Une nouvelle guerre des prix est amorcée suite à la nouvelle grille tarifaire de l’Afer

Guerre armorcée prix afer

Il existe un millefeuille de frais attenants à l’assurance-vie, venant rogner le rendement de cette épargne de référence des Français. Un fait que l’Afer, principale association d’épargnants dans le pays entend repenser à son niveau, relançant par la même occasion une guerre des prix sur le marché de l’épargne. Les ETF ont aussi droit à quelques coups de pouce.

Alors que les contrats vie en euros offrent moins de profits depuis quelque temps en raison des rendements minimes des obligations d’État, les unités de compte (UC) notamment les moins classiques sortent progressivement de l’ombre pour briller par leurs nombreux atouts.

Les ETF, entre autres se démarquent du fait de ses faibles frais quoique ce type de fonds soit moins promu par les assureurs par rapport à d’autres étant donné qu’ils leur sont moins bénéfiques. Force est en effet de reconnaître que les différentes sortes de coûts tant commerciaux que de gestion et d’arbitrage constituent des marges bénéficiaires pour les distributeurs.

En mettant sur pied une nouvelle politique stratégique, dont les Trackers sont mis en avant au prix d’un aménagement important au niveau de sa tarification, l’Association française de l’épargne et de retraite (Afer) entend révolutionner le monde de l’assurance-vie.

Les fonds à moindre frais ont trouvé un promoteur

Le recours auprès d’un comparatif assurance vie permet d’être au fait des différents rendements proposés par les assureurs. L’on peut observer des régressions notables au niveau des rémunérations des supports en euros, ce qui est inévitable compte tenu des taux négatifs des OAT sur 10 ans (obligations assimilables du Trésor).

Les réactions sont alors visibles de chaque côté du terrain. D’une part, les épargnants acceptent de prendre quelques doses de risque en se penchant davantage sur des supports plus rentables. D’autre part, les assureurs changent de stratégie en promouvant les contrats en UC.

Confrontée à cette même situation, à l’instar de ses congénères, l’Afer a tenu son assemblée générale le 25 juin dernier, annonçant deux changements de fond à son issue. Le premier étant la mise en avant de ses fonds indiciels dans ses contrats. À savoir, cette classe d’actifs, nommée plus communément Trackers ou ETF, est connue pour sa capacité à s’axer sur tous les indices boursiers, notamment la référence française, le CAC 40. Ce qui garantit la performance du placement.

Cette gestion qualifiée comme étant passive lui vaut des frais y afférents amoindris, comme le précise le fondateur de Good Value for Money, Cyrille Chartier-Kastler, dans ces propos :

« L’avantage des Trackers est qu’ils ont des frais de gestion internes extrêmement bas puisqu’on est en moyenne à 0,40% de frais annuels alors que dans des UC classiques, on est souvent entre 1,8% et 2,5% ».

Cyrille Chartier-Kastler

Des tarifs s’alignant à ceux des acteurs digitaux

En décidant de mieux référencer les ETF, l’association des épargnants français accepte de faire une concession en faveur de ses adhérents. Le fait est que ce type de supports génère moins de bénéfices pour ses distributeurs.

Quoi qu’il en soit, une politique tarifaire des plus pugnace sera instaurée au sein de l’Afer dès la rentrée prochaine. Dans cette révision, les frais de gestion financière sont amenés à être majorés de 0,35% pour les UC se rapprochant alors de la moyenne enregistrée sur le marché qui oscille entre 0,90% et 1%. En effet, ceux-ci s’établiront à hauteur de 0,82% s’ils sont jusqu’ici à 0,47%.

À noter toutefois que cette hausse sera compensée par diverses tarifications au rabais, notamment :

Les frais de versement sur les supports en euros qui diminueront de 1,5 points de pourcentage, à raison de 0,5% contre 2% jusqu’au 31 août prochain ;

Les frais de versement sur les Eurocroissance et les unités de compte qui seront offerts alors qu’ils coûtent respectivement 2% et 1% à ce jour ;

Les frais d’arbitrage qui ne seront plus facturés s’ils s’élèvent aujourd’hui à 0,2% par opération. Ce qui permet désormais de bien répartir au moment opportun les fonds investis, et ce, gratuitement.

Grâce à ses décisions novatrices, l’Afer met l’accent sur sa motivation à renforcer son portefeuille client qui compte 755 000 adhérents. L’association entend également concurrencer les distributeurs en ligne qui gagnent actuellement de plus en plus de terrain sur le marché de l’assurance-vie.

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