jeudi27août
Femme enceinte

Au Canada, les assureurs se méfient souvent des femmes enceintes en raison de leur état et des risques de décès liés à la grossesse. Ainsi, de nombreuses enseignes refusent de fournir une assurance-vie à ces profils ou préfèrent différer la souscription. La plateforme Emma a donc décidé de développer une offre adaptée à cette catégorie de population.

Contrairement aux Français, les consommateurs canadiens ne raisonnent pas en termes de dividendes ou encore de rendement assurance vie. Plus que de simples supports de placement, les contrats en la matière garantissent une protection financière en cas de décès du souscripteur. De ce fait, les acteurs du secteur se montrent particulièrement prudents dans le choix des bénéficiaires de ce type d’offre.

Concrètement, les compagnies s’engagent à verser une indemnisation aux proches du signataire si ce dernier venait à disparaître durant la période de validité du contrat. Les assureurs canadiens ont donc tendance à écarter les profils supposés à risque comme les femmes enceintes.

Une plateforme ouverte à tous

Le site montréalais Emma n’intègre pas la grossesse parmi les critères de calcul des primes d’assurance-vie. Ainsi, une cliente de 25 ans versera les mêmes cotisations qu’une femme enceinte, pour un profil similaire. L’entreprise considère en effet que les risques associés couramment à la grossesse sont marginaux.

Sur son offre exclusive, Emma propose une assurance-vie temporaire de 65 ans. L’assurée sera donc protégée durant ce laps de temps, indépendamment d’éventuelles grossesses. La prime peut varier entre 20 et 25 dollars en fonction du profil considéré (âge, emploi, etc.) pour un capital de 400 000 dollars.

La formule est également ouverte aux hommes. D’ailleurs, le site promet un contrat à des tarifs concurrentiels pour tous les profils. Toutefois, l’entreprise annonce un surcoût de 10 à 15 % pour les jeunes hommes. Une fois toutes les démarches nécessaires finalisées, le contrat d’assurance est fourni instantanément.

Des règles dépassées

En général, les assureurs qui excluent les femmes enceintes évoquent divers problèmes comme le diabète, les complications à l’accouchement ou encore la dépression post-partum. Or, ces arguments se révèlent discutables au regard de l’évolution de la prise en charge de la grossesse. Comme l’a souligné le cofondateur et président d’Emma, Félix Deschatelets, concernant ses partenaires :

[…] ils se sont rendu compte que c’étaient de vieilles règles qui n’avaient pas nécessairement été ajustées avec les dernières technologies médicales.

Félix Deschatelets

Les acteurs du secteur redoutent également la prise de poids des femmes enceintes. D’ailleurs, un tel changement entraîne souvent le refus d’une police d’assurance sur le marché canadien. Il s’agit pourtant d’un phénomène propre à la grossesse qui n’est pas forcément alarmant. La démarche d’Emma vise ainsi à inclure ces profils trop souvent marginalisés dans le secteur de l’assurance-vie.

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