vendredi06août
Gros plan d’une femme méconnaissable qui signe un contrat lors d’une rencontre avec un agent.

Les observateurs se consacrent désormais à définir ou à estimer les conséquences de la pandémie et de la crise sanitaire sur les différents secteurs d’activités ou bien sur les divers marchés. Dans la catégorie de ceux qui semblent se relever lentement figure celui de l’assurance vie. Ce dernier a repris des couleurs au cours des cinq premiers mois de cette année.

Une évolution en dents de scie

En quête de placements peu risqués et désorientés par la crise sanitaire, les particuliers se sont d’abord désintéressés de l’assurance vie. À la place, ils ont préféré se rabattre sur le Livret A, lequel est réputé plus fiable et sécurisé malgré un rendement moindre.

Important Conséquence directe de cette situation : 2020 a été marquée par une décollecte spectaculaire de l’assurance vie qui s’est montée jusqu’à 6,5 milliards d’euros. En plus de ne pas présenter le même niveau de sécurité que le Livret A, elle a été pénalisée par une procédure de digitalisation trop lente de la part des compagnies d’assurance. En plein confinement, le contrat d’assurance vie est vite devenu difficile d’accès.

Certains ménages préféraient même placer leur épargne sur des comptes courants ou bien au chaud sous leur matelas plutôt que de s’exposer aux aléas du marché de placement.

Mais la donne a changé en 2021, les Français ayant pris conscience qu’ils gagneraient beaucoup à être plus intrépides sur le marché des placements. En seulement cinq mois, l’assurance vie a drainé 7,6 milliards d’euros.

Une prise de risque assumée

Quoi qu’il en soit, les Français ne se sont pas tout de suite tournés vers l’assurance vie quand ils ont retrouvé un peu de leur liberté. Au sortir du confinement, le premier réflexe a été, pour bon nombre d’entre eux, de rattraper le temps perdu, c’est-à-dire se faire plaisir en s’offrant tout ce dont ils ont été privés durant la période de restriction.

Mais une fois qu’ils ont pensé à réinvestir, ils se sont rabattus sur des placements un peu plus risqués, mais qui sont plus rémunérateurs.

Ainsi, selon les chiffres publiés par différents spécialistes, la part des unités de compte dans les placements a atteint les 40 % au mois de mai 2021. À titre de comparaison, celle-ci était de 27,3 % en 2019 avant de passer à 34,2 % l’année d’après.

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