible de le diversifier avec des unités de compte afin d’espérer davantage de performance. À noter que cette solution expose l’investisseur à l’évolution des marchés, financiers ou immobilier, ce qui implique une certaine prise de risque.

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