Une bonne part des placements financiers est consacrée à l’épargne de précaution en France

Placement financier épargne

Sécurité, c’est le mot d’ordre des ménages français quand il est question de placement d’argent. Ce n’est de ce fait pas une surprise si parmi les 5 002 milliards d’euros enregistrés en fin 2018, qui constituait le patrimoine financier hexagonal, pas moins des deux tiers sont représentés par les supports à capital garanti.

Les Français sont les champions du monde des placements. Cette appétence est même renforcée suite au climat anxiogène dans lequel ils vivent depuis l’annonce d’une conjoncture socioéconomique incertaine en début de l’année. La masse est devenue encore plus fourmi, se ruant alors vers des solutions de précaution offrant plus de sécurité que de rendement.

Le dynamisme des contrats en euros en assurance-vie et des dépôts bancaires (livrets d’épargne réglementés inclus), évoqué dans le rapport annuel 2018 en est une preuve. Et ce, en dépit de leurs rémunérations qui n’ont eu de cesse de s’effriter ces derniers temps jusqu’à laisser les capitaux s’exposer à l’inflation.

Une tendance profitable au livret A et à l’assurance-vie

5 002 milliards d’euros, c’est la valeur estimée de l’encours global des placements mobiliers des Français, à en croire les données statistiques communiquées par l’OER (Observatoire de l’épargne réglementée) au 31 décembre 2018. Une preuve tangible de l’appétence de cette population pour l’épargne.

De prime abord, le choix de placement reflète davantage leur caractère précautionneux, avec une affluence très marquée des produits liquides tels que le livret A qui se targue de 55 millions de souscriptions et de 268 milliards d’euros d’encours. Au rapport annuel 2018 de l’épargne réglementée de confirmer :

« Les placements des ménages sur les livrets A se renforcent en 2018 (+ 11 milliards d’euros en 2018, après + 8 milliards en 2017). Ce niveau de collecte nette est inégalé depuis cinq ans ».

Cependant, il convient d’admettre que bon nombre de ménages affectionnent aussi certains placements à moyen, voire à long terme.

En effet, malgré un rendement moyen constamment à la baisse, visible auprès d’un comparatif assurance vie, ce pilier de l’épargne retraite, entre autres, fait partie des plus plébiscités, détenant même la première position sur le podium des plus grands détenteurs de parts de marché. De fait, 38% de l’encours du patrimoine financier du pays proviennent des contrats vie, dont 31% en euros.

L’épargne salariale gravit progressivement les échelons

De son côté, avec ses 122 milliards d’euros de dépôts à fin 2018, l’épargne salariale composée du Perco (plan d’épargne pour la retraite collectif) et du PEE (plan d’épargne entreprise) gagne de plus en plus de terrain.

À savoir, ce chiffre est cinq fois plus élevé par rapport à celui enregistré il y a 20 ans. De même sa part de marché, quoiqu’encore minime (à 2,4%) a doublé durant cette même période.

Certes, il existe actuellement 10,6 millions de plans ouverts, cet exploit faisant de la France le leader européen dans ce domaine. Mais il s’avère que l’accessibilité de ce type de support est quelque peu disparate. Selon le rapport :

« Le taux de diffusion des plans d’épargne au sein des entreprises est très hétérogène et demeure faible pour les plus petites : en 2016, alors que près de 90 % des salariés des entreprises de plus de 1 000 employés avaient accès à un PEE, ils étaient seulement 13 % dans les entreprises de moins de 50 salariés ».

Quoi qu’il en soit, les mesures apportées par l’entrée en vigueur de la loi Pacte vont bientôt changer la donne. Le fait est qu’à travers ce Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises, le gouvernement entend booster le développement de ces dernières. Ce qui contribuerait à l’optimisation de l’économie productive.

Ainsi, l’une des dispositions phares concerne les TPME. Il s’agit alors de la suppression du forfait social sur la participation et l’abondement employeur pour les établissements employant moins de 50 salariés, mais aussi sur l’intéressement pour les sociétés disposant de moins de 250 salariés.

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